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Progestérone : quelle alimentation adopter pour s’assurer une quantité suffisante de cette hormone indispensable à la nidation ?

  • La progestérone
  • Micronutriments et synthèse de la progestérone
  • Composés bioactifs et régulation de la progestérone
  • Mon assiette et mon mode de vie

Véronique Liesse est nutritionniste et si nous parlons de cette experte en diététique ici c’est que nous avons eu un coup de cœur pour son livre « Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie ». Pourquoi ? Parce qu’elle explique en détail et grâce à des questionnaires pointus, comment nos hormones fonctionnent et comment les booster grâce à ce qui se trouve dans notre assiette. dans cet article, on a choisi de vous dévoiler le contenu du chapitre sur la progestérone. Hormone indispensable pour aider à la nidation de l’ovule fécondé, c’est elle qui va aider l’œuf à se faire un nid douillet dans votre utérus pour se développer et vous donner la chance d’annoncer une merveilleuse nouvelle.

La progestérone

Le rôle principal de la progestérone est de favoriser la nidation de l’ovule fécondé et la gestation, car elle modifie les caractères vasculaires et chimiques de la muqueuse utérine pour la rendre propice à l’implantation de l’œuf dans l’utérus. Nous l’avons vu au chapitre 2 (p. 54), la balance œstrogène/progestérone détermine le « climat » hormonal de chaque femme. Il change tout au long de la vie. Au-delà d’un mauvais équilibre entre œstrogènes et progestérone, à l’origine de nombreux troubles féminins (syndrome prémenstruel, préménopause…), la progestérone a un effet bénéfique souvent méconnu sur les troubles de l’humeur, la régulation hydro- électrolytique, l’ostéoporose et la santé cardiovasculaire. Un bon équilibre hormonal est bénéfique aussi chez l’homme, notamment pour la prostate, où la progestérone s’oppose à l’effet délétère des œstrogènes. Ici encore, les phytonutriments, seuls ou en association, ont fait l’objet d’études d’intervention et de plusieurs méta-analyses qui ont permis de définir les doses utiles et de proposer des associations efficaces.

Les plantes peuvent se classer selon leur cible d’action :

• Action progestérone-mimétique : achillée millefeuille, alchémille et yam.

• Action hypo-œstrogénique : gattilier et grémil.

Micronutriments et synthèse de la progestérone

La vitamine B6

Elle est indispensable à la détoxification des œstrogènes, réduisant leurs effets, ce qui permet à la progestérone de mieux s’exprimer.

La vitamine E

Elle facilite la circulation sanguine et augmente le taux de progestérone chez certaines femmes.

La vitamine B3

Elle est le cofacteur de l’enzyme de conversion de la prégnénolone en progestérone.

La vitamine A

Nécessaire à la transcription génétique, elle est aussi indispensable pour transformer la prégnénolone en progestérone.

La vitamine C

Elle agit favorablement sur la production de progestérone.

Le magnésium

Cofacteur de nombreuses enzymes, dont celles du métabolisme stéroïdien, le magnésium est aussi nécessaire pour diminuer la dominance en œstrogènes.

Le zinc

Agissant sur la FSH, le zinc peut donc indirectement favoriser l’ovulation et la production de progestérone par les ovaires.

Composés bioactifs et régulation de la progestérone

L’achillée millefeuille (Achillea millefolium)

Jusqu’au XIXe siècle, elle a été utilisée pour son action cicatrisante, antiseptique et coagulante par les soldats, d’où son nom d’« herbe militaire ». Elle a une action progestative et antispasmodique sur les muscles utérins et est donc intéressante dans les dysménorrhées menstruelles et les douleurs qui les accompagnent. Elle a de nombreuses propriétés :

– anti-inflammatoire du côlon et des voies biliaires, cholérétique et antispasmodique ;

– antalgique ;

– hémostatique ;

– réductrice de l’inflammation vasculaire ;

– antimutagène et antioxydante ;

– emménagogue (capable de provoquer les règles) ;

– antiprurigineuse, antibactérienne et antifongique.

Elle est considérée aujourd’hui en phytothérapie comme le traitement de référence en cas d’endométriose. Elle peut aussi se prendre en tisane.

L’alchémille (Alchemilla glabra)

Elle avait la réputation de « guérir » la stérilité de la femme et de renforcer les tissus de l’appareil génital. Grâce à sa teneur en tanins (proanthocyanidols et flavonoïdes), elle a des vertus chez la femme grâce à ses nombreuses propriétés :

– stimulante de la sécrétion de progestérone par les ovaires ;

– emménagogue ;

– antioxydante ;

– spasmolytique et sédative, hémostatique et décongestionnante pelvienne ;

– antibactérienne (staphylocoque et yersinia) et antimycotique ;

– inhibitrice de l’élastase (aide au maintien de l’élasticité de la peau) ;

– amplificatrice de la production des hormones thyroïdiennes ;

– angioprotectrice (renforce la résistance des capillaires).

Elle se prend le plus souvent en extrait fluide, à raison de 50 gouttes matin et soir, mais elle existe aussi en poudre ou en gélule.

Le yam (Dioscorea villosa)

Le yam ou igname sauvage est une plante utilisée depuis longtemps en Amérique centrale pour lutter contre les douleurs ovariennes et les troubles menstruels, car elle a des vertus antispasmodiques utérines. Ses racines contiennent de la diosgénine, un précurseur de la progestérone. Il permet d’augmenter les taux des hormones surrénaliennes (cortisol, DHEA) et sexuelles (œstradiol, progestérone). Il s’utilise donc dans le syndrome prémenstruel, la préménopause et la ménopause, mais aussi comme boosteur du cortisol. Le yam ne se transforme pas en progestérone ou en DHEA dans l’organisme, mais se comporte comme un modulateur des récepteurs cellulaires et parfois comme un stimulant endocrinien (glandes surrénales et sexuelles).
Ce sont les effets très surprenants du yam qui ont engendré toutes les recherches à son sujet. En particulier ceux sur les bouffées de chaleur au cours de la ménopause ou de la préménopause, ou ses effets de stimulation ovarienne chez les femmes présentant des troubles du cycle menstruel dus à une insuffisance de sécrétion.

Le gattilier (Vitex agnus-castus)

Il est connu pour ses vertus médicinales depuis plus de 2 000 ans. Dans les années quatre-vingt-dix, des études cliniques ont montré l’innocuité et l’efficacité du gattilier pour soulager les symptômes du syndrome prémenstruel. Depuis, plusieurs essais cliniques réalisés avec des extraits standardisés en casticine ont confirmé que la prise quotidienne de gattilier pendant 3 cycles menstruels pouvait réduire les symptômes du syndrome prémenstruel, mais aussi diminuer les douleurs aux seins associées au syndrome prémenstruel (mastalgie cyclique).

Les propriétés de cette plante sont nombreuses et en font un phytonutriment essentiel dans la prise en charge de la préménopause.

Elle présente d’autres propriétés essentielles :

• Elle régularise les cycles menstruels, est sédative et anaphrodisiaque.

• Elle inhibe la sécrétion de prolactine.

• Elle favorise la conception.

• Elle est un anti-œstrogène et un anti-androgène.

• Elle fait monter le taux de progestérone en milieu de cycle (on qualifie ce phytonutriment de « phytoprogestérone », mais son mode d’action est très différent de celui des phyto-œstrogènes).

• Elle normalise la sécrétion pulsatile de GnRH et des gonadotrophines LH et FSH.

• Elle a un effet dopaminergique.

Ce phytonutriment se prend en gélules, souvent du 10e au 25e jour du cycle. Il est bien sûr contre-indiqué lors de la grossesse et de la lactation.

Le grémil (Lithospermum officinale)

Le grémil est une herbacée vivace utilisée par les Amérindiens pour ses propriétés anticonceptionnelles. Elle contient de l’acide lithospermique et des phénols qui permettent une action antigonadotrophique. Elle peut être utile lorsque l’hypophyse s’emballe en périménopause et lors d’un syndrome prémenstruel. Elle se prend de préférence le soir. Notons qu’elle a une action anti-ovulatoire.

Mon assiette et mon mode de vie

Rappelons qu’un équilibre en progestérone dépend aussi de la production des œstrogènes. La stratégie consiste alors à ne pas apporter les plantes qui boostent les œstrogènes. Outre les conseils déjà mentionnés, rappelons que pour produire une quantité adaptée de progestérone ou diminuer les effets œstrogéniques, il faut appliquer les conseils suivants :

 Ne pas fuir le gras, car le cholestérol est le précurseur de nos hormones.

 Éviter les polluants, pesticides et perturbateurs endocriniens qui stimulent l’activité des œstrogènes, augmentant l’effet du manque en progestérone.

 Ne pas avoir d’apports caloriques excessifs, éviter les aliments transformés, raffinés et industriels ainsi que ceux qui sont hyperglycémiants.

 Avoir des apports suffisants en vitamines du groupe B, surtout en B6, qui intervient dans la fabrication hormonale.

 Manger bio.

 Avoir une alimentation particulièrement riche en aliments d’origine végétale.

 Réduire viande, café, produits laitiers de vache (sauf yaourts et fromage de qualité).

 Manger beaucoup de fibres.

 Pratiquer une activité physique régulière.

 Éviter l’alcool.

 Soigner particulièrement la santé de la thyroïde, dont un fonctionnement suboptimal réduit la production de progestérone.

Mettre suffisamment d’oméga 3 au menu, surtout ceux d’origine animale.

Il faut également gérer son stress :

• Le cortisol et la progestérone sont produits à partir de la prégnénolone. En cas de stress, la prégnénolone est surtout orientée vers la production de cortisol, limitant celle de progestérone. Plus vous êtes stressé (et fabriquez du cortisol), plus vous inhibez votre progestérone.

• De plus, le cortisol est en compétition au niveau osseux avec la progestérone. Cette dernière stimule la formation des os alors que le cortisol l’inhibe.

• Le stress intense (et chronique) est un signe pour votre corps que vous êtes en danger. Ce n’est donc pas le moment d’avoir un enfant, ce qui peut mener à une insuffisance en progestérone. Il s’agit d’un mécanisme de protection.

Retrouvez Véronique Liesse sur son site

https://www.veronique-liesse-nutrition.com/

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