Accouchement : zoom sur les différentes méthodes

Le choix de votre méthode d’accouchement répond à la fois à des impératifs médicaux et à votre sensibilité personnelle. Le premier point primant bien entendu sur le second. Il est important de bien envisager les options qui s’offrent à vous, et de vous renseigner auprès de votre maternité pour savoir si elle est à même de répondre à vos désirs. En effet, si toutes les maternités sont capables de pratiquer les actes les plus courants concernant un accouchement, il n’en est pas forcément de même pour un accouchement dans l’eau ou sous hypnose. On fait le point avec vous sur vos différentes options pour donner naissance à votre enfant.

Les accouchements les plus courants

L’accouchement par voie basse

L’accouchement par voie basse se déroule en trois étapes : le travail, l’expulsion puis la délivrance. Le travail consiste en la dilatation progressive du col de l’utérus sous l’effet des contractions jusqu’à sa totale ouverture pour libérer le passage au bébé. La dilatation terminée, les contractions se rapprochent et s’intensifient. Votre bébé engagé dans votre bassin  appuie sur votre périnée, ce qui vous donne une forte envie de pousser : c’est le moment de l’expulsion. Votre gynécologue ou votre sage-femme vous donnera des indications pour respirer et pousser en même temps que les contractions pour vous aider à donner naissance à votre bébé. L’accouchement par voie basse peut se réaliser sous différentes positions (sur le coté, sur le dos…).

https://youtu.be/vRseC2–1ek

L’accouchement par césarienne

La césarienne est une intervention chirurgicale qui consiste à extraire le bébé par une incision de la paroi utérine de la maman. Elle peut être de convenance, programmée (grossesse à risque, causes physiques) ou pratiquée en urgence (travail trop long). L’enfant est accueilli dans les mêmes conditions que lors d’un accouchement par voie basse et le papa peut être présent. La plupart des césariennes se pratiquent sous péridurale pour vivre pleinement l’accouchement. Vous resterez à l’hôpital quelques jours de plus que pour un accouchement par voie basse.

Bon à savoir : même si ce n’est pas la solution la plus choisie, on peut accoucher par voie basse après une césarienne. Parlez-en avec votre médecin pour prendre la meilleure décision.

Quand l’accouchement est programmé : l’accouchement dit « déclenché »

Le déclenchement peut être « de convenance » ou justifié par des raisons médicales. Généralement, il se pratique lorsque l’enfant dépasse le terme de la grossesse, c’est-à- dire à plus de 39 semaines. Le placenta calcifié ne peut plus apporter les nutriments et l’oxygène nécessaires au bébé. Il existe deux types de déclenchement. Le premier consiste à perfuser de l’ocytocine, une hormone qui déclenche les contractions. Le second est l’application d’un gel à base de prostaglandine pour favoriser la maturation du col. Un accouchement déclenché se déroule de la même façon qu’un accouchement par voie basse.

Les autres types d’accouchements

L’accouchement sous hypnose

Cette technique permet à la maman de maîtriser sa peur et de gérer elle-même sa douleur en évitant la péridurale. Pas d’inquiétude, il n’y a aucune perte de contrôle et on se souvient de tout. L’accouchement sous hypnose est basé sur l’imagination. La maman se concentre sur sa respiration et a le sentiment de contrôler la situation. Elle peut ensuite se projeter dans un endroit dans lequel elle se sent bien, ce qui lui permet de se détacher de son corps sans perdre aucune sensation. Ainsi, détendue, elle gère mieux la douleur des contractions.


L’accouchement dans l’eau

Cette technique est notamment appréciée pour atténuer les douleurs, favoriser la dilatation du col et relaxer la  maman. Elle évite les déchirements des muscles vaginaux et réduit donc les épisiotomies. L’accouchement est moins traumatisant pour le bébé qui naît dans un milieu de même nature que le sien. Il vous permet aussi d’avoir un contact de peau à peau avec lui car dès sa sortie il est posé sur votre poitrine. Lorsque les contractions s’intensifient et deviennent douloureuses, la future maman est installée dans une baignoire transparente dans une eau à 37°C. L’accouchement aquatique se déroule comme un accouchement classique. Votre bébé ne peut pas se noyer car à sa sortie il ne respire pas encore. Il prendra sa première bouffée d’air lorsqu’il sera remonté à la surface.

Voir Aussi

L’accouchement à domicile

C’est la méthode la plus répandue dans le monde mais elle reste marginale en France. C’est un accouchement qui a lieu au domicile de la maman accompagnée d’une sage-femme. Cette méthode lui permet  d’accoucher dans un lieu qu’elle considère sécurisant et familial avec les personnes voulues. L’accouchement à domicile permet aussi de se sentir pleinement active dans l’aventure de la naissance et d’éviter l’hyper-médicalisation des hôpitaux ou des cliniques. La maman se sent plus libre et le papa a une place privilégiée car il accompagne sa femme  durant la préparation et l’accouchement. Bien évidemment, c’est un accouchement sans péridurale, donc plus douloureux. Attention ce type d’accouchement n’est pas possible en cas de grossesse à risque !

L’accouchement dans une maison de naissance : une alternative entre l’hôpital et le domicile

Les maisons de naissance sont des structures permettant aux futures mamans qui le désirent d’accoucher dans un environnement peu médicalisé, en compagnie d’une sage-femme. Ces structures hybrides font l’objet d’une expérimentation, on en compte une dizaine sur le territoire. Les maisons de naissance permettent de vivre un accouchement le moins médicalisé possible : pas de péridurale, ni d’appareils compliqués. Cependant, ces maisons de naissance sont généralement implantées à proximité d’une maternité : en cas de complications, une intervention rapide d’une équipe obstétrique est possible. Petit bémol : ce type d’accouchement peu parfois être plus onéreux.

Sources :


APHP

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire