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Les mots touchants de cette maman à propos de sa dépression post-natale

©Lacey Barratt/Facebook

Alors qu’elle regardait les photos prises aprĂšs la naissance de son tout-petit, Lacey Barratt est tombĂ©e sur un clichĂ© d’elle et son bĂ©bĂ©, ce qui a provoquĂ© chez la jeune maman une prise de conscience trĂšs douloureuse. À travers un post publiĂ© sur son Facebook, elle a alors brisĂ© le tabou, parlant alors Ă  cƓur ouvert de la dĂ©pression post-natale.

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Photographe de profession, la jeune maman a postĂ© une photo de naissance, qui parle Ă  toutes les jeunes mamans, tant elle est remplie d’Ă©motions. Mais c’est un tout autre clichĂ© qui a attirĂ© l’Ɠil de la jeune maman, celui qu’elle a envoyĂ© Ă  une amie, quelques heures aprĂšs avoir mis son bĂ©bĂ© au monde. Cette derniĂšre avait d’ailleurs qualifiĂ© la photo de « puissante et percutante ». Lacey Barratt a alors expliquĂ© sur son Facebook qu’Ă  ce moment-lĂ , tout allait bien jusqu’Ă  ce que son amie lui demande comment elle se sentait. Elle a alors expliquĂ© : « J’ai soudainement eu un nouveau regard sur cette photo. J’ai vu mon Ăąme. Sur une photo. J’ai pleurĂ©. Je ne voulais plus jamais ressembler Ă  ça. »Â La raison ? À ce moment-lĂ , sans vraiment se l’avouer, elle s’est sentie « dĂ©connectĂ©e », et sans aucun attachement pour son bĂ©bĂ©… Elle a confiĂ© : « Je ne ressentais aucune chaleur en regardant cette photo. Alors je me suis sentie coupable. »Â Honteuse, elle n’a pas voulu partager cette fameuse photo. Jusqu’Ă  ce qu’elle change d’avis, pensant qu’elle n’Ă©tait dĂ©cidĂ©ment pas la seule Ă  ressentir un tel sentiment. AprĂšs avoir publiĂ© la photo, elle a reçu de nombreux commentaires de soutien et tĂ©moignages d’autres mamans ayant vĂ©cu la mĂȘme chose… Eh oui, la dĂ©pression post-natale touche de nombreuses femmes, et il n’y a pas a avoir honte ! La seule chose Ă  faire est de faire le deuil de la mĂšre parfaite que vous ne serez jamais (et qui, heureusement, n’existe pas) et de parler de votre mal-ĂȘtre trĂšs vite avec un professionnel. Prise en main tĂŽt, la dĂ©pression post-natale se surmonte assez vite. Ne la nĂ©gligez surtout pas…

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La dĂ©pression post-natale, qu’est-ce-que c’est ?

C’est un trouble de l’humeur qui touche les jeunes mamans dans les deux à cinq semaines qui suivent l’accouchement. Les experts estiment qu’une femme sur 10 est touchĂ©e par cette baisse de moral. En cause, selon les Ă©tudes, les variations hormonales post-accouchement, la fatigue bien sĂ»r, et aussi, selon les personnes, une rĂ©action de l’inconscient face Ă  sa propre histoire avec sa mĂšre et face Ă  la maternitĂ©. Des Ă©tudes ont d’ailleurs dĂ©montrĂ© que les femmes enceintes qui suivaient une prĂ©paration Ă  la naissance leur permettant de revisiter leur histoire personnelle et se prĂ©parer Ă  la parentalitĂ© Ă©taient moins exposĂ©es Ă  la dĂ©pression post-natale que les autres.

Quels sont les symptĂŽmes ?

Une jeune maman touchĂ©e par un baby-blues persistant se trouve ĂȘtre souvent d’humeur triste, et ressent un sentiment de vide. TrĂšs vite, la jeune mĂšre manque d’intĂ©rĂȘt pour tout, et surtout pour son bĂ©bĂ©. L’appĂ©tit commence Ă  diminuer, tout comme le poids et ses nuits sont agitĂ©es. Le baby-blues joue sur les humeurs de cette jeune maman qui ne sait plus oĂč elle en est. Quand ces symptĂŽmes s’installent dans la durĂ©e, au-delĂ  de quelques jours, on ne parle plus de baby-blues mais de dĂ©pression du post-partum, une pathologie lourde qui doit ĂȘtre prise en charge trĂšs vite.

Consulter si le baby-blues persiste

Si le baby-blues persiste au bout de dix jours, il est important de consulter un mĂ©decin ou une sage-femme. En parler est primordial pour vous, mais surtout pour votre bĂ©bĂ©. Alors, on se repose, on revoit ses copines, on trouve un objectif (et si on apprenait quelque chose Ă  bĂ©bĂ© aujourd’hui ?), on fait le plein de vitamine D, on mange des omĂ©ga-3 (miam, du poisson), et surtout on se chouchoute et bĂ©bĂ© aussi !

Et si on ne s’en sort pas, on ne culpabilise pas : tout ça, c’est la faute aux hormones et aussi parfois Ă  son inconscient, il suffit de consulter et on bĂ©nĂ©ficiera alors de l’écoute et du soutien d’une Ă©quipe pluridisciplinaire : puĂ©ricultrice, sage-femme, psychologue, psychiatre, pĂ©dopsychiatre
  Ça va pas dĂ©jĂ  mieux ?

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