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Fibrome et grossesse : quelles sont les conséquences  ?

En cas de fibromes, mieux vaut discuter avec le mĂ©decin en amont de la grossesse de la possibilitĂ© de les enlever avant de programmer bĂ©bĂ©. Mais quand la grossesse est dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ©e, on fait le point sur les idĂ©es qu’on se fait et qui ne sont pas toujours exactes.

Qu’est-ce qu’un fibrome ?

Un fibrome est une tumeur bĂ©nigne de l’utĂ©rus, qui se dĂ©veloppe sur le muscle utĂ©rin. Il s’agit d’une prolifĂ©ration de cellules qui peut prendre des tailles variables. Cette affection touche de nombreuses femmes (c’est d’ailleurs la tumeur bĂ©nigne la plus rĂ©pandue).

Plus j’attends pour avoir un bĂ©bĂ©, plus je risque d’avoir des fibromes au moment de la grossesse.

Vrai. Un des facteurs de risque du fibrome est le fait de ne pas avoir eu d’enfants, plus on attend et plus le risque de fibrome augmente donc. Plus la rĂ©serve d’ovaires diminue (aprĂšs 30 ans) – et donc aussi le taux de fertilitĂ© – plus le risque de fibromes augmente. Certains de ces fibromes, prĂ©sents dans la cavitĂ© utĂ©rine et occasionnant des saignements, peuvent ĂȘtre source d’infertilitĂ© ou de complications obstĂ©tricales.

En cas de fibromes, la fausse couche est quasi-inévitable.

Faux. Dans 15% des cas, un polype ou un fibrome peut ĂȘtre en cause dans des fausses couches à rĂ©pĂ©tition. Notamment les fibromes sous-muqueux, quand ils empiĂštent beaucoup sur la cavitĂ© utĂ©rine. Mais les fibromes interstitiels ou les sous-sĂ©reux n’ont que peu d’incidences sur le dĂ©roulĂ© de la grossesse.

Un fibrome qui grossit beaucoup pendant la grossesse peut ĂȘtre douloureux.

Vrai. Mais il existe des traitements antidouleur compatibles avec la grossesse  !

En général, les femmes enceintes porteuses de fibromes accouchent de maniÚre prématurée.

Faux. Certes, ça arrive. Les fibromes sont parfois Ă  l’origine d’accouchement prĂ©maturé surtout en cas de sous-sĂ©reux pĂ©diculĂ©s dont l’attache, trĂšs fine, peut se tordre et se nĂ©croser. Mais c’est tout de mĂȘme rare.

La présence de fibromes exige fréquemment une césarienne.

Faux. Sauf si le fibrome est volumineux et situĂ© trĂšs bas. Dans ce cas, en effet, cela peut gĂȘner le passage de la tĂȘte du bĂ©bĂ©. Auquel cas le gynĂ©cologue-obstĂ©tricien dĂ©cidera d’une cĂ©sarienne. Mais en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, le ou les fibromes ne sont pas un obstacle Ă  l’accouchement par voie basse.

L’hĂ©morragie du post-partum est en revanche une possibilitĂ©.

Vrai. Le risque d’hĂ©morragie augmente avec le nombre et le volume des fibromes. Autant dire que s’il n’y en a qu’un et de petite taille, le risque est quasi inexistant. Mais c’est en raison de ce risque d’hĂ©morragie qu’il convient de consulter un obstĂ©tricien avant de dĂ©marrer une grossesse afin d’envisager la possibilitĂ© d’une ablation des fibromes avant la conception du futur bĂ©bĂ©.

L’ablation des fibromes n’est pas une garantie de grossesse.

Vrai. Souvent, la myomectomie amĂ©liore la fertilitĂ© mais n’est jamais gage de succĂšs Ă  tous les coups. Par exemple, en cas de fibrome sous-muqueux, la moyenne des grossesses obtenues ensuite est de 43,3% vs 27% avant ablation  ; en cas de fibrome intra-mural (interstitiel), la moyenne est de 56,5 vs 41  ; en cas de fibromes associĂ©s sous-muqueux et intra-muraux, le taux est de 40% vs 15% et en cas de fibromes intra-muraux et sous-sĂ©reux de 35,5% vs 21,43 %.

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