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25 raisons pour lesquelles bébé se fait attendre

Ça y est, on a dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter la contraception. Et on se prend Ă  rĂȘver : dans trois ou six mois, le compte Ă  rebours sera dĂ©clenchĂ©. Mais les mois passent et l’espoir s’érode. Pour comprendre pourquoi la grossesse se fait dĂ©sirer, il faut tordre le cou aux idĂ©es reçues.

Les femmes ont des enfants de plus en plus tard

Vrai. Pour les gynĂ©cologues, cela ne fait aucun doute : l’ñge est la premiĂšre cause d’infertilitĂ©. Les femmes choisissent souvent de privilĂ©gier leur vie personnelle et leur carriĂšre avant de fonder un foyer. Le couple attend souvent d’ĂȘtre installé professionnellement avant d’envisager de faire un enfant. Or, la probabilité à chaque cycle d’obtenir une grossesse est d’environ 30 % entre 27 et 29 ans, et seulement 15 % entre 35 et 39 ans. Concevoir un enfant naturellement aprĂšs 40 ans n’est pas garanti, et cela d’autant plus qu’il s’agit d’une premiĂšre grossesse.

La qualité des ovules ne bouge pas malgré les années

Faux. MĂȘme si ce n’est absolument pas systĂ©matique, certaines femmes peuvent Ă©prouver de l’inconfort voire  une sensation douloureuse lors des rapports car le col de l’utĂ©rus est sensibilisĂ© par l’afflux hormonal. Les modifications hormonales peuvent aussi entraĂźner une lubrification insuffisante du vagin, facile Ă  contrer avec un gel lubrifiant.

 L’ovule n’est pas seul en cause

Vrai. Avec l’ñge, l’utĂ©rus vieillit et des maladies telles que des fibromes, des kystes, de l’hypertension ou encore du diabĂšte apparaissent, diminuant les chances de fĂ©condation et de bon dĂ©roulement de la grossesse.

On peut ĂȘtre en prĂ©-mĂ©nopause bien avant l’arrĂȘt des rĂšgles

Vrai. La mĂ©nopause commence bien avant l’arrĂȘt des rĂšgles, quand le stock d’ovules s’épuise. La rĂ©duction de la durĂ©e du cycle (25 Ă  21 jours) traduit le dĂ©but d’une insuffisance ovarienne (prĂ©-mĂ©nopause) qui peut survenir plusieurs annĂ©es avant la mĂ©nopause. Pendant cette pĂ©riode transitoire, la fertilitĂ© est a minima et le dĂ©clenchement d’une grossesse, sans stimulation hormonale, est rare, surtout chez une femme qui n’a jamais eu d’enfant.

L’ñge de l’homme n’est pas en cause

Faux. A partir de la quarantaine, le taux de testostĂ©rone diminue : c’est l’andropause. Cette diminution est graduelle jusqu’au 4e Ăąge et les symptĂŽmes varient d’un homme à l’autre : irritabilitĂ©, troubles de l’érection, fatigue. Les spermatozoĂŻdes sont de moins bonne qualitĂ© avec l’ñge.

Certaines stérilités sont la conséquence de traitements médicaux

Vrai. Les infertilitĂ©s dues au DistilbĂšne sont aujourd’hui avĂ©rĂ©es. Seulement 50 % des femmes qui ont étĂ© exposĂ©es in utero Ă  ce mĂ©dicament rĂ©ussissent Ă  programmer une grossesse naturelle ou avec l’aide de la mĂ©decine. La chimiothĂ©rapie est également une cause de stĂ©rilitĂ© mais il existe des techniques de prĂ©lĂšvement et de conservation des ovules avant le traitement afin de permettre Ă  la femme traitĂ©e de mener ensuite une grossesse à terme aprĂšs fĂ©condation in vitro et traitement rĂ©-implantatoire.

Les maladies chromosomiques peuvent provoquer une stérilité

Vrai.  De nombreuses maladies  d’origine gĂ©nĂ©tique ont des rĂ©percussions sur la fonction reproductrice. Il peut s’agir d’anomalies du nombre des chromosomes et de la structure des chromosomes. Chez l’homme, une anomalie des canaux éjaculateurs peut ĂȘtre constatĂ©e en cas de mucoviscidose, par exemple.  Une anomalie chromosomique, portĂ©e par l’un ou l’autre des conjoints, peut expliquer la frĂ©quence de fausses couches. On estime que des anomalies chromosomiques sont en cause dans deux tiers des fausses couches dans les six premiĂšres semaines de la grossesse et dans un quart des cas lorsque l’interruption spontanĂ©e se produit entre huit et douze semaines.

Les anomalies chromosomiques sont plus fréquentes chez la femme

Faux.  L’incidence des anomalies chromosomiques sur la fertilité est plus importante chez l’homme que chez la femme. Ce sont elles qui dĂ©terminent la gravitĂ© de l’altĂ©ration du spermogramme.

Il existe des traitements pour la stérilité causée par des raisons génétiques

Faux.  Malheureusement, les infertilitĂ©s pour causes gĂ©nĂ©tiques ne peuvent ĂȘtre encore traitĂ©es aujourd’hui. Seul un dĂ©pistage peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©.

Les stérilités génétiques ne sont pas forcément dues à un terrain familial prédisposant

Vrai. En revanche, des antĂ©cĂ©dents familiaux d’infertilitĂ© ou une pathologie gĂ©nĂ©tique dans la famille imposent de pousser plus avant le questionnement  sur le lien possible avec la difficulté voire l’impossibilitĂ© Ă  concevoir. Le diagnostic d’une infertilitĂ© masculine d’un des membres d’une famille rĂ©vĂšle souvent des problĂšmes de fertilité chez les frĂšres, les cousins germains ou parfois chez les oncles maternels ou paternels de cette personne.

La difficultĂ© Ă  concevoir n’établit pas forcĂ©ment une stĂ©rilitĂ©

Vrai. Le terme « stĂ©rilitĂ© » ne s’applique qu’aux situations dĂ©finitives et irrĂ©versibles qui ne concernent que 3 % des couples qui consultent suite Ă  une difficultĂ© Ă  procrĂ©er. La plupart du temps, les couples en mal d’enfant sont plutĂŽt victimes d’une infĂ©condité primaire s’ils n’ont jamais eu d’enfant, secondaire si une nouvelle grossesse se fait attendre dĂ©sespĂ©rĂ©ment.

L’infertilitĂ© est le plus souvent constatĂ©e uniquement chez la femme

Faux Les infertilitĂ©s d’origine fĂ©minine reprĂ©sentent 33 Ă  36 % des infertilitĂ©s du couple. Les troubles ovulatoires reprĂ©sentent un tiers des infertilitĂ©s fĂ©minines et les anomalies tubaires un quart. L’endomĂ©triose, les facteurs utĂ©rins et cervicaux reprĂ©sentent quant Ă  eux 4 % des infertilitĂ©s fĂ©minines. Les causes peuvent aussi ĂȘtre multiples dans 4 % des cas. Tout cela reprĂ©sente une forte implication dans la stĂ©rilitĂ©, mais cela n’Ă©tablit pas pour autant que la stĂ©rilitĂ© est majoritairement fĂ©minine.

L’absence de spermatozoĂŻdes est la principale cause de l’infertilitĂ© masculine

Faux.  C’est un nombre insuffisant de spermatozoĂŻdes ainsi que diverses perturbations de leurs capacitĂ©s qui est la cause principale de l’infertilité masculine. Plus rarement, il s’agit en effet d’une azoospermie (absence totale de spermatozoĂŻdes dans le sperme).

Il est trÚs rare que les deux conjoints présentent chacun une infertilité

Faux. Les infertilités mixtes sont fréquentes puisque, dans 39 % des cas, les deux partenaires sont en cause.

Les Ă©tudes semblent indiquer que l’infertilité progresse chez les hommes

Vrai. Des recherches faites sur le sperme des donneurs semblent indiquer une baisse des spermatozoïdes à hauteur de 2 % par an. La mobilité et le pourcentage de spermatozoïdes morphologiquement normaux sont aussi en baisse. Les faits sont constatés mais les causes précises de cette dégradation de la fertilité masculine restent à démontrer. La pollution est souvent montrée du doigt.

Un utĂ©rus mal formĂ© est une cause d’infertilitĂ©

Vrai. Mais cette infertilitĂ© n’est pas toujours dĂ©finitive. Parmi les anomalies utĂ©rines cause d’infertilitĂ©, on constate aussi un mauvais fonctionnement des glandes. Des polypes ou des fibromes dans la cavitĂ© utĂ©rine peuvent aussi gĂȘner l’implantation de l’Ɠuf.

Des cycles irrĂ©guliers sont la preuve d’un dysfonctionnement  des ovaires

Vrai. La date d’ovulation sera alors étudiĂ©e Ă  l’aide d’une courbe des tempĂ©ratures sur plusieurs cycles afin de permettre un pronostic de pĂ©riode
favorable le plus prĂ©cis possible. La prise de tempĂ©rature s’effectue à partir du 8e jour du cycle et jusqu’à la fin, par voie rectale, Ă  jeun au rĂ©veil. L’ovulation intervient au moment du passage de la tempĂ©rature basse à la tempĂ©rature haute.

Tous les kystes de l’ovaire imposent une ablation chirurgicale pour lever l’infertilitĂ©

Faux. Si les kystes de l’ovaire sont une cause assez frĂ©quente d’infertilitĂ©, tous ne relĂšvent pas de la chirurgie. Le kyste « fonctionnel », consĂ©quence d’une croissance anormale d’un follicule disparaĂźt suite Ă  un traitement hormonal. En revanche, les kystes « organiques » sont des tumeurs, trĂšs souvent bĂ©nignes, qui seront en effet éliminĂ©s par un acte chirurgical.

Les MST sont aussi causes d’infertilitĂ©

Vrai. Un antĂ©cĂ©dent de maladie sexuellement transmissible multiplie par 7,5 le risque d’altĂ©ration tubaire (nDLR, les trompes) chez une femme qui n’a jamais eu d’enfant et par 5,7 chez les autres. Des antĂ©cĂ©dents de salpingite (infection des trompes) sont particuliĂšrement prĂ©occupants car le risque tubaire est multipliĂ© par 32,1 pour une infertilitĂ© primaire (aucune grossesse) et par 22 pour une infertilitĂ© secondaire (grossesses prĂ©cĂ©dentes). La chlamydia est souvent en cause. Cette infection doit ĂȘtre traitĂ©e par des antibiotiques et des anti-inflmmatoires et cela d’autant plus que 50 % des infertilitĂ©s fĂ©minines sont provoquĂ©es par des trompes en mauvais Ă©tat.

La glaire cervicale ne joue aucun rĂŽle dans l’échec de la fĂ©condation

Faux.  Absente ou trop abondante, infectĂ©e ou de mauvaise qualitĂ©, la glaire cervicale ne joue plus son rĂŽle d’ascenseur vers l’ovocyte pour les spermatozoĂŻdes. Le traitement est souvent Ă  base d’ƓstrogĂšnes.

Le tabac peut provoquer une infertilité

Vrai.  Son influence nĂ©faste sur la reproduction a Ă©tĂ© mise en Ă©vidence par une Ă©tude analysant les ovocytes recueillis dans le cadre d’une fĂ©condation in vitro. Les chercheurs ont constatĂ© une proportion importante d’ovocytes inaptes Ă  la fĂ©condation chez les fumeuses.

Certaines professions peuvent provoquer des infertilités masculines

Vrai.  Les atmosphĂšres trĂšs chaudes de certains milieux professionnels (mĂ©tallurgie, travail devant des fours de cuisson Ă  haute tempĂ©rature
) ou la manipulation de produits radioactifs peuvent limiter la fĂ©conditĂ©. Mais c’est aussi le cas de certaines pathologies comme l’obĂ©sitĂ©.

Des malformations du testicule sont rarement en cause dans l’infertilitĂ© masculine

Faux.  C’est au contraire assez frĂ©quent. Il peut s’agit d’une mauvaise distribution des spermatozoĂŻdes suite Ă  une infection vĂ©nĂ©rienne ou à une anomalie congĂ©nitale (absence des conduits). En cas d’infection, un traitement antibiotique est prescrit, dans le second, il faut avoir recours à la chirurgie. Mais, dans 70 % des cas, la fertilitĂ© sera encore insuffisante. La non-descente dans les bourses d’un testicule est aussi souvent Ă©voquĂ©e, ainsi que la prĂ©sence de varices sur un testicule. Dans tous les cas, la chirurgie est sollicitĂ©e mais le retour à une fertilitĂ© maximale n’est ni certain ni immĂ©diat. Autre cause, un mauvais fonctionnement des testicules dû à la contraction des oreillons aprĂšs la pubertĂ© ou suite Ă  une exposition trop importante aux rayons X, ou encore Ă  des chocs.

Certaines stérilités peuvent rester inexpliquées

Vrai. Des causes psychologiques sont le plus souvent avancĂ©es pour expliquer pourquoi, alors que tout concorde, aucune grossesse ne s’annonce. Selon les spĂ©cialistes, le psychisme serait capable de perturber le fonctionnement des ovaires et de bloquer la pĂ©nĂ©tration des spermatozoĂŻdes en stoppant leur remontĂ©e dans les trompes au niveau de la glaire cervicale. notamment en cas de dĂ©pression sĂ©vĂšre ou d’anorexie mentale. Une fois le problĂšme psychique rĂ©solu, les fonctions reproductrices retrouvent un fonctionnement normal.

La culpabilité suite à une IVG passée peut bloquer le processus

Vrai. MĂȘme si leur choix Ă©tait lĂ©gitime, certaines jeunes femmes, en raison de leur Ă©thique personnelle ou d’une Ă©ducation religieuse, peuvent culpabiliser d’avoir choisi de subir une interruption de grossesse. Cette culpabilitĂ© peut jouer sur leur psychisme au point de bloquer toute grossesse. De mĂȘme, si une premiĂšre naissance ne s’est pas dĂ©roulĂ©e sous les meilleurs auspices, des blocages peuvent enrayer le processus.

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