30 astuces santé et bien-être pour passer pour un été sans souci enceinte

Enceinte, le choix des vacances se restreint quelque peu. Mais entre celui trop ambitieux du trail des glaciers de la Vanoise et l’assignation à résidence, il existe des alternatives. Et si on revoyait sa feuille de route ? Au premier trimestre :  les nausées et les risques de fausse couche. Au troisième : l’angoisse de l’accouchement prématuré… Même si ces deux périodes ne nous obligent pas à nous cloîtrer, celles qui s’en sortiront le mieux cet été sont sans conteste celles qui entament leur quatrième mois de grossesse (sans complication) aux alentours du 21 juin. Encore que… tout dépend des options. Des vacances sportives peuvent se révéler moins périlleuses qu’un séjour farniente en plein cagnard dans une zone où l’hygiène n’est qu’une vue de l’esprit ou au milieu des embouteillages… Ne l’oublions pas, enceinte, certains excès peuvent nous clouer au lit pour trois semaines ou déclencher un accouchement très – trop ! – prématuré. Revue de détail à peaufiner…

J’opte pour la bonne distance

La grossesse n’est pas une maladie mais des précautions s’imposent : l’hygiène, la chaleur, la longueur du trajet, les secousses, l’éloignement d’un bon hôpital (on ne sait jamais), les vaccins nécessaires, tout cela doit être analysé. Le bon plan, c’est de choisir une destination raisonnable, à moins de quatre heures d’avion au second trimestre, et à moins de deux heures de voiture au troisième (enfin, jusqu’à 8 mois maxi) !

Je souscris une assurance voyage si je pars hors Europe

La carte de santé européenne (à demander six semaines avant de partir) assure la prise en charge des soins dans la plupart des pays européens. Ailleurs, la prise en charge s’effectue selon la nomenclature française, la différence étant à notre charge (aux USA, ça coûte bonbon !), sauf si on a souscrit une assurance voyage.

J’évite les points de chute qui exigent la clim

Vacances réussies riment souvent avec canicule sous clim. Enceinte, il vaut cependant mieux éviter les destinations où le baromètre flirte avec les 40°C dès l’aube : de fortes variations de température (plus de 8 degrés entre l’intérieur et l’extérieur) peuvent déclencher un accouchement prématuré.Le Grand Canyon ou l’Acropole d’Athènes en plein mois d’août à six mois de grossesse… c’est pas une bonne idée, les filles !

Je filtre les destinations réputées pour leurs pics de turista

La chaleur, le manque d’hygiène des restaurants et l’eau courante douteuse peuvent provoquer une diarrhée sévère qui risque d’entraîner des troubles graves pour le fœtus, la déshydratation produisant une réduction du débit placentaire. Le seul remède, se sont les antibiotiques. Sauf que leur quasi-totalité est  interdite pendant le premier trimestre et au cours du 8e et du 9e mois. Donc …

Je refuse les comprimés d’iode qu’on me propose

S’ils sont efficaces pour assainir l’eau courante, ils sont totalement prohibés pendant la grossesse en raison d’une interaction néfaste sur la thyroïde du fœtus. Seule solution : se laver les mains avant les repas avec un gel hydroalcoolique ou des lingettes désinfectantes et se brosser les dents à l’eau minérale, décapsulée devant soi obligatoirement.

Avant de réserver mon séjour, je vérifie les vaccinations nécessaires

Certaines destinations exotiques sont autorisées tant qu’elles ne nécessitent que des vaccins inactivés (polio, tétanos, diphtérie, choléra, hépatite A et B, méningocoques A et C, grippe, rage…). En revanche, s’il faut un vaccin contre la fièvre jaune, la rougeole, la thyroïde, la rubéole, les oreillons, la varicelle, le BCG, antipoliomyélitique par voie orale, allez, zou… on replie bagages !

En voyage, j’évite les crudités et les fruits crus

Aux règles de base de la nutrition pendant la grossesse (pas de viande et de poisson crus, pas de produits au lait cru), il faut ajouter en voyage quelques précautions supplémentaires : pas de crudités, pas de fruits non épluchés, pas d’eau du robinet, pas de charcuteries ni de glaces … et toutes les bouteilles doivent être décapsulées sous nos yeux.

Je zappe l’avion dès la fin du 6e mois

À partir du début du 7e mois, les compagnies aériennes ont le droit de nous refuser l’accès à bord. Des dérogations sont possibles au 7e mois, sur présentation d’un certificat médical, mais ne rêvons pas, il ne s’agira jamais d’un vol Paris – Papeete. Même sur un moyen-courrier, l’accord de la compagnie n’est pas garanti.

Je consulte avant d’acheter mes bas de contention

Pas question de les acheter à l’arrache : on consulte car, enceinte, on présente un risque cinq fois plus élevé de développer une phlébite. A fortiori si on doit rester assise pendant plusieurs heures. Les bas de contention ne peuvent rien contre ce risque et, dans ce cas, le seul choix qui s’impose n’est pas celui du coloris des bas, mais bien la renonciation à ses projets d’évasion lointaine.

Je m’offre un bel hôtel à côté de chez moi

Quand le médecin interdit les longs trajets quel que soit le mode de transport, inutile de s’enfermer chez soi en pleurant sur son sort ! Autant en profiter pour s’offrir un séjour à deux pas, impensable habituellement : hôtel 4 ou 5 étoiles  avec piscine luxueuse, terrasse de rêve, spa… Avec le même budget qu’un Paris – Marrakech ou Paris – Punta Cana, on s’offre une vie de princesse à Chantilly ou à Malataverne.

J’hésite avant d’aller dire « oui » à mon homme à Las Vegas

Avant la 16e semaine, il existe toujours un risque de fausse couche (pas vraiment top en plein vol) et pour ce qui concerne la 28e semaine et plus, on relit le point 8… A savoir aussi, entre 16 et 28 semaines, il faut toujours écouter le médecin. En cas d’accord, on boit de l’eau toutes les demi-heures et on arpente l’allée de l’avion pendant au moins cinq minutes toutes les heures. Mais bon, autant être informée, avant de convoquer la noce : un vol de six heures peut exposer le fœtus à un manque d’oxygène. Et si on se mariait après… ou ailleurs ?

J’étudie la carte sanitaire avant de réserver location ou hôtel

Quel que soit l’endroit du monde où l’on se trouve, notre villégiature doit nous permettre de rejoindre en moins d’une heure un hôpital capable de traiter  les complications obstétricales. Bonne nouvelle, à part au cœur du désert de Gobi ou au fond de la forêt amazonienne, ce type d’établissement hospitalier se trouve un peu partout. Mais pour les frais que cela peut engendrer, on relit le point 2 et on réfléchit…

Je me méfie des moustiques…

Enceintes ou pas, nous sommes toutes exposées à la piqûre du moustique tigre (vecteur de la dengue et du chikungunya et depuis l’hiver dernier, on sait qu’il est aussi responsable de l’épidémie de Zika). Venu d’Asie du Sud-Est, il est désormais très présent en Italie, en Corse, et dans l’Hexagone, du littoral méditerranéen à la côte atlantique ainsi qu’en Rhône-Alpes et maintenant en région parisienne. Pour éviter la piqûre, pas de parfum ni de station assise près d’un pot de fleurs ou d’une piscine : les points d’eau stagnante l’attirent !

Je n’encombre pas mes bagages avec des antimoustiques

Tous les insecticides chimiques sont interdits pendant la grossesse. Reste les recettes maison, comme écraser un demi-oignon, 5 clous de girofle et 3 feuilles de menthe fraiche, et garder cette potion à moins de 3 mètres de soi. Mais ça ne fait pas fuir que les moustiques… les amoureux aussi ! Et les nausées pourraient bien rappliquer. Seule solution, la moustiquaire devant les fenêtres et les portes, pas de parfum, pas de corbeille de fruits à proximité et pas de repas au bord de l’eau.

Je fais des étapes touristiques

Inutile d’envisager de faire Maubeuge-Palavas-les-Flots en dix heures d’autoroute non-stop. À partir du 5e mois de grossesse, la distance raisonnable est limitée à 400 km par jour. Qu’importe ? On en profite pour économiser une semaine de location à prix d’or sur la Côte et le coût de l’autoroute, et on se programme des haltes plaisirs à l’ancienne : hôtel de charme au fil de la route nationale, visites de lieux historiques ou d’un joli parc animalier, bonne table à prix d’ami… A s’offrir, deux guides : Les plus beaux villages de France (éd : Readers’s Digest) et Bonnes petites tables de France (éd : Guides Michelin).

Je positionne correctement mon siège

La meilleure façon de voyager enceinte, c’est de reculer son siège et de l’incliner en arrière. On voyage ainsi quasiment allongée, ce qui permet d’éviter – ou du moins de limiter – les secousses. Mais, même dans cette position, la ceinture de sécurité doit être attachée, la sangle passant sous le ventre et entre les seins.

J’ai toujours sur moi un spray circulatoire

Même s’ils contiennent des huiles essentielles, tant que la notice précise qu’ils ne sont pas contre-indiqués aux femmes enceintes, ils peuvent être appliqués pour soulager une sensation pénible, ou en prévention avant de prendre la route (ou l’avion).

J’adopte des gestes de prévention

Bain chaud et hammam : rien de tel pour donner le bourdon à sa circulation sanguine et favoriser les varices et autres varicosités inesthétiques. Le geste préventif le plus efficace consiste à passer ses gambettes plusieurs fois par jour sous l’eau fraîche et à pratiquer des pauses relax, allongée avec les jambes surélevées. Lors d’un trajet en voiture, on pense à se munir d’un tapis de gym isolant et d’un coussin gonflable et on profite de la pause pour adopter cette position décongestionnante après avoir marché dix minutes.

J’assouplis mes chevilles

En cas de lourdeurs douloureuses, on se couche face au mur et on laisse les jambes en l’air, appuyées sur le mur, en effectuant des petits mouvements circulaires avec les chevilles dans un sens puis dans l’autre. Une habitude à garder pour avoir des chevilles fines.

J’emmène mon stock de médocs, au risque de frôler la surcharge

S’il faut faire un tri, on balance la troisième paire de tongs et le flacon de sent-bon (ça attire les moustiques) et on embarque les remèdes (avec les ordonnances pour ne pas mettre en rogne le douanier). Pas de panique si les bagages s’égarent : on tape « Kelmed » dans son moteur de recherche et on trouve l’appellation internationale de son médoc perdu. Sauf qu’il faudra une ordonnance locale et que ça peut coûter un œil…

Je prends l’option Sénégal pour… après bébé

C’est vrai que c’est chouette le Cap-Vert et la Casamance (ou le Botswana si on est en fonds). Mais enceinte, gare au palu ! La plupart des traitements antipaludéens sont contre-indiqués pendant la grossesse, sauf la chloroquine, le proguanine et la quinine.  Mais pas de pot, certaines zones géographiques de résistance à ces traitements sont apparues, dont le Sénégal. Le Lariam, médicament réputé et efficace partout, est malheureusement contre-indiqué pendant la grossesse. Donc on file potasser Les plus beaux villages de France et on réserve l’option Casamance avec escalade au pays zoulou pour les six mois de bébé, en amoureux, en refilant junior à mamie qui ne demande que ça (si, si, croyez-moi, j’en suis une !).

Cet été, je ne bronze pas idiot

En clair, pas question de jouer à « sardine au barbecue » sur une plage bondée en plein soleil. Pour garder la ligne, la forme, et arborer un hâle élégant, on bouge. La natation, c’est top enceinte, même sur le dos (et d’ailleurs, il n’y a pas mieux pour soulager les douleurs dorsales); la marche, c’est béton, à condition de se chausser correctement; le golf, c’est très glam avec bibi aux couleurs du club, et, au moins, on a des pompes qui tiennent bien le pied. Reste aussi le vélo, les cours de Pilates sur la plage au lever du soleil, de Qi Gong au coucher, voire le yoga. Sauf qu’il vaut quand même mieux faire ses premières armes avec une sage-femme ou un prof agrégé de yoga prénatal.


Avec le « ballon », j’évite beach volley et autres sports à revers

La revanche de l’été dernier, on l’a certes méditée tout l’hiver. Mais là… on passe son tour. Il sera bien temps, l’an prochain, de mettre la pâtée aux copains de beach volley. Tous les sports de contact ou pouvant provoquer des chocs violents (comme une balle qui arrive à une vitesse supersonique) sont à proscrire. Et les ballons d’oxygène aussi : pas de plongée sous-marine.

J’opte pour la montagne au grand air

Pourquoi, dans l’imaginaire collectif, « vacances » va de pair « bord de mer » ? On ne va pas se lancer dans un décryptage sociologique qui remonte à 1936 et aux premiers congés payés, mais on file réserver un appart-chalet dans les cimes :  en été, ce n’est pas cher, c’est tonique et le folklore Heidi, c’est très régressif, comme la grossesse. Et vu qu’en général, la clientèle est assez BCBG, on est sûr d’y trouver le calme seyant à notre état.

Avant de réserver, je règle mon altimètre

Au-delà de 1500 mètres, on a tendance, enceinte, à se sentir un peu coincée côté oxygène. En termes savants, on appelle ça « hypoxie d’altitude », et ce truc bizarre touche la plupart des femmes enceintes. A 2000 mètres, c’est bébé qui trinque : manque d’oxygène probable ! Mieux vaut donc fixer ses pénates à 1000 mètres d’altitude. On y trouve de très jolies stations, comme Les Saisies, Megève et alentours, ou encore Pralognan-la-Vanoise. En plus, on y risquera moins la brûlure au troisième degré, car le soleil en haute altitude est bien plus féroce qu’en bord de mer.

Dans mon paquetage, les sous-vêtements, c’est coton

Pour attraper une infection urinaire, rien de plus facile : un string tout mignon en synthétique sous un slim bien moulant, des grains de sable et des baignades fréquentes. Donc on préfère des vêtements amples, portés sur des slips 100% coton, des bonbonnes d’eau minérale à portée de verre (au moins 1.5 litre par jour) et des toilettes locales après chaque plongeon et séjour sur le sable. Petit truc : on triple la serviette de plage en format XXL pour éviter les intrusions de grains de sable dans les pays bas… Sans rire, l’infection urinaire est beaucoup plus fréquente pendant la grossesse. Et si ça arrive, on consulte im-pé-ra-ti-ve-ment !

J’évite les soins au spa

Eh oui, c’est ballot, mais c’est comme ça : à partir du 7e mois, il faut limiter les papouilles qui peuvent avoir des effets bizarres sur le fœtus ou provoquer un accouchement prématuré. Pas la peine de bouder : on se réserve pour l’après-bébé en cure thalasso jeune maman ! Et en attendant, si on allait faire risette à l’ostéopathe ou encore à l’acupuncteur ? Détente assurée … le jour J surtout.

Je prépare une pochette « surprise »

Des fois que bébé nous ferait une blague pendable, on emporte avec soi son dossier de maternité (résultats d’analyses, compte rendu des échographies), son carnet de santé, sa carte de groupe sanguin, sa carte vitale ou sa carte européenne d’assurance maladie, sa carte de mutuelle, le cas échéant son attestation d’assurance voyage incluant le rapatriement (croisons les doigts) et un certificat d’aptitude à voyager datant de la semaine du départ.

Je limite la durée de mon séjour à l’étranger

C’est sûr que partir loin seulement dix jours, c’est frustrant au vu du coût du voyage (bonne raison pour partir moins loin…). Mais il faut savoir que si le suivi de grossesse peut se faire n’importe où selon les mêmes modalités, du moins, dans les pays industrialisés, certaines règles administratives peuvent nous faire valoir des pénalités sur l’octroi de la prime de naissance si nous filons buller trois mois hors de France à partir du 5e mois.

Je balise le terrain

Rien de plus stressant que de ne pas savoir où se trouve l’hosto, le cabinet médical ou la pharmacie la plus proche en cas de souci. A peine arrivée, on se fait donc un tour de repérage, on note les numéros de téléphone (ceux des taxis aussi) et les services de garde pour les quinze jours à venir. Et on entre dans son GPS toutes ces adresses. Bonnes vacances !

 

 

 

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