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6 solutions d’urgence pour éviter la souffrance fœtale à l’accouchement

6 solutions d’urgence pour éviter la souffrance fœtale à l’accouchement

Grossesse sans souci, préparation zen, compagnon aux petits soins… on était parée pour accoucher comme une fleur et paf, voilà que les choses se gâtent en salle d’accouchement. Quand l’imprévu fait son show et que la souffrance fœtale est avérée, il fait quoi, le gygy ?

1. Il pose une perfusion d’ocytocine
Cette hormone, naturellement produite au cours du travail, permet à l’utérus de se contracter. Une injection d’ocytocine peut être nécessaire lorsque les contractions ne sont pas régulières ou pas suffisamment efficaces.
Avantage : quelques minutes après le début de l’injection, les contractions se régularisent, mais, en s’intensifiant, elles deviennent aussi plus douloureuses ! Pour cette raison, la perfusion d’ocytocine impose souvent une péridurale.

2. Il propose une péridurale
Quand les contractions durent depuis un moment et sont très intenses, si la future maman n’arrive pas à supporter la douleur ou se fatigue, la péridurale peut être une bonne solution, en l’absence de contre-indications médicales. Cela permet d’atténuer, voire de supprimer les sensations douloureuses et permet l’injection d’ocytocine pour régulariser et rendre plus efficaces les contractions utérines. Et comme on a forcément rencontré l’anesthésiste quelques jours avant, le protocole est paré.
Avantage : moins accaparée par la douleur, on a tendance à se détendre, ce qui a pour heureux effet de faciliter la naissance de bébé.
3. Il décide de rompre la poche des eaux
Au cours du travail, la poche des eaux se rompt en général naturellement. Pour renforcer les contractions et donc activer la naissance, la sage-femme ou le gynécologue peut percer artificiellement la poche des eaux. En association avec d’autres moyens (perfusion d’ocytocine…), cela peut aider à déclencher le travail. La membrane est percée à l’aide d’un petit appareil. En général, l’équipe médicale préfère attendre pour percer la poche que la tête de bébé soit bien engagée dans le bassin afin d’éviter que le cordon, soit entraîné dans le vagin par le flot du liquide et se retrouve coincé entre la tête du bébé et les os du bassin, ce qui priverait bébé d’oxygène.
Avantage : cette intervention n’est pas douloureuse car les membranes sont dépourvues de terminaison nerveuse… mais les contractions vont devenir plus difficilement supportables.

4. Il opte pour la césarienne en urgence
Et hop, direction le bloc opératoire ! La césarienne peut être décidée quand le bébé ne parvient pas à s’engager dans le bassin, s’il y a souffrance fœtale, si le col de l’utérus ne se dilate pas suffisamment malgré le temps écoulé…
Avantage : une demi-heure après, bébé est né, et on ne loupe pas grand-chose puisqu’elle se déroule le plus souvent sous péridurale ou rachianesthésie.


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5. Il sort ses outils de finition
Après la phase de dilatation qui représente près de 90 % du temps de l’accouchement, il reste encore quelques efforts à faire. Et non des moindres ! Pour nous aider au moment des dernières poussées, le médecin peut utiliser sous anesthésie des forceps, des spatules ou une ventouse. Une épisiotomie est alors souvent pratiquée. Condition indispensable : bébé doit être engagé dans le bassin.
Avantage : c’est indolore et sans danger pour bébé, même si quelques petites marques sont encore visibles dans les heures qui suivent la naissance.

6. Il fait une épisiotomie
La sortie de la tête peut être ralentie si bébé est de bonne taille, si la vulve est petite, si le périnée n’est pas suffisamment souple… Cette incision du périnée facilite le passage du bébé. Vous ne ressentirez pratiquement pas de douleur au moment de l’incision, la sage-femme profitant d’une contraction pour effectuer ce geste.
Avantage : euh… il faut être optimiste pour en trouver (sauf nécessité urgente) car cet acte chirurgical est souvent pratiquée par principe de précaution plus que par nécessité. Or les suites sont un peu invalidantes et douloureuses les jours suivants.


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