10 idées reçues cachées sous la couette sur la libido pendant la grossesse

Enceinte on n’a pas toujours le cœur à la bagatelle et que l’on craint parfois, nous ou notre chéri – quand ce n’est les deux en chœur – de mettre en péril notre grossesse. Même s’il n’existe pas de règle absolue en matière de sexualité pendant la grossesse, Neuf Mois a fait le tour de la question pour pointer du doigt les idées reçues. L’essentiel, c’est de se sentir bien dans sa peau et le sexe, eh oui, peut nous y aider.

Durant la grossesse, le désir est à son comble en raison des hormones

Faux. C’est absolument impossible à prévoir. De nombreuses femmes vivent une abstinence totale, et quand c’est sur avis médical, cela tient du cas d’école, autrement dit c’est plutôt rare. D’autres se contentent de relations sexuelles épisodiques, quand certaines s’adonnent sans le moindre tabou au libertinage !

Les relations sexuelles peuvent être douloureuses pendant la grossesse

Vrai. Même si ce n’est absolument pas systématique, certaines femmes peuvent éprouver de l’inconfort voire une sensation douloureuse lors des rapports car le col de l’utérus est sensibilisé par l’afflux hormonal. Les modifications hormonales peuvent aussi entraîner une lubrification insuffisante du vagin, facile à contrer avec un gel lubrifiant.

Le désir des hommes est ralenti par les rondeurs de la grossesse

Faux. Certains hommes fondent devant leur partenaire qu’ils trouvent beaucoup plus sensuelle en raison de sa future maternité qui accentue à leurs yeux sa féminité ; d’autres préfèrent lever le pouce et passer leur tour, sans forcément l’avouer, mais ils préféreront éviter de se retrouver contraints à une relation érotique qui ne les inspire plus.

Quand les relations sexuelles coincent pendant une grossesse, il faut savoir être patient

Faux. Les taux d’hormones des femmes enceintes peuvent subitement réveiller le désir… ou l’éteindre temporairement ! Les hommes peuvent s’habituer à l’idée que leur compagne porte un bébé et qu’aucun tabou ne leur interdit de faire l’amour. Dans tous les cas, les aspects tendres de la sexualité doivent prendre le dessus.

En cas de baisse de libido, il n’y a pas de risques à prendre des aphrodisiaques naturels

Vrai. Tant qu’il ne s’agit que de ginseng, de poireau, de céleri ou de concombre ! Mais rappelons que le champagne considéré aussi comme un aphrodisiaque est absolument prohibé pendant la grossesse. Que le piment est à consommer avec parcimonie si l’on souffre déjà d’acidité gastrique. Et que le chocolat n’a pas son pareil pour nous enrichir la croupe. Quant aux gélules magiques vendues dans le commerce et sur Internet, même estampillées bio ou naturel, on s’abstient absolument. Mieux vaut se réfugier sur d’autres sortes d’aphrodisiaques encore plus naturels : les caresses, la gentillesse, l’humour..

Si la libido coince durant des mois, on peut avoir du mal à renouer avec la sexualité

Vrai. Quand l’abstinence s’installe sur la durée, les conjoints ont souvent du mal à renouer avec une vie sexuelle épanouissante. L’accouchement ne règle pas vraiment la question, car la fatigue des nuits blanches et les nouvelles contraintes du quotidien ne prédisposent pas vraiment à des préliminaires langoureux suivis d’ébats coquins. Autant dès maintenant entretenir son capital amoureux en renouant avec les caresses et la tendresse.

C’est surtout au premier trimestre de grossesse que la libido n’est pas au top

Vrai. Au 1er trimestre, beaucoup de femmes voient leur désir ralentir en effet. Les raisons sont surtout physiologiques : le bain hormonal se trouve profondément modifié et la progestérone envahit le corps. Après les trois premiers mois, les nausées, la fatigue, les saignements intempestifs, la peur de la fausse-couche, tout cela s’éloigne, laissant une place plus importante à la libido. Mais en fin de grossesse, la libido peut refluer aussi : peur de déclencher l’accouchement, inconfort, fatigue…

S’il a des pannes sexuelles régulières, c’est qu’il n’a pas forcément envie de devenir père

Faux. Déconcerté par ce corps qu’il ne reconnaît pas, le futur papa peut décrocher un moment sexuellement. Certains, un peu inhibés, ont du mal à profiter de l’instant à l’idée d’avoir un témoin intérieur ou par peur de faire mal au fœtus. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il rechigne à devenir père. Parfois, c’est même cette fibre paternelle poussée qui le pousserait à l’abstinence. Les papas se mettent en condition pour ne pas désirer leur femme pour la laisser devenir mère.


Dès le sixième mois de grossesse, ça devient très plan-plan avec le « missionnaire » obligé

Faux. Sans être obligé d’explorer le Kama Sutra de fond en comble, il existe des positions plus suggestives et sans danger pour la poursuite de la grossesse, qui peuvent être poursuivies jusqu’au bout de la grossesse, telles les petites cuillères et la levrette cosy. Rien n’empêche de tenter différentes positions et plus si affinités…

La présence du futur papa au cours de préparation à la naissance et chez le gynécologue peut le bloquer sexuellement

Vrai. Certains hommes ont en effet du mal à prendre de la distance avec le langage médical très précis et cru qu’ils entendent chez le gynéco et chez la sage-femme, tel que vagin, utérus, liquide amniotique etc. Du coup, ils ont du mal à dissocier ce qui se passe dans le corps de leur compagne de la dimension sexuelle. Des choix sont alors à faire : souhaite-t-on absolument sa présence sur toutes les facettes de la grossesse ou préfère-t-on privilégier notre relation intime ?

Enceinte, on a souvent les extrémités froides et cela bloque le plaisir

Vrai. Ce n’est peut-être pas glamour, mais mieux vaut mettre… des chaussettes ! Un chercheur en sexologie a constaté lors d’études que le port de chaussettes pouvait faire grimper à 30% le taux de couples atteignant l’orgasme lors d’un rapport. Quand on dit que le sexe, c’est le pied…

 

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