Quelle contraception adopter après l’accouchement : tout savoir sur les options qui s’offrent à vous

Profitez de votre grossesse pour réfléchir tranquillement à la contraception que vous allez utiliser après l’accouchement. Si la pilule est très souvent proposée, c’est loin d’être la seule solution qui s’offre à vous. On fait le point sur Neuf Mois.

Zoom sur les modes de contraception classiques

La pilule

Il existe deux sortes de pilules les plus usitées, contiennent un mélange d’œstrogènes et de progestérone. L’autre type de pilule, progestatives seules ne contiennent comme leurs nom l’indique que des progestatifs. En théorie, c’est un excellent moyen de contraception. Dans la pratique, les femmes l’oublient souvent, et autant les pilules oestro-progestatives ont un spectre d’action qui peut couvrir une douzaine d’heures, autant les progestatives seules n’ont pas plus de quelques heures de sûreté . Si vous allaitez, la pilule traditionnelle est à éviter car les œstrogènes qu’elle contient passent dans le lait maternel et induisent une baisse de la lactation. On vous prescrira donc une micropilule progestative. Le jour où vous cesserez d’allaiter, vous pourrez rependre une pilule classique.

Les avantages : Elle est prescrite très facilement et est simple d’utilisation. L’absence d’œstrogène des micro pilules progestatives permet de diminuer les effets secondaires de la prise de la pilule (prise de poids, acné, maux de tête, nervosité…)

Les inconvénients : Il est facile de l’oublier, certaines ne sont pas remboursées. A noter que sous ces pilules, les règles sont inexistantes, ce qui peut être mal vécues pour certaines femmes.

A noter : on doit attendre quelques semaines après son accouchement pour reprendre une contraception oestro-progestative pour écarter les risques de thrombose.

Le stérilet

Il existe des stérilets à diffusion progestative d’un très bon niveau contraceptif, et des stérilets en cuivre, un tout petit peu moins efficaces. Si vous choisissez cette méthode, l’idéal serait de vous la faire prescrire dès votre sortie de la maternité mais attention il faut attendre que votre utérus se rétracte correctement pour le placer (quelques semaines voir plus en cas de césarienne). Le stérilet pourra ainsi être mis en place par votre gynécologue ou votre sage-femme. Ils peuvent tous être utilisés pendant l’allaitement. La pose se fait au cours d’une consultation et un simple rendez-vous permet de le retirer.

Les avantages : Il est très efficace, moins cher que la pilule et vous donne plusieurs années de tranquillité.

Les inconvénients : En cas d’infection vaginale il faudra le faire retirer immédiatement par votre gynécologue, de plus tous les médecins n’acceptent pas de vous poser un stérilet. Attention aussi pour les stérilets en cuivre qui peuvent parfois donner des règles très abondantes.

Le préservatif masculin

En suites de couches, les rapports sexuels sont encore peu nombreux et cette contraception est en général très utilisée pendant cette période. Au-delà de trois semaines d’allaitement, la femme connaît souvent des problèmes de sécheresse vaginale, d’où la nécessité d’utiliser un lubrifiant. Le choix du préservatif ne convient pas à tous les couples.

Les avantages : Il est efficace aussi contre les infections sexuellement transmissibles.

Les inconvénients : Il doit être bien appliqué et exige que votre partenaire

Les spermicides

Ils existent en crèmes, ovules ou éponges. Ils tuent les spermatozoïdes ou les rendent inactifs, de sorte que la fécondation devient peu probable. En appoint, les spermicides conviennent bien dans les semaines suivant l’accouchent. Ils sont souvent utilisés en complément d’autres méthodes afin d’en accroître l’efficacité. L’utilisation de savon dans les deux heures suivant le rapport peut altérer l’action des spermicides.

Les avantages : Simples à mettre en place, procurent un certains degré de lubrification vaginale.

Les inconvénients : Coûteux, emploi contraignant (délai à respecter …), ils sont moins efficaces seuls.

Les méthodes naturelles

La prise de température et l’étude de la glaire cervicale peuvent aider à calculer la date d’ovulation, mais cela est encore moins fiable après un accouchement qu’en temps normal. La technique du retrait présente toujours un taux d’échec important. Quant à l’abstinence totale (et ponctuelle) en période de suite de couches, elle est forcément très  efficace mais ne convient évidemment pas à tous les couples !

Les avantages : Impossible de nier l’efficacité de l’abstinence … Les autres méthodes sont vraiment à éviter.

Les inconvénients : Efficacité très faible dans l’ensemble, les méthodes de contraception naturelles ne protègent pas des IST.

La « Mama » (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée)

Grâce à la sélection de prolactine qui bloque l’ovulation, l’allaitement intensif a un effet contraceptif. Pour être la plus efficace possible, cette méthode doit être scrupuleusement respectée : vous devez pratiquer exclusivement l’allaitement, sans compléments d’eau ou de lait, et ne pas encore avoir eu votre retour de couches. Votre bébé doit être également âgé de moins de 6 mois, ne pas dormir plus de 5 heures et ne pas avoir de tétine.

Les avantages : Efficace immédiatement a plus de 98 %, à condition de la suivre de manière rigoureuse.

Les inconvénients : Malgré un taux de réussite important, tous les médecins ne sont pas convaincus par cette méthode contraignante, donc difficile à suivre.

Zoom sur les contraceptions moins connues

Le préservatif féminin

C’est une gaine cylindrique lubrifiée. Un anneau interne facilite son introduction dans le vagin et son maintien.Un anneau externe repose sur la vulve pour retenir le préservatif pendant le rapport. Mal connu, le préservatif féminin est encore aujourd’hui peu utilisé.

Les avantages : Très efficace, cela permet à la femme de contrôler davantage sa sexualité qu’avec le préservatif masculin, et cela protège des IST.

Les inconvénients : Cher, pas très pratique à mettre en place, aspect un peu repoussant.

L’implant

L’implant est un contraceptif implanté sous la peau sous la forme d’un bâtonnet flexible non biodégradable. Après anesthésie locale, il est placé dans la face interne du bras non dominant. L’implant est efficace pendant trois ans mais peut être retiré à tout moment par le médecin. C’est une méthode particulièrement adaptée aux suites de couches. Il pourrait être prescrit dès la sortie de la maternité. À noter qu’un implant est à base de progestérone, il peu donc être utilisé pendant l’allaitement.


Les avantages : Pas de risque d’oubli, très efficace, peu d’effets secondaires du à l’absence d’œstrogènes.

Les inconvénients : Possibilité de saignements en dehors des règles et d’absence totale de règles (sans conséquences) pendant les premiers mois.

L’anneau

Moins contraignante que la pilule, cette méthode récente agit comme la première puisque le dispositif est imprégné d’hormones, en bloquant l’ovulation et en modifiant la glaire cervicale. Il s’agit d’un anneau de 5,4 cm de diamètre que la femme place elle-même au fond du vagin, sur le col. Au bout de trois semaines, l’anneau est retiré le même jour de la semaine où il a été inséré, ce qui permet de déclencher les règles, et il est remplacé par un nouvel anneau une semaine plus tard. Cette méthode n’est pas compatible avec l’allaitement et peut être mise en place trois semaines après l’accouchement. Mais lorsque le périnée reste fragilisé par l’accouchement, et cette méthode n’est pas conseillée directement après un accouchement.

Les avantages : Très efficace, mois de risques d’oubli.

Les inconvénients : La mise en place peut rebuter certaines femmes.

Le patch

Collé à même la peau, il se place sur l’abdomen, la partie supérieure du torse, la face extérieure du bras ou des fesses, mais jamais sur les seins. Le patch usagé doit être retiré et immédiatement remplacé par un nouveau à un jour fixe de la semaine (jour de changement), aux 8e et 15e jours du cycle. Au 22e jour, on ne repose pas de patch et on attend 7 jours pour en mettre un nouveau. Œstro-projestatif, il ne peut as être pris pendant l’allaitement.

Les avantages : Pratique pour celles qui ont tendance à oublier leur pilule, très efficace.

Les inconvénients : Se décolle dans 3 % des cas, pas toujours discret. A contrario certaines femmes peuvent faire des allergies à la colle du patch.

Le diaphragme ou cape cervicale

Il s’agit d’un petit dispositif en forme de dôme qui se place au fond du vagin pour empêcher les spermatozoïdes de passer. Il doit être utilisé conjointement avec des spermicides. Méthode mécanique, elle ne peut pas être placée directement après l’accouchement mais quelques semaines après, le temps que l’utérus se rétracte, ensuite il est tout à fait compatible avec l’allaitement.

Les avantages : pas d’hormones.

Les inconvénients : il faut être motivée pour le placer, il peut se déplacer s’il est mal placé, contraignant il faut le placer environ 1 heure avant le rapport sexuel et le garder 8 heures après mais pas plus de 24 heures.

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