Selon le Conseil Constitutionnel, la vaccination d’un enfant doit rester obligatoire

Alors qu’un grand nombre de parents s’interrogent sur l’utilité du vaccin chez les enfants, le Conseil Constitutionnel vient de réaffirmer le caractère obligatoire de la vaccination d’un enfant, ce vendredi 20 mars. Cette décision donne suite au premier procès concernant le refus de faire vacciner ses enfants, qui a eu lieu en octobre 2014 pour un jeune couple d’Auxerre refusant de faire vacciner leurs enfants âgés de 15 mois et 3 ans avec le DTP (diphtérie, tétanos et poliomyélite), nous informe le site Lemonde.fr. Le Conseil Constitutionnel ayant confirmé l’obligation vaccinale pour les vaccins jugés indispensables par le Comité Technique de Vaccination, il est donc important de faire vacciner son enfant, notamment pour protéger sa santé des maladies les plus graves et contagieuses.

Une politique de vaccination jugée essentielle

Pour le Conseil Constitutionnel, la vaccination des enfants doit donc rester obligatoire. Une décision prise au nom de «la santé individuelle et collective», comme le justifient les hauts-magistrats. Cette mesure permet ainsi de rappeler le caractère obligatoire de la vaccination chez l’enfant, les sages affirmant notamment «qu’en imposant ces obligations de vaccination, le législateur a entendu lutter contre trois maladies très graves et contagieuses ou insusceptibles d’être éradiquées», nous indique le site Lefigaro.fr. En effet, cette obligation n’est pas contraire à la Constitution de 1958 et se doit donc d’être respectée par tous les parents, afin de faire face à ces trois maladies que sont la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP).

Que faire contre les parents récalcitrants ?

En effet, la famille Larène, à l’origine de cette décision, a fait polémique en refusant de faire vacciner ses enfants jugeant les vaccins disponibles trop risqués, et dénonçant notamment les possibles effets secondaires des vaccins, nous apprend le site Lemonde.fr. Ils ont également refusé la vaccination car les produits disponibles incluent des vaccins non obligatoires (vaccin hexavalent). Le Conseil ne s’est pas prononcé sur ce point…

Lors de la convocation des parents au tribunal correctionnel d’Auxerre, l’avocat du couple avait alors saisi le Conseil concernant la question de la constitutionnalité. Rappelons que le fait de refuser la vaccination de l’enfant au DTP, comme ce fut le cas pour ce couple, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, souligne le Conseil Constitutionnel.


Le débat sur la vaccination obligatoire est donc relancé…

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