Vaccins, aluminium et caramel !

Pédiatre, le Dr Franck Dugravier nous livre ici une réflexion autour des rumeurs qui entourent la vaccination. Un point de vue qui peut crisper certains parents, c’est leur droit, mais qui fait aussi réfléchir beaucoup d’autres sur ce que les érudits appellent la balance bénéfice/risques…

Le 12 Mars dernier, « Le Monde » rapportait que l’épidémie de « fièvre Ebola » avait entraîné la mort de plus de 10 000 personnes sur les 25000  infectées dans 9 pays africains, avec une concentration massive en Guinée Conakry, au Liberia, et en Sierra Leone.

Pourquoi le rappeler ? Parce que le même jour, le journaliste de France Culture en charge du bulletin d’informations du matin expliquait que ces mêmes pays allaient se trouver confrontés à une importante épidémie de maladies infantiles, notamment de rougeole. Les circuits sanitaires sont hors d’usage, ou ont été exclusivement mobilisés par l’urgence de cette épidémie. Les filières indispensables à l’approvisionnement et l’acheminement des vaccins, à l’organisation très complexe des campagnes de vaccination, sont devenues inopérantes.

Les habitants, les familles, devront donc faire face à d’autres risques graves, en particulier pour leurs enfants. Nous savons les ravages que peut causer la rougeole au sein d’une population pauvre, dénutrie, à peine convalescente. Tout comme nous savons que nos protides et  lipides de sociétés « riches » nous protègent, et nos enfants, contre une part des risques.

En 1957, la grande peur de la polio

Alors… Je me suis pris à penser à ça, à notre chance,  à celle de nos enfants. Il n’en a pas toujours été de même ; je n’ai pas oublié l’intense campagne de vaccination lors de la dernière grande épidémie de poliomyélite en France ; 1957, ce n’est pas si vieux. Des files d’enfants en pleurs devant les centres de vaccination.

Personne, pas une mère, pas un père, n’aurait eu l’idée de douter du bien-fondé de cette nécessité de vacciner d’urgence tous les enfants. On ne se demandait pas de quoi était constitué le vaccin, la peur s’imposait à tous. Les séquelles de la « Polio », l’ombre du « poumon d’acier », hantaient les esprits, comme la peur de voir mourir leurs enfants doit aujourd’hui hanter les parents africains : avec un peu de chance, ne perdre qu’un enfant ! Un peu moins de chance : les perdre tous…

Sur les traces de la petite souris

Alors… Je me suis pris à penser aussi à ce que nous rencontrons de plus en plus souvent, cette hésitation à accepter de faire vacciner son enfant. Les raisons ? Les vaccins sont-ils bien utiles ? Pire, ne sont-ils pas dangereux ? Un danger qu’ « on » nous cacherait ? C’est vrai à la fin ! Le BCG donne des abcès, les vaccins contre la coqueluche et la rougeole sont dangereux, l’un fait convulser, l’autre rend autistes les enfants américains (pas les autres), les adjuvants des vaccins contre la grippe sont toxiques.

Quant à l’aluminium, il n’a été mis là que pour nous faire du mal …

Mais qui l’a dit ? Est-ce le résultat d’une étude réelle, objective ? Où est-ce le fait de rumeurs ? Oui, qui l’a dit ? « La petite souris, qui fait… », mais que fait-elle ? Ah oui, « de la dentelle. Pour qui déjà, et où ? Dans la chapelle, pour les dames de Paris ». (Mais non, c’est une plaisanterie, sur le poids des rumeurs!)

Tous partie liée ?

Oui, tout va mal ! Réfléchissons : les vaccins nous empoisonnent ; le gluten enraidit nos articulations ; nos pauvres vaches elles-mêmes sont très suspectes. Leur lait n’est peut-être pas si bon que ça, et en plus, elles augmentent les gaz à effet de serre.

Il faut leur préférer le lait de chèvre; mieux, mais plus rare, le lait d’ânesse, ou de jument, le fin du fin !
Bientôt, les caramels de Normandie ne pourront plus se vanter d’être faits avec le bon lait de nos vaches normandes, pas plus que nous ne pourrons demander au Bon Dieu « notre pain quotidien », il y a du gluten! Il n’y a plus de saint à qui se vouer!


Même monsieur Mendès France, avec son « verre de lait » pour tous les enfants en 1954, serait bien suspect, de nos jours, d’appartenir à un lobby qui ne nous voudrait pas que du bien.
Et pour le coup, il me vient une idée horrible! Si les producteurs de blé, donc de gluten, les éleveurs de vaches, les fabricants de vaccins, se connaissaient ?

L’aluminium des vaccins, celui des capsules de bouteilles de lait, là, caché sous le bouchon, jusqu’à l’enveloppe de notre « Vache qui rit », dissimulé derrière le sourire rassurant de cette vache si familière… S’ils avaient tous partie liée ! Mais oui! La théorie d’un « complot généralisé » prendrait alors forme, et épaisseur…
Résumons-nous: pas de vaccins, ou le moins possible, pas de lait de vache, pas de gluten. Ouf !, nous serons enfin immortels ; ou en tout cas, nous mourrons en bonne santé.

Deux millions d’enfants morts faute de vaccins

Allez, remercions Dieu, Allah, Yahvé, et tous les dieux d’Afrique que nos enfants ne soient pas nés guinéens, libériens, ni sierra-léonais. Pourtant… ceux-là,  ne sont pas vaccinés, ils ne mangent pas beaucoup de gluten, et ne boivent pas beaucoup de lait de vache non plus. Décidément, il n’y a pas de justice, juste des complots.

En 2012, deux millions d’enfants dans le monde sont morts de maladies dont ils auraient été protégés par les vaccins qui ont cours chez nous. Je crois, je suis presque sûr, que leurs parents auraient préféré… avoir le choix.

 

Voir les commentaires (2)
  • Ayant eu des réactions très violente au vaccin, au point d’avoir été hospitalisée et actuellement enceinte je nuancerais votre article…

    Je ne suis ni anti, ni pro vaccin, je demande juste à avoir le choix entre une vaccination avec 2-3 « virus » et les autres… J’ai le droit de décider en mon âme et conscience que je ne veux pas donner à mon petit bout de choux une dose d’un super vaccin avec 12 « virus ». J’ai le droit de choisir de ne pas le vacciner contre l’hépatite B et j’ai le droit de lui donner le choix de le faire ou pas quand il sera en age.

    Personne n’est en droit de m’imposer de mettre dans mon organisme des choses que je ne désire pas et je pense qu’il est important de laisser aussi ce choix aux générations futures…
    Sur 12 « virus » j’ai le choix de me protégé ou pas contre 2-3-5-9.. Pourquoi ce serait aux laboratoires de choisir?

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