Ma dépression post-partum après un accouchement précipité

Coucou la communauté Neuf Mois. Moi c’est Caroline, 26 ans et maman de Lana 5 ans et Lucas, 22 mois. J’avais besoin de parler de ma dépression post-partum après un accouchement précipité.

Un sacré accouchement

J’ai accouché le 27 mars à 9h38 de Lucas. Un accouchement fatiguant physiquement mais aussi mentalement. Le jeudi matin j’avais des contractions de plus en plus rapprochées. On est arrivés à la maternité à 5h et à 9h la sage-femme m’a dit que mon col était ouvert à 4 doigts et que j’allais pouvoir avoir la péridurale. À 9h15 l’anesthésiste est arrivé mais je me souviens avoir dit que j’avais envie de pousser. Rupture de la poche des eaux est trop tard pour la péridurale.

Je suis passée de 4 doigts à dilatation complète en 15 minutes. La sage-femme n’a même pas eu le temps de se préparer que la tête de Lucas était déjà là. J’ai commencé à pousser à 9h15 et à 9h38, Lucas était là. Le placenta n’est pas parti seul, j’ai subi une anesthésie générale. J’ai oublié certains moments de mon accouchement : arrivée de Lucas, quand ils l’ont posé sur moi, j’ai perdu des caillots de sang à cause de l’accouchement très rapide, j’ai aussi fait une petite hémorragie et ma tension est descendu à 6,3… J’ai fait une grosse anémie, donc d’aujourd’hui, je ne peux pas me lever toute seule, je ne peux pas changer Lucas. Mais le plus dur est derrière nous maintenant. J’ai régulièrement des perfusions de fer. J’espère être vite plus en forme.

J’ai passé trois semaines chez mes parents car je ne pouvais pas rester seule. Je me souviens que je pleurais beaucoup et je me sentais très coupable de ne pas pouvoir m’occuper correctement de mes enfants. J’ai allaité pendant 3 semaines mais je suis vite passée au lait qu’on achète en pharmacie parce que j’étais beaucoup trop fatiguée.

Ma dépression post-partum

Au mois de décembre, sur les conseils de mon mari, je vais donc voir mon médecin traitant pour parler de mes humeurs, de mon sentiment de culpabilité et encore une fois je fonds en larmes. Le médecin met des mots sur ce que je ressens et elle me donne un numéro de téléphone pour aller voir une psychologue. J’ai également un traitement anxiolytique et antidépresseur.

Je vais alors voir la psychologue et je lui parle de mon accouchement, de mon sentiment de culpabilité, de mes malaises, du fait que je n’arrive plus à sortir de chez moi pour aller faire les courses, de mes crises d’angoisse. Elle me rassure et je me sens beaucoup plus détendue quand je ressors de ses rendez-vous.


Grosses crises d’angoisse

En septembre 2014, on est parti en vacances en famille et à la fin du séjour pendant que j’attendais mon mari qui était à l’accueil avec notre fille, je me suis sentie très mal (bouffées de chaleur, nausées…). Je me suis sentie mieux seulement quand mon mari est revenu. Je continuais à pleurer sans raison, on a également eu de violentes disputes avec parce que je me sentais seule à ce moment-là : boule dans la gorge, nausées, vomissements, bouffées de chaleur, impression de malaise imminent.

J’ai repris une vie à peu près normale

Aujourd’hui cela fait plus d’un an que je me bats contre la dépression post-partum. Par moments, je sens que mon moral n’est pas au beau fixe mais grâce à mon médecin traitant, la psychologue et mon mari, je sais que je ne suis pas responsable du déroulement de mon accouchement.

J’arrive de nouveau à aller dans les magasins, à m’occuper de mes enfants pendant que mon mari est absent et surtout, je ne fais plus de grosses crises d’angoisse. Je profite de ma petite famille et de mon petit Lucas qui est un vrai bébé sourire.

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