Témoignage : Atteinte du syndrome des ovaires polykystiques, mon parcours pour enfin donner la vie

C’est en juin 2013 après 2 ans de vie commune que mon conjoint et moi décidons de concevoir notre famille. 6 mois après l’arrêt de ma contraception toujours rien, un examen nous annonce ce fameux syndrome des ovaires polykystiques.

Le début des traitement pour concevoir bébé

Un premier traitement sous clomid pendant 4 mois et une hysterosalpingographie nous indique que mes trompes ne sont pas bouchées (au moins une bonne nouvelle), un spermogramme pour mon conjoint et pour lui rien à signaler. Le tout sous contrôle régulier de ma gynécologue, tout cela ne donnant rien. Elle m’envoie voir une gynécologue spécialisée en PMA. De nouveaux examens plus tard, nous voilà partis pour un parcours de PMA sous injection quotidienne à heure fixe avec prise de sang et échographie 2 à 3 fois par semaine. La gynécologue souhaite nous laisser libres de nos rapports sans intervenir sur la conception quand le moment est venu. Après 6 mois, pas de résultats, on réalise le test d’Hühner pour vérifier l’acidité de l’environnement dans lequel les spermatozoïdes vont arriver, le test indique que je suis « trop acide » et que 75% d’entre eux sont tués à peine arrivés.

On entame les inséminations artificielles

La décision est prise pour entamer des inséminations artificielles, toujours sous injection quotidienne et contrôle plusieurs fois par semaine. La première n’a rien donné, et à la deuxième un joli positif s’affiche à la prise de sang, malheureusement 10 jours plus tard une perte de sang nous fait penser au pire et après une échographie de contrôle le verdict tombe, une grossesse extra-utérine avec une hémorragie dans une des trompes et le ventre. Ni une ni deux me voilà prise en charge au bloc opératoire pour une GEU et salpingectomie, soit l’ablation d’une trompe et de l’embryon.

Après tout ça et 4 mois de repos hormonal, on repart de plus belle avec les injections et prises de sang pour une nouvelle insémination, eh oui, même avec une trompe en moins cela peut fonctionner selon les propos de ma gynécologue (même si nous, nous en doutons). Toujours négatif. J’avais l’impression de perdre mon temps. Après discussion avec la gynécologue, la décision est prise et nous voilà partis pour le parcours de FIV, de nouveaux examens plus poussés au vue de la technique utilisée. Un premier cycle sous injection, prise de sang et échographie toujours 2 à 3 fois par semaine mais une hyperstimulation intervient dans tout ce processus, 2 mois de repos hormonal pour « dégonfler ».


Ma gynécologue décide de changer mon traitement mais avec autant de surveillance, ça y est je réponds enfin favorablement aux injections et nous voilà au bloc opératoire pour une ponction ovocytaire mais avec un risque d’hyperstimulation, donc l’impossibilité de transférer un embryon frais, 5 embryons sont alors congelés. Les deux cycles qui ont suivi, un embryon est transféré à chaque fois, malheureusement les autres ne survivent pas à la décongélation.

Enfin enceinte !

On recommence donc les injections et le suivi avec ponction ovocytaire, cette fois-ci 4 embryons sont viables. On décide avec mon conjoint d’en faire transférer deux. En sachant que les deux autres ne sont malheureusement pas congelables. Quinze jours plus tard le résultat de la prise de sang tombe : positif !  Nous sommes début avril 2017 soit 4 ans après le début de notre aventure, nous prenons toutes les précautions possibles pour ne pas revivre la même histoire qu’il y a un an et demi. A 5 semaines d’aménorrhées, l’échographie de contrôle nous révèle un embryon bien accroché et au bon endroit, les semaines passent et me voilà maintenant à 35 semaines.  4 ans de galère, de déception, et parfois de la souffrance pour enfin vivre notre rêve d’avoir un petit bout de nous. L’amour de notre couple n’en est que plus fort et il est grandi, sans mon conjoint je n’aurais sûrement pas tenu aussi longtemps, je le remercie pour ça, sa présence et son amour.

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