Des pertes de sang enceinte ? Les explications d’un gynécologue obstétricien

Le Dr Marc-Alain Rozan, gynécologue-obstétricien et ancien président du Syndicat national des Gynécologues-Obstétriciens de France, nous explique comment réagir en cas de perte de sang pendant la grossesse.

 

Les saignements durant la grossesse sont-ils courants ?

En tout cas, ils ne sont pas rares : 25% des femmes saignent au premier trimestre. Mais il est nécessaire d’être vigilante et d’observer si ces saignements surviennent après un rapport sexuel ou un examen médical. Le col de l’utérus, plus fragile pendant ces neuf mois, peut saigner au moment des rapports, mais cela n’est en principe qu’une irritation passagère. Si ces saignements surviennent de manière spontanée, ce n’est pas normal.

 

Selon les trimestres, que peuvent révéler ces saignements ?

Au premier trimestre, il peut s’agit d’un décollement du placenta ou d’une fausse couche. Aux deuxième et troisième trimestres, les saignements peuvent révéler des pathologies plus graves : placenta prævia, hématome rétroplacentaire, accouchement prématuré etc. Face au risque de souffrance pour le fœtus et d’hémorragie pour la mère, l’accouchement peut être pratiqué en urgence. Enfin, les saignements peuvent être symptomatiques d’une grossesse extra-utérine. Bien souvent, une échographie et un examen sanguin permettent de révéler l’origine de ces saignements.

 


A partir de quand faut-il s’inquiéter ?

Saigner durant la grossesse n’est pas normal. Qu’ils soient abondants, très rouges ou brunâtres, les saignements peuvent recouvrir diverses formes, mais doivent toujours être pris au sérieux. Surtout s’ils sont par ailleurs associés à des douleurs dans le ventre et/ou à des contractions. En cas de doute, la future maman doit impérativement se rendre chez son médecin ou à la maternité, si elle est proche du terme : mieux vaut consulter pour rien, que de courir le risque de passer à côté d’une pathologie grave.

 

 

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