L’instinct maternel, mythe ou réalité ?

Toute future ou jeune maman est censée trouver les voies maternelles de manière instinctive. L’amour de la mère pour son enfant doit être spontané, elle doit savoir naturellement comment s’occuper de son nouveau-né. C’est ce qu’on appelle l’instinct maternel. Mais existe-t-il vraiment ?

Ai-je l’instinct maternel ?

Depuis que vous êtes toute petite, on vous l’a répété et re-répété : toutes les femmes ont l’instinct maternel ! A tel point que c’est devenu une évidence pour tout le monde.

Pour tout le monde ? Peut-être pas. Car, vous, future maman, vous commencez à avoir de sérieux doutes : vous ne sentez peut-être pas monter cette formidable bouffée d’amour dont on vous a tant parlé pour ce bébé qui grandit en vous. Vous culpabilisez et à vrai dire, c’est la panique ! Bébé  n’est pas encore né et déjà vous mettez en doute vos capacités à aimer et élever cet enfant.

Pourtant beaucoup de psychologues s’accordent pour dire que l’instinct maternel n’a rien d’instinctif ! Il s’agirait d’une construction sociale propre à notre époque. Bien sûr, devant un tout petit être, l’immense majorité des femmes éprouve de la bienveillance et le besoin de le protéger. Il s’agit d’empathie. Ce qui n’a rien à voir avec de l’instinct, maternel ou autre.

Construire le lien maman/bébé

L’instinct maternel, comme l’amour maternel, se construit. Bébé doit apprivoiser sa mère qui, elle, doit apprendre à le connaître. Rien d’étonnant alors à ce que certaines mamans se sentent un peu désemparées devant le petit bout qu’elles viennent de mettre au monde.

Voir Aussi

Le rapport amoureux, fusionnel et parfois passionnel entre la maman et son bébé se mettra en place avec le temps. Comme dans toute histoire d’amour, ça peut être un coup de foudre ou prendre un peu de temps. Tout dépend du vécu de la maman, de son histoire familiale car donner la vie est un bouleversement qui renvoie à sa propre enfance et aux rapports avec sa mère. Autant dire qu’il n’y pas de règles si ce n’est qu’on ne naît pas mère, on le devient.

Bien sûr, cet état intermédiaire ne doit pas être confondu avec la psychose puerpérale qui est un rejet total de l’enfant et qui nécessite un suivi psychiatrique solide. Mais chaque femme peut ressentir ce doute devant son bébé ce qui ne l’empêchera pas d’être une bonne maman.


Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire