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Mon accouchement, ce jour oĂč j’ai rencontrĂ© ma fille…

Hello ! Moi c’est MĂ©lanie, blogueuse et crĂ©atrice de la page « Gazette d’une Maman ». Ici, j’avais envie de partager avec vous mon accouchement, ce jour si particulier oĂč j’ai enfin fait la connaissance de mon enfant, de ma fille, ce petit ĂȘtre si prĂ©cieux


C’était un vendredi de mai

Le rĂ©veil de Monsieur Papa sonne pour aller au travail. Depuis que je suis en congĂ© maternitĂ©, j’adore me lever en mĂȘme temps que lui, dĂ©jeuner avec lui et retourner me coucher pour une heure ou deux
 7 heures 06, je ressens une sensation bizarre au niveau du ventre. Une contraction ? Possible
 J’ai dĂ©jĂ  l’habitude des fausses contractions de Braxton Hicks, mais celle-ci est diffĂ©rente. 7 heures 11, cette mĂȘme sensation. Ce n’est pas douloureux, mais je la sens bien. Le travail se prĂ©pare ? Je note dans mon tĂ©lĂ©phone mes contractions pour surveiller l’intervalle entre chacune d’elles. Ma sage-femme m’avait dit de partir pour l’hĂŽpital quand elles Ă©taient espacĂ©es de 10 minutes. J’appelle tranquillement Monsieur Papa au travail, pour lui dire que c’est probablement pour aujourd’hui, qu’il se prĂ©pare au cas oĂč et que je le tiens au courant


9 heures 30, toujours ces sensations bizarres



 Mais rien de rĂ©gulier, rien de douloureux. C’est ça des contractions ? Pff, les doigts dans le nez ! À ce moment-lĂ , mes grands-parents m’appellent, eux qui habitent Ă  2 heures de chez moi et que je ne vois pas souvent. Ils sont en bas de mon immeuble et me demandent si je peux leur payer le cafĂ©. Bien sĂ»r
 Ils montent et en quelques minutes ils s’aperçoivent de la situation. Le travail se prĂ©pare. Ils sont tous excitĂ©s car ils vont ĂȘtre arriĂšres-grands-parents pour la premiĂšre fois. On boit tranquillement le cafĂ©, cela me permet de penser Ă  autre chose, de ne pas me focaliser sur mes contractions pour ne pas en « inventer ». Pendant ce temps, celles-ci sont plus rapprochĂ©es, plus fortes aussi. J’appelle Monsieur Papa et lui dit de rentrer se doucher avant de partir Ă  la maternitĂ©, car la journĂ©e risque d’ĂȘtre longue. Je lui prĂ©pare un petit casse-croĂ»te, pour les longues heures d’attente Ă  venir.

A 12 heures, nous voilĂ  Ă  l’hĂŽpital. Cela fait 4 heures que j’ai des contractions. On me met sous monitoring pendant 1 heure. La sage-femme me dit qu’effectivement, le travail a commencĂ©, mais que ce n’est pas pour tout de suite, surtout pour un premier accouchement. Comme elle doit partir 1 heure 30 en pause, elle nous propose d’aller manger un bout en ville et d’y aller Ă  pied pour accĂ©lĂ©rer le travail. Nous obĂ©issions et nous voilĂ  dans un petit restaurant italien Ă  manger des Pasta. Toutes les 5/10 minutes, je me tortille sur ma chaise. Les clients autour de nous nous regardent amusĂ©s. A 15 heures, de retour Ă  l’hĂŽpital, je perce la poche des eaux et je perds le bouchon muqueux. On me file une de ces magnifiques blouses et on me dit : « Madame, vous restez « ! AllĂ©luia ! C’est pour aujourd’hui. J’avais tellement peur que l’on me renvoie chez moi et que ce soit une fausse alerte.


L’attente commence

Les contractions se font plus fortes, plus intenses, plus rapprochĂ©es. La seule position qui me soulage, c’est allongĂ©e. Aux oubliettes les techniques de prĂ©paration Ă  l’accouchement sur le ballon. C’est encore pire. Je me dis super !Avec ces contractions de fou, mon col doit bien s’ouvrir. Mais verdict, 3 heures plus tard, il n’a pas bougĂ©. Il est toujours Ă  3. DĂ©ception
 La sage-femme me dit que cela manque simplement de « verticalité » et me propose d’aller faire un petit tour dans les couloirs de l’hĂŽpital pour que bĂ©bĂ© appuie sur le col. Nous allons donc errer dans les couloirs en s’arrĂȘtant toutes les minutes pour une pause contraction. Monsieur Papa me voit endurer la douleur et ne sait pas vraiment quoi faire. Mais sa seule prĂ©sence me rassure. 30 minutes plus tard, de retour auprĂšs de la sage-femme, celle-ci me dit que mon col est Ă  prĂ©sent ouvert Ă  6 et que je peux passer en salle d’accouchement. 19 heures 30, on me fait la pĂ©ridurale. Une Ă©tape que je redoute particuliĂšrement. Mais tout se passe bien. C’est mĂȘme gĂ©nial, j’ai l’impression que je viens de rentrer dans un bon bain chaud. Et lĂ , commence l’attente bis. La plus longue. Attendre que le col finisse de se dilater et que bĂ©bĂ© descende.

On attend, on attend, jusqu’au moment oĂč on me dit : « On y va Madame ». Je commence Ă  pousser. Les 2/3 premiĂšres poussĂ©es me donnent envie de vomir, tellement l’effort est important. Je pousse, je pousse et Ă  23 heures 59, j’entends son premier cri. Ma fille est lĂ . Elle est dans mes bras. Je pleure encore et encore. Je ne rĂ©alise pas vraiment. Je suis comme dans un autre monde, dans une bulle.

Les sages-femmes autour de moi me recousent, s’occupent du placenta, je ne sens rien, je ne vois rien. J’ai ma fille dans les bras. Ma plus belle rĂ©ussite. Je suis maman. Je me rappelle de ce jour, comme si c’était hier. Pourtant, aujourd’hui, elle a 17 mois 


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