En train de lire
Insémination post-mortem : Mariana Gomez-Turri a gagné !

Insémination post-mortem : Mariana Gomez-Turri a gagné !

Mariana Gomez-Turri va voir son rêve se réaliser. Après un bras de fer avec la justice française, la jeune femme d’origine espagnole, va pouvoir avoir un enfant de son mari Nicola, décédé d’un cancer lymphatique à l’âge de 30 ans.

Ce mardi 31 mai 2016 sera à marque d’une pierre blanche pour Mariana Gomez-Turri. C’est en effet aujourd’hui que le Conseil d’État français a autorisé le transfert du sperme congelé de son défunt mari jusqu’en Espagne. Après une première victoire le 27 mai dernier, cette fois c’est officiel : elle va pouvoir procéder à une insémination post-mortem dans son pays d’origine, une pratique interdite en France, mais légale en Espagne.

mariana-gomez-turri-insemination-post-mortem-tweet-conseil-detat-france

Un processus déjà enclenché

Le tribunal administratif avait refusé l’exportation des gamètes du défunt mari de Mariana Gomez-Turri. En effet, conformément à la Convention européenne des droits de l’homme, l’insémination post-mortem ainsi que l’exportation des gamètes conservés en France dans le but d’une insémination post-mortem sont interdites. Et pourtant, le Conseil d’État a répondu en faveur de la jeune femme. La raison ? Avant le décès de Nicola Turri en juillet 2015, le couple avait déjà entamé une procédure de procréation médicalement assistée (PMA). Voilà pourquoi, le Conseil d’État a estimé qu’il s’agissait d’un « situation très particulière » puisque « la maladie avait empêché de mener à bien leur projet d’avoir un enfant et de réaliser un dépôt de gamètes en Espagne en vue d’une possible insémination post-mortem. » Ainsi, si le Conseil d’État avait refusé, « l’application de la loi française entraînerait des conséquences manifestement disproportionnées. »

Voir Aussi

Pour Mariana Gomez-Turri, c’est à présent le moment de retourner en Espagne, afin de réaliser son rêve : celui de devenir « la maman d’un enfant de l’homme de [sa] vie » comme elle l’avait déclaré à la chaîne de télévision France 2. Et puisque l’Espagne n’autorise l’insémination post-mortem que dans un délai d’un an après la mort de la personne. Le compte à rebours est déjà bien entamé et elle n’a donc que jusqu’au 10 juillet 2016 pour avoir recours à une PMA.



Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire