Déni de grossesse, toxoplasmose, ma grossesse ne fût pas des plus simples à gérer…

Coucou la communauté de Neuf Mois, moi c’est Amandine, maman d’une petite Jade et je tenais à vous faire part de mon témoignage car j’avais besoin de vous raconter le déroulement et les aléas de ma terrible grossesse, pourquoi ça a été dur pour moi.

Tout a commencé par un déni de grossesse

J’ai attendu très longtemps ma petite Jade ! J’ai dû également passer par de nombreuses étapes aussi angoissantes qu’exténuantes tout au long de ma grossesse avant de tenir ma chérie dans mes bras. Après 3 ans de tentatives pour avoir un bébé, le tout accompagné de traitements médicamenteux, je n’arrivais pas à être enceinte. Le mot « échec » raisonnait sans cesse dans ma tête. Ma grossesse a été courte mais tellement stressante… Tout d’abord je tiens à vous expliquer pourquoi j’emploie le terme  » courte » :  j’ai réussi malgré ma forte envie d’avoir un bébé, à faire un déni de grossesse , et ce, durant mes 4 premiers mois de grossesse …
Néanmoins, quand mon compagnon et moi avons enfin appris la nouvelle, nous étions les futurs parents les plus heureux du monde. Au début, tout a été très vite. J’ai fait des tests, puis des prises de sang, en passant par les échographies. J’étais ravie d’apprendre que j’étais enceinte d’une petite princesse. Toutes ces bonnes nouvelles ont été annoncées en deux semaines seulement.

J’apprends que j’ai contracté la toxoplasmose

Quelques jours plus tard, je me rends à ma première visite pour faire le point avec ma sage-femme. Cependant, on m’explique que je dois d’abord voir un gynécologue. C’est à cet instant que j’ai un mauvais pressentiment et je comprends qu’il y a un problème. Le gynécologue vient me chercher en salle d’attente. On se dirige vers son bureau, puis il pose ma main sur mon  épaule et m’annonce calmement : « on a reçu vos résultats, vous avez fait une séroconversion « .  Ni une ni deux, il m’explique grossièrement que j’ai contracté la toxoplasmose (maladie infectieuse due à un parasite qui peut provoquer des complications fœtales chez les femmes enceintes, non immunisées).
J’ai l’impression que tout autour de moi s’écroule et que je ne vais pas m’en sortir. A cette période, j’étais en formation avec une personne malentendante qui avait ce handicap à cause de la contraction de la toxoplasmose (transmise par sa maman lorsqu’elle était enceinte). De plus, mon médecin a été très maladroit et s’est permis de me faire la morale… A ce moment-là, j’étais suivi dans une maternité de niveau 1 (elle accueille les futures mamans dont la grossesse ne présente a priori aucun risque) et ce même médecin m’explique qu’il veut transférer mon dossier dans une autre maternité… il n’avait aucun tact !
Le lendemain, je retourne dans ce même hôpital car j’ai rendez-vous avec un professeur, rendez-vous pris selon les conseils avisés de ma sage-femme. Ce dernier se veut beaucoup plus rassurant et m’explique plus clairement que mon bébé n’a pas nécessairement contracté la toxoplasmose.

Enfin une nouvelle (presque) rassurante

Au cours des semaines qui suivent, je fais plusieurs prises de sang qui confirment que j’ai bien contracté la toxoplasmose durant mon premier trimestre de grossesse. C’est une « chance » car la transmission est rare en début de grossesse. Ce n’est que lorsque mon dossier est transféré que j’ai droit à une amniocentèse, afin d’être fixé. Résultat : 10 jours plus tard, mon bébé va bien, mais un suivi est indispensable jusqu’à ses un an tout de même. Les médecins restent confiants malgré tout et me donnent envie d’y croire.
Mon compagnon et moi réussissons à nous détendre et à profiter de ma grossesse. Mais arrive la 30ème semaine pleine de chamboulements. J’ai les mains qui me grattent ainsi que les pieds. Ça a l’air anodin à première vue mais je m’inquiète. De nature très stressée, je fais un tour sur Internet. Ça n’arrange pas les choses. Je cours chez mon médecin traitant et lui demande de me prescrire une prise de sang. Celui-ci me rit au nez mais accepte de me la prescrire.

Mon bébé est en danger

Je ne reçois aucun résultat après 5 jours d’attente. La situation devenait insupportable. Mon compagnon finit par aller le chercher à la pharmacie. Nous étions tout de même confiants mais mon médecin traitant ne m’avait pas appelé alors qu’il était déjà 19 heures.
J’ouvre l’enveloppe et je me rends compte que mes taux sont multipliés par 10 par rapport à la normale. Mon compagnon m’emmène directement aux urgences. Mon diagnostic est confirmé : Cholestase gravidique. Mon foie ne supporte pas ma grossesse et risque d’empoisonner mon bébé en ne faisant plus son travail correctement. C’est ainsi que j’ai été suivie toutes les semaines dans deux hôpitaux, deux fois par semaine. Tout était prévu : monitoring , tests d’urine, prises de sang pour mon foie… J’arrive tout de même à tenir le coup jusqu’à la fin de ma grossesse, bien qu’un diabète gestationnel soit venu gentiment s’incruster…

Plus de peur que de mal

Comme mon bébé était en siège, ma césarienne était prévue à 39 semaines. Mais, mon loulou en a décidé autrement car une semaine avant la césarienne, il a rompu la poche des eaux. Heureusement, aujourd’hui tout va bien. J’ai quand même très mal vécu ma grossesse qui s’est avérée être pour le moins périlleuse.
Je n’ai pas pris un gramme, au contraire j’ai même perdu 6 kilos durant ma grossesse. Mon désir était que cet accouchement magique se passe par voie basse mais mon accouchement sans risque s’est très bien passé. J’ai allaité ma petite Jade durant les 3 premiers mois.  Nous sommes très fusionnelles toutes les deux !
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