Calcium : en consommer enceinte cela limite-t-il la dépression du post-partum ?

calcium enceinte dépression post partum

Enceinte, on nous répète qu’il faut consommer des produits laitiers car le calcium est indispensable à la construction du squelette de bébé. C’est vrai, mais ce ne serait pas son seul avantage. Pour la maman aussi, le calcium joue un rôle crucial, notamment en prévention de la dépression du post-partum. Ariane Blondel, diététicienne en maternité, nous explique pourquoi et comment avoir de bons apports en calcium pendant la grossesse.

Un apport de calcium permet-il vraiment de prévenir la dépression du post-partum ?

Ces effets sur la dépression du post-partum restent à démontrer plus précisément. Mais le calcium est en tout cas essentiel pour la construction des os de bébé. Les besoins journaliers augmentent quand on allaite. Passant de 900 mg hors grossesse à 1000 g de calcium en fin de grossesse et pendant l’allaitement. Comme il existe une adaptation métabolique durant la grossesse et l’allaitement, il est donc conseillé de consommer 3 à 4 produits laitiers par jour. Par exemple, 1 part de fromage, 1 à 2 yaourts et 1 verre de lait ½ écrémé.

Et si on n’aime pas trop les laitages ?

Les professionnels de santé ont souvent conseillé aux femmes enceintes de boire de l’eau riche en calcium. En fait, on ne connaît pas le pourcentage d’absorption des minéraux dans les boissons. Mais on sait qu’elles sont très souvent très riches en sulfates et que cela augmente l’excrétion urinaire calcique… donc, personnellement, je ne les conseille plus. En revanche, mangez beaucoup de légumes verts, de maquereaux, de pâte d’anchois et plus raisonnablement, en raison de leur densité calorique, des amandes et autres fruits à coque ainsi que des figues séchées.

Le calcium a la réputation de ne pas s’assimiler totalement : info ou intox ?

C’est vrai, en effet. Pour optimiser l’absorption du calcium, il faut des ressources suffisantes en vitamine D. Il faut donc éviter les laitages à 0% et le lait écrémé qui ne contiennent plus de vitamine D. Si, en hiver, la supplémentation en vitamine D est systématique pour toutes les femmes enceintes, en été, elle se fait au cas par cas (femmes s’exposant peu au soleil, ou vivant dans une région peu ensoleillée, portant des vêtements couvrants, des femmes ayant une peau foncée) : en cas de carence sévère, entre le 6ème et le 7ème mois de grossesse une supplémentation peut être prescrite, et absorbée en une seule dose, mais seulement sur prescription médicale.


Les compléments alimentaires peuvent être utiles en cas de carences pendant la grossesse, mais il faut toujours s’abstenir d’automédication et cela d’autant plus quand on allaite car certaines substances passent directement dans le lait maternel. Les compléments alimentaires de supplémentation doivent toujours faire l’objet d’une prescription par un professionnel de santé.

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire