Téléchargez l'application Neuf Mois
Neuf Mois pour les sages-femmes 9Love - L'Eshop GrossesseLes meilleures mutuelles grossesse

Contraception après bébé : la pilule, j’oublie ou pas ?

  • Choisir le stérilet n’est-il pas plus prudent aujourd’hui ?
  • Si on allaite, on a le temps de faire son choix, cependant ?
  • Doit-on renoncer aux pilules de 3ème génération ?
  • En allaitant, quelle pilule peut-on prendre ?
  • Le stérilet peut-il être posé rapidement après l’accouchement ?
  • L’implant a t-il les mêmes contre-indications que la pilule de 3e génération ?
  • Le patch serait-il la solution, alors ?
  • Reste donc l’anneau vaginal ?
contraception

On peut très vite retomber enceinte après l’accouchement si on n’y prend pas garde. Céline Glorie, sage-femme orthogéniste, nous explique comment bien choisir sa contraception.

Choisir le stérilet n’est-il pas le meilleur moyen de contraception aujourd’hui ?

Mieux vaut ne pas raisonner de cette façon. Le bon moyen de contraception, c’est celui qui convient à chaque femme, en fonction de son mode de vie, de ses habitudes, de son vécu. Si la pilule convient à une jeune femme, qu’elle la garde ! Mieux vaut consulter et demander pendant la grossesse. A la maternité, dans l’urgence, on n’a pas le temps de faire le tour de la question avec suffisamment de recul. Or, une contraception, ça se réfléchit !

Si on allaite, on a le temps de faire son choix de contraception, cependant ?

Mettre le bébé au sein ne suffit pas à être protégée d’une grossesse ! Pour cela, il faut allaiter entre 6 et 10 fois par jour, avec moins de six heures entre chaque tétée la nuit et quatre heures le jour. Jusqu’à six mois après l’accouchement et si on a une absence totale de règle, cela réduit le risque de tomber enceinte à 2 %. 

Doit-on renoncer aux pilules de 3ème génération ?

On ne prescrit pas la pilule de 3e génération, comme celle de 4e génération,  en première intention. Les femmes tolèrent plutôt ces pilule dans l’ensemble. Cependant, depuis 2001, des études avaient soulevé des risques de thrombose, deux fois plus élevés avec les progestatifs de type gestodène ou désogestrel, par rapport au classique lévonorgestrel. Si vous avez déjà pris ces pilules pendant un an ou deux, il n’y a pas lieu de s’affoler. Les problèmes apparaissent en général durant les premières semaines. Sinon vous pouvez les continuer sans crainte. Mais il existe des contre-indications à leur prescription: l’âge (très jeunes filles ou femmes de plus de 35 ans), la morphologie (surpoids important et obésité), le mode de vie (tabagisme, déplacement en avion fréquents, alitement forcé…), les pathologies (troubles vasculaires, états migraineux récidivants, diabète, hypertension…).

En allaitant, quelle pilule peut-on prendre ?

La pilule progestative ne passe dans le lait maternel qu’à dose infinitésimale. Les médecins ne la contre-indiquent pas pendant l’allaitement, d’autant qu’elle stimule la lactation. Pour cette raison, les médecins la prescrivent souvent dès le troisième jour après l’accouchement. Prise pour la première fois au-delà du 25e jour, il faut utiliser des préservatifs lors des deux premiers jours. Et il faut la prendre chaque jour à heure fixe, car au-delà de trois heures de retard, elle ne fonctionne pas au maximum sauf si vous allaitez (dans les conditions évoquées plus haut). Le délai devient de 12 heures.

Le stérilet peut-il être posé rapidement après l’accouchement ?

On peut le poser à quatre semaines après un accouchement par voie basse. Après une césarienne, le délai varie en fonction de l’appréciation du gynécologue. Certains spécialistes préfèrent attendre six mois.

L’implant a t-il les mêmes contre-indications que la pilule de 3e génération ?

Cette méthode est contre-indiquée en cas d’acné importante, de diminution de la libido pendant la grossesse ou sous pilule, de prise de poids supérieure à 23 kg enceinte ou de surcharge pondérale importante avant et après la grossesse. En revanche, les fumeuses et les diabétiques peuvent l’utiliser et il n’y a pas de contre-indication en cas d’antécédents de maladies cardio-vasculaires, contrairement à la 3e génération. De plus, l’implant est compatible avec l’allaitement. Mais il présente des risques de saignements ou d’aménorrhée les premiers mois, de maux de tête, de douleurs aux seins, de chute de cheveux ou de troubles de l’humeur.


Le patch serait-il la solution, alors ?

Pas si vous allaitez et il est aussi contre-indiqué dans les mêmes cas que la pilule combinée (ndlr, 2e et 3e génération). Ses effets secondaires -saignements, règles longues, douleurs des seins, nausées, maux de tête, irritations cutanées- peuvent aussi être rédhibitoires.

Reste donc l’anneau vaginal, comme bonne contraception ?

Cette contraception ne s’adapte pas à l’allaitement, dans les mêmes conditions que la pilule combinée. Sinon, on peut l’utiliser à partir du 21e jour après l’accouchement. Il se porte en continu pendant quatre semaines. l’anneau propose une dose d’hormones plus faible qu’une pilule. Leurs passages directs dans le sang évite que le foie ne les dégrade. Ils ne diminuent ainsi leur efficacité.

Pour aller plus loin

La conception chez la femme en post partum de la Haute Autorité de Santé

Recevez chaque semaine votre suivi de grossesse personnalisé

Ma date d'accouchement prévue


Mon E-mail


Mon Prénom


J'ai plus de 18 ans et j'accepte la politique de confidentialité de Neuf Mois.*

OUI je veux recevoir les cadeaux, échantillons et offres de NEUF MOIS et ses partenaires (Envie de fraises, Bemini) à qui j'accepte que mes coordonnées soient communiquées.


* (obligatoire)
Vie privée : Les données recueillies font l'objet d'un traitement informatique, pour la gestion de votre compte utilisateur. Le destinataire des données est le community manager. Vous disposez d'un droit d'accès, modification, rectification et suppression, en vous adressant à webmaster@edlcmail.com.
Consulter la politique de données de NEUF MOIS.
Consulter les politiques de confidentialité des partenaires.

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire