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3 méthodes pour aider bébé à progresser dans le langage 

Devant notre bĂ©bĂ© tout neuf, on est toutes pareilles : on rĂȘve de l’entendre dire « maman », on imagine le son de sa voix, on fantasme sur les premiers « vrais » Ă©changes Ă  la façon de « Dis maman, pourquoi
 ? ». Le temps nous paraĂźt long avant que bĂ©bĂ© ne commence Ă  s’exprimer ? BĂ©nĂ©dicte de Boysson-Bardies, psycholinguiste, nous donne quelques pistes pour stimuler bĂ©bĂ© et l’inciter Ă  entrer dans le langage.

Si le langage n’est pas innĂ©, l’apprentissage du langage chez bĂ©bĂ©, si

Et cet apprentissage du langage ne commence pas Ă  la naissance, mais dĂ©jĂ  in utero. Dans le ventre de sa maman, le fƓtus perçoit les sons, commence Ă  les classer. Au fil des mois, il mĂ©morise les caractĂ©ristiques prosodiques (rythme, intonations…) de la langue que parle sa maman. « Le tout-petit intĂšgre le langage bien avant d’émettre ses premiers mots, explique BĂ©nĂ©dicte de Boysson-Bardies, psycholinguiste. Pour l’entourage, cela peut passer inaperçu car bĂ©bĂ© apprend en silence en analysant sa langue maternelle pour trouver du sens. »

Parler à bébé avec des phrases courtes

Les mots sont essentiels pour eux, car ils sont pour eux des unitĂ©s de sens alors que la phrase en contient trop. Pour accĂ©der au sens, le tout-petit apprend Ă  dĂ©couper le flux de paroles en unitĂ©s de la taille des mots et leur trouver du sens. Pour cela, il observe autour de lui afin de deviner Ă  quoi, dans son environnement, se rĂ©fĂšrent les mots qu’il entend. « TrĂšs vite, il va comprendre qu’un mot dĂ©signe une chose, un concept. Il va suivre le regard de l’adulte qui parle pour comprendre ce dont il parle et mĂ©moriser les relations entre mots et situations », souligne la spĂ©cialiste.

Vers l’ñge de 1 an, bĂ©bĂ© reconnaĂźt son prĂ©nom, comprend une consigne simple comme « va chercher la balle », « donne Ă  maman »  Il faut encourager sa maĂźtrise du langage en s’adressant Ă  lui en permanence avec des phrases courtes et avec les « vrais » mots qui dĂ©signent les objets : le chien et non pas le « waoua waoua », le lait et non pas le « lolo » et ne pas hĂ©siter Ă  lui montrer avec la main l’objet dont on parle. En quelques mois, bĂ©bĂ© va apprendre des centaines de mots et faire le lien entre mots et situations, ce qui lui permet de rĂ©pondre aux premiĂšres consignes qui lui sont donnĂ©es. Étonnant, mais c’est le dĂ©sir innĂ© d’apprendre et de comprendre le monde qui l’entoure, de communiquer avec son entourage qui produit ce miracle. Sans oublier son intuition exacerbĂ©e sur les pensĂ©es et le ressenti de ses proches. « Quand l’enfant est privĂ© de cette intuition, comme les enfants qui souffrent d’autisme, il apprend difficilement Ă  parler », constate la psycholinguiste.

Répéter les mots justes sans mettre bébé en échec

Vers 14 ou 15 mois en moyenne car certains sont plus prĂ©coces, d’autres moins, bĂ©bĂ© prononcera ses premiers mots. Mais s’il comprend dĂ©jĂ  beaucoup de mots et de phrases simples, il n’est pas encore prĂȘt Ă  les reproduire. Apprendre Ă  reproduire un son est beaucoup plus complexe que d’associer mentalement un objet Ă  un mot. Il faut du temps pour qu’un bĂ©bĂ© apprenne Ă  complexifier ses premiers « areuh » jusqu’à former un mot. Les premiers seront forcĂ©ment simples : papa, mama, pain et parfois
 lire, si vous avez l’habitude de lire avec lui plusieurs fois par jour un livre ! Les mots plus longs, plus compliquĂ©s Ă  prononcer seront au dĂ©but un peu escamotĂ©s, le temps qu’il apprenne Ă  placer sa langue au bon endroit et Ă  laisser le souffle agir. Si les parents et l’entourage ont leur rĂŽle Ă  jouer pour rĂ©vĂ©ler Ă  bĂ©bĂ© qu’un mot dĂ©signe un concept, aucune mĂšre n’apprend Ă  son bĂ©bĂ© l’articulation des sons, ni comment il doit placer le bout de sa langue derriĂšre les dents, faire vibrer ses cordes vocales et baisser le voile du palais pour prononcer un « d »  Et pourtant, tous les bĂ©bĂ©s dĂ©couvrent tout ça tout seuls ! Le rĂŽle des parents et de l’entourage consiste Ă  rĂ©pĂ©ter aussi souvent que possible le mot juste : par exemple, si bĂ©bĂ© dit « to » en montrant la boĂźte de biscuits, il faut lui dire aussitĂŽt : « Ah, tu veux un gĂąteau  » sans insister sur le fait qu’il n’a pas bien prononcĂ© le mot, sans demander qu’il rĂ©pĂšte le mieux qu’il peut. A force de babiller, le tout-petit va finir par prononcer des mots audibles.

Respecter le rythme de l’enfant

A quel Ăąge, la premiĂšre phrase ? Bien malin qui saurait le prĂ©dire ! Chaque enfant va Ă  son rythme mais, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, quand l’enfant entre Ă  l’école, Ă  3 ans, il sait exprimer des besoins simples. Certains enfants, plus prĂ©coces, feront vers 4 ans des phrases plus alambiquĂ©es, imiteront les parents avec des mots surprenants dans la bouche d’un si jeune enfant, du genre « Est-il envisageable d’aller au parc ? » tout simplement parce que c’est une expression courante autour de lui. D’autres, au mĂȘme Ăąge diront simplement : « Je veux aller au parc ». Mais quel que soit ce mode oratoire, cela ne prĂ©sage en rien de leurs futurs rĂ©sultats scolaires et universitaires !

 

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