Dépression pendant la grossesse : 5 clés pour la comprendre et en venir à bout

Si la dépression post-partum (ou post-natale) est un phénomène connu, on parle moins de la dépression qui survient pendant la grossesse. Pourtant, 70% des femmes connaîtront un épisode de déprime durant leur grossesse et les symptômes seront plus prononcés pour 10 à 15% des femmes enceintes. Comment la repérer, et comment la traiter ?

Les signes d’une dépression prénatale
Elle survient souvent comme un simple coup de blues et finit par prendre toute la place et par empêcher la future maman de bien vivre sa grossesse voire par favoriser des comportements à risque : consommation d’alcool, de tabac, refus de faire le suivi de grossesse, alimentation anarchique… Pas toujours prise au sérieux car souvent associée aux traditionnels changements d’humeur liés à la fluctuation des hormones, ce trouble de l’humeur peut pourtant nécessiter un suivi psychologique professionnel, et cela d’autant plus si la grossesse est non prévue ou difficile. La dépression prénatale peut être repérée grâce aux signes suivants :

–  Fatigue intense
–  Regrets, doutes sur l’envie d’avoir un enfant
–  Peur obsédante de mal faire les choses, d’avoir un enfant mal formé
–  Agressivité à l’égard du conjoint
–  Troubles du sommeil
–  Difficultés de concentration
–  Anxiété très prononcée
–  Tristesse


Comment s’en sortir ?
1. Consultez sans attendre ! N’hésitez pas à aborder le sujet avec votre gynécologue ou sage-femme qui vous dirigeront sans doute vers un thérapeute afin de diagnostiquer les causes de ce passage à vide, et pourront aussi éventuellement adapter votre régime alimentaire pour pallier certaines carences, notamment en magnésium et en fer.
2. Soignez votre vie sociale Il ne faut pas hésiter à demander à vos proches d’organiser des sorties et de vous inciter à les accompagner car la dépression n’incite pas à la vie sociale ! Entourez-vous de personnes positives, susceptibles de vous apporter du soutien. Et fuyez les pessimistes et les moralistes.
3. Relativisez ! Vous n’êtes pas la seule à devoir gérer ces moments difficiles et cela ne présage en aucun cas de vos capacités à aimer et à éduquer votre futur enfant.
4. Réfléchissez à votre passé La dépression prénatale peut être liée à des difficultés rencontrées dans l’enfance ou à toute autre épreuve rencontrée au cours de sa vie. Trouver l’origine de sa souffrance permet de mieux la dépasser. Mais pour cela, il est préférable d’être aidée par un professionnel.
5. Lâchez du lest ! Personne ne s’attend à ce que vous soyez une superwoman durant votre grossesse. Reposez-vous, les tâches ménagères et les visites dominicales chez belle-maman peuvent attendre !

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