En train de lire
Comment prévenir la coqueluche chez le nourrisson ?

Comment prévenir la coqueluche chez le nourrisson ?

Devant le désaveu des vaccins de plus en plus partagé, quelle alternative pour contrer la coqueluche autour de bébé ? Si cette maladie est encore peu fréquente en France, elle est en recrudescence du fait du recul de la vaccination. Or, chez un nourrisson, elle peut être mortelle ou s’installer dans la durée et sérieusement fragiliser les bébés. Alors, quelle solution ?

Comment bébé peut-il attraper la coqueluche ?

La coqueluche n’est pas à prendre à la légère ! C’est un peu le discours que tient depuis des années l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui comptabilise quelque 300 000 morts chaque année dans le monde. Dont une bonne dizaine en France, avec en première ligne les nourrissons de quelques jours à 2 mois. Cette maladie infectieuse est très contagieuse et s’attrape par voie aérienne. Lorsqu’une personne atteinte tousse, des gouttelettes de salive infectées par la bactérie se propagent dans l’air. D’où la contamination des personnes non protégées se trouvant à proximité. Bébé par exemple.

Le souci, c’est que la phase de contamination la plus agressive concerne le moment où la maladie n’est pas diagnostiquée. Les seuls symptômes apparents relevant plutôt du refroidissement : nez encombré, petite fièvre et toux sèche. C’est au cours de la seconde semaine que les symptômes se précisent : la toux devient rauque et se déroule en quintes intenses. En général, le pic maximum dure trois semaines. Ensuite, la situation s’améliore mais la toux persiste, parfois pendant deux ou trois mois.

Quels sont les symptômes de la coqueluche chez le nourrisson ?

Quand l’enfant est infecté à son tour, il peut souffrir de graves problèmes respiratoires du fait de l’immaturité de son organisme. Sa respiration devient sifflante, le manque d’oxygène se traduit par une rougeur intense du visage, des yeux exorbités et une langue qui sort de la bouche. Les quintes de toux sont rares chez les tout-petits bébés, mais la maladie n’en est pas minorée pour autant.


Quel traitement contre la coqueluche ?

Certaines complications pulmonaires peuvent se révéler fatales ou provoquer des atteintes neurologiques (convulsions, encéphalites…). C’est pourquoi, chez les bébés de moins de 3 mois, l’hospitalisation est souvent inévitable afin d’assurer une surveillance cardiorespiratoire et des soins adaptés à la gravité de l’atteinte : aspirations fréquentes, alimentation fractionnée, apport d’oxygène…

Même si les décès ne sont pas toujours largement médiatisés, chaque année en France, on compte plusieurs décès de bébés des suites d’une coqueluche. En France, cette maladie est la troisième cause de décès par infection bactérienne chez les enfants.

Voir Aussi

Quelle prévention pour protéger bébé ?

Le calendrier vaccinal préconise la vaccination des proches (parents, grands-parents, fratrie si non vaccinée…) afin d’éviter la contamination par ascendants, de plus en plus fréquente en raison de l’absence de rappels effectués à l’âge adulte. Immédiatement après l’accouchement, la jeune maman peut être vaccinée si elle n’a pas de couverture vaccinale préalable. Le papa, les grands-parents et la fratrie peuvent l’être dès le début de la grossesse, pour éviter de contaminer la future maman si elle n’est pas à jour de ses rappels.

Quant au bébé, si jusqu’à 2 mois sa meilleure protection consiste à ne fréquenter de près que des personnes vaccinées, et d’éviter le plus possible les lieux publics (transports, magasins…) où la bactérie pourrait être en suspens, la meilleure des préventions consiste en la vaccination à l’âge de 2 mois. Une précaution que refusent aujourd’hui de nombreux parents en raison de rumeurs persistantes mais pas toujours fondées, ou à tout le moins contradictoires selon les sources, sur les effets secondaires de certains vaccins, avec le risque de jeter le bébé avec l’eau du bain en mettant tout le monde dans le même tonneau. Par exemple, les opposants au vaccin contre la grippe brandissent l’épouvantail de l’adjuvant à l’aluminium pour expliquer leur refus de cette vaccination, préconisée pour les femmes enceintes. Sauf qu’il n’y a pas d’adjuvant dans le vaccin contre la grippe.


En tout état de cause, il faut considérer l’intérêt du bébé : sachant que la coqueluche est en recrudescence et au vu de la gravité des risques, la vaccination des proches avant ses 2 mois est le meilleur moyen de le protéger tant qu’il n’a pas l’âge d’être lui-même vacciné.

https://www.youtube.com/watch?v=Dfosclw6iNk

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire