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Ma grossesse gémellaire après une PMA, entre aléas et moments de pur bonheur

Ma grossesse gémellaire après une PMA, entre aléas et moments de pur bonheur

Bonjour, la communauté de Neuf Mois ! Je me présente, moi c’est Cécile et je suis la maman de jumelles. Je voulais vous faire part de ma grossesse gémellaire ainsi que des aléas et des nombreux moments de pur bonheur qui ont accompagné cette grossesse, jusqu’à mon accouchement par césarienne….

Une grossesse possible grâce à la procréation médicalement assistée

Après quatre longues années d’attente, nous voilà lancés mon mari et moi dans le parcours de la procréation médicalement assistée (PMA). Nous avons fait deux premières fécondations in vitro (FIV) qui n’ont pas abouti. En effet, ce n’est qu’à la troisième FIV que nous avons eu la chance d’avoir deux petits embryons. Ces deux embryons ont été transférés et après quinze jours d’attente, et j’ai fait la fameuse prise de sang qui a confirmé ma grossesse. Quelle joie et quel soulagement après trois tentatives ! A la première échographie : miracle. Les deux petits champions étaient toujours là.

Ma grossesse gémellaire : l’aventure commence

 Dès les premiers mois mon ventre s’est mis à gonfler, c’était impressionnant. Il grossissait de semaine en semaine. Je n’étais pas du tout stressée, car j’étais en arrêt de travail. Je pouvais donc profiter pleinement de ce bonheur grandissant. De plus, je n’étais pas malade du tout. Un vrai bonheur d’être enceinte ! Au bout du quatrième mois, j’ai pu commencer à ressentir des petits mouvements, puis au fil des semaines les premiers vrais coups se faisaient également sentir. Après l’échographie, le médecin nous apprend que nous allons avoir deux petites princesses.
Plus les semaines passent, plus mon ventre devient gros et je le trouve vraiment très beau. Mais, l’inquiétude de la césarienne prend sa place dans un coin de ma tête. Rendez-vous alors avec mon gynécologue qui me dit que tout va très bien : le col commence à se modifier mais rien d’alarmant. Il m’apprend que mes deux filles sont en siège, je m’écroule un peu, je ne veux surtout pas de césarienne. C’est ma seule grossesse, je veux accoucher par voie basse même si ça fait mal. Mon gynécologue me rassure en me disant que j’ai le bassin large et que même si les bébés sont en siège, on peut faire un accouchement par voie basse. Me voilà très rassurée, je repars de là le sourire aux lèvres.

Les médecins doivent me faire accoucher d’urgence par césarienne

 Trois jours après mon rendez-vous chez le gynécologue, je me lève à deux heures du matin pour aller aux toilettes. Je m’assois sur le bord du lit et d’un coup je me rends compte que je suis toute mouillée. Je me lève vite, et je me rends vite compte que je perds les eaux. Je suis enceinte de 7 mois. Direction la maternité, après auscultation, les pieds du premier bébé sont déjà engagés. Néanmoins, mes bébés sont encore trop petits pour supporter un accouchement par voie basse.
On m’annonce qu’il faut faire une césarienne d’urgence… l’horreur. Je m’écroule, mon mari aussi, et là tout va très vite : on me prépare, on me fait une piqûre qui fait très mal dans le dos et deux minutes après, je ne sens plus mes jambes. Ensuite, on m’allonge et en quelques minutes on me présente un bébé, une minute après un deuxième bébé… Autant vous dire que j’ai à peine le temps de les voir, je ne peux même pas leur faire un bisou. Je les entends tout juste pleurer…

Ma nouvelle vie de maman avec mes jumelles

Après plus de dix heures sans pouvoir voir mes bébés, on me propose enfin d’aller faire la rencontre de mes princesses. Je m’aperçois que Johanna est intubée mais sa sœur jumelle Alyssa va bien. Elles sont si petites. Mes petites poupées sont restées un mois et demi en néonatologie car elles avaient des problèmes respiratoires et des soucis pour se nourrir. Puis arrive le retour à la maison et notre vie de famille à 4 commence enfin.
Mon mari et moi arrivons à nous organiser :  je fais les biberons pour la nuit et lui ceux du matin. Ainsi, chacun peut se reposer un peu. Plus les jours passent plus nos filles s’éveillent. Tous les jours une nouveauté : le premier sourire, la marche à quatre pattes… Finalement, on se disait les premiers mois que les jumelles ce n’était pas si compliqué que ça. Puis elles ont eu 1 an et ça a commencé à se compliquer. Elles touchent à tout, font quelques bêtises, mais quand on voit leurs jolies frimousses, on oublie vite… (ou pas). Être parents de jumelles, c’est quand même énormément de bonheur.
 

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