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5 choses Ă  savoir quand on a peur d’accoucher

Eh oui, nous sommes beaucoup Ă  ne pas y couper, Ă  cette peur d’accoucher, quand le terme approche, que ce soit pour un premier enfant ou pour un autre enfant. Corinne Antoine, psychologue clinicienne, nous dĂ©crypte cette angoisse, naturelle, mais pas insurmontable, sauf quand elle vire Ă  la tokophobie, ce qui, heureusement, est plus rare.

Tout sentiment de peur avant d’accoucher s’appelle tokophobie

Faux. La tokophobie dĂ©finit une peur panique, irrationnelle, aussi bien de la grossesse que de l’accouchement. Cette phobie, heureusement assez rare, n’a rien Ă  avoir avec l’apprĂ©hension normale que ressent toute future maman Ă  l’idĂ©e de mettre au monde son bĂ©bĂ©. Mais ces deux angoisses nĂ©cessitent un suivi adaptĂ©.

La tokophobie peut se déclarer trÚs tÎt dans la grossesse

Vrai. Certaines femmes ont peur de voir leur corps se transformer. Quant aux bouleversements psychiques de la grossesse, cela les tĂ©tanise. Les futures mamans tokophobes peuvent ĂȘtre prises de panique Ă  l’idĂ©e de ne plus maĂźtriser leur corps pendant neuf mois. Certaines envisagent d’interrompre leur grossesse alors que leur dĂ©sir d’enfant est pourtant trĂšs fort. Il faut alors consulter impĂ©rativement pour pouvoir poursuivre la grossesse le plus sereinement possible.

Les primipares sont essentiellement concernĂ©es par la peur d’accoucher

Faux. La peur d’accoucher, tout comme la tokophobie, peut toucher une femme enceinte qui accouche pour la premiĂšre fois comme une mĂšre de famille nombreuse. Si la peur d’accoucher se maĂźtrise assez bien avec un bon suivi en prĂ©paration Ă  la naissance avec une sage-femme libĂ©rale, la tokophobie touche davantage des femmes de nature anxieuse ou phobique ou qui ont connu des traumatismes obstĂ©tricaux auparavant, voire sexuels. Certaines Ă©motions se rejouent au moment oĂč elles deviennent mĂšres Ă  leur tour. Parfois, ces Ă©motions sont aussi dues Ă  un rapport difficile avec leur propre mĂšre ou Ă  une sĂ©paration douloureuse avec celle-ci au moment de la naissance. Mais tous ces traumatismes n’engendrent pas forcĂ©ment une tokophobie, simplement une angoisse, un mal-ĂȘtre, Ă  Ă©voquer avec la sage-femme pour choisir avec elle un programme de prĂ©paration (sophrologie, auto-hypnose, yoga…), qui peut ramener un peu de sĂ©rĂ©nitĂ©. Votre sage-femme pourra aussi vous conseiller de consulter un psychologue pour aborder ce passĂ© qui vous angoisse et le rĂ©gler une fois pour toutes, mĂȘme si vous n’ĂȘtes pas tokophobe.

La peur d’accoucher ou la tokophobie pendant la grossesse laissent prĂ©sager une dĂ©pression post-natale

Faux. La plupart des jeunes accouchĂ©es qui ont prĂ©sentĂ© des angoisses Ă  l’idĂ©e d’accoucher voire mĂȘme une tokophobie rĂ©agissent trĂšs bien une fois leur bĂ©bĂ© nĂ©. Mais l’entourage de la future maman doit ĂȘtre trĂšs Ă  l’écoute et apporter des rĂ©ponses apaisantes car ces femmes assez anxieuses ou au passĂ© douloureux ont besoin d’entendre qu’elles seront de bonnes mĂšres. Un suivi en post-partum avec la sage-femme libĂ©rale qui a suivi la grossesse ou donnĂ© les cours de prĂ©paration peut aider ces jeunes femmes Ă  mieux vivre les premiĂšres semaines avec un nouveau-nĂ©, toujours un peu angoissantes, culpabilisantes si la mise en place de l’allaitement se fait difficilement, si bĂ©bĂ© souffre de coliques et pleure beaucoup. Des semaines fatigantes or la fatigue est source de dĂ©prime….

Si on est trĂšs angoissĂ©e Ă  l’idĂ©e d’accoucher, une psychothĂ©rapie s’impose

Vrai. En cas de tokophobie, une psychothĂ©rapie sera nĂ©cessaire. Cela permet d’identifier les peurs, d’affronter les fausses croyances et d’Ă©vacuer le stress. En accord avec le gynĂ©cologue, un traitement antidĂ©presseur peut aussi ĂȘtre mis en place pour mieux gĂ©rer les humeurs et le risque de dĂ©pression. Toutes les molĂ©cules ne sont pas adaptĂ©es Ă  la grossesse, aussi, si vous Ă©tiez sous traitement avant votre grossesse, ne reprenez jamais celui qui avait Ă©tĂ© prescrit sans indication prĂ©cise de votre gynĂ©cologue. En revanche, en cas d’apprĂ©hension Ă  l’idĂ©e de l’accouchement, sentiment qui touche la plupart des futures mamans, il suffit d’un bon suivi avec une sage-femme, avec une prĂ©paration Ă  la naissance adaptĂ©e au tempĂ©rament de chacune pour parvenir Ă  la dĂ©passer, sans avoir besoin de recourir Ă  un traitement mĂ©dicamenteux.

 

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