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Ma lutte acharnée pour enfin donner naissance à mon premier enfant

Salut la communauté Neuf Mois, je m’appelle Carine et j’ai 36 ans. Il y a quelques années avec mon mari nous avons décidé d’avoir un enfant. Très loin d’imaginer ce qui nous attendait, n’ayant aucun problème connu dans ma famille, je pensais que tout irait bien … Mais voici ma bataille pour devenir maman, je vous raconte mon histoire.

Une évidence

J’ai rencontré mon compagnon quand nous avions 16/17 ans. Pourtant, ce n’est qu’en 2006 que notre histoire a débuté. Quand nous avons emménagé ensemble, j’ai eu très envie de fonder une famille avec lui. J’ai donc arrêté la pilule. J’ai toujours voulu avoir des enfants, depuis toute petite le contact avec eux était une évidence. Je voulais une famille nombreuse : 5 enfants ! Puis je suis devenue assistante maternelle et nous nous sommes dit que 3 serait le grand maximum. Oui, nous avons revu le nombre à la baisse, travaillant personnellement dans ce milieu !

Une lutte acharnée

Durant un an, nous avons tout fait pour avoir un petit bout et toujours rien. Après un examen gynécologique, les médecins ont découvert que mon ovulation n’était pas très bonne. On a alors boosté mon ovulation, j’ai eu du Clomid, un médicament inducteur de l’ovulation. Puis j’ai décidé d’avoir recours à l’insémination artificielle. Nous en avons fait 6 et aucune n’a fonctionné. Nous avons donc été dirigés vers l’Hôpital Américain de Paris. Nous avons dû subir des batteries d’examens pour mon mari et moi. Les FIV ont commencé puis des médicaments, des piqûres, des prises de sang, ensuite passage chez le gynécologue pour vérifier l’avancement de l’ovulation…  Des piqûres, moi qui déteste ça ! Et je n’aime toujours pas cela. Eh bien j’ai été servie, mais j’aurai fait n’importe quoi pour donner naissance à un petit être. J’avais donc ces maudites piqûres le matin pour booster l’ovulation et une deuxième le soir pour bloquer les ovaires. Après ça, quand tout était « mûr », c’était le moment de la ponction sous anesthésie générale.
Au final, deux FIV décevantes avec un seul transfert à chaque fois car il n’y avait pas d’embryons assez bons pour être congelés. Notre médecin a pris la décision de nous faire passer en FIV ICSI lorsque la troisième FIV a fonctionné. Le traitement a été un peu plus lourd au niveau des piqûres. J’ai reçu pendant 3 mois un anticoagulant pour que l’embryon reste bien accroché. J’ai eu recours à une hyperstimulation, mes ovaires faisaient 7 cm et sont passés au-dessus de mon utérus tellement ils étaient gros. C’était assez douloureux mais ça aurait aussi aidé à l’implantation. 12 jours après l’implantation, c’était l’heure du verdict. J’ai appelé le laboratoire sans y croire. J’étais même déprimée car je ressentais tous les symptômes des règles. On m’a alors annoncé que résultat ne pouvait pas être déclaré par téléphone.

Un bonheur inexplicable

Je n’ai pas compris, on avait toujours fait comme ça, toujours par téléphone. Je suis même devenue célèbre là-bas à force d’y aller. On m’a alors passé la biologiste qui m’a annoncé avec une immense joie que le processus avait marché. Mon taux d’ovulation était vraiment bon. Mon mari était exceptionnellement présent en ce début d’après-midi du mois de juin. Il était 14 heures et je venais d’apprendre la plus incroyable des nouvelles. Je n’y croyais pas, j’en pleurais. Mon corps relâchait toute la tension. J’avais fini par me dire qu’on n’y arriverait jamais, puis j’avais peur. Effectivement, dans notre système, seulement 4 FIV sont remboursées par la sécurité sociale et nous arrivions à la troisième, qui heureusement a fonctionné. Ces trois années m’ont paru si longues, chaque mois durait une éternité. Les gens me rassuraient en me disant que ça allait marcher, qu’il n’y avait pas de raison. Dans ces moments-là, vous n’avez rien envie d’entendre même si on ne peut rien vous dire d’autre. Comme les « tu y penses trop ! ». Mais bon sang, j’ai fait des batteries d’examens, j’ai vu des tas de médecins, et les résultats sont là, il y a bien un problème. On entend de ces bêtises, ça n’aide pas. Mais pour rien au monde je n’aurais lâché. On a bien sûr abordé le sujet de l’adoption mais ça m’effrayait. Je voulais un enfant à moi, je désirais le porter. J’admire les personnes qui adoptent, pour ma part, je ne sais pas si j’aurais pu. Toute ma famille était plus que ravie aussi. Tout le monde nous a suivi durant 3 ans. La seconde prise de sang, 2 jours plus tard a bien confirmé que j’attendais une petite merveille.
Il fallait ensuite attendre 5 semaines pour la première échographie à avec mon super docteur. Dans la salle je n’en pouvais plus, j’ai cru que j’allais exploser. Et s’il n’y a plus rien, et si le cœur ne bat pas. Je n’avais pas vraiment de symptômes et ça me terrifiait. Quand, on a vu ce mini point, entendu ce petit cœur battre c’était magique, il n’y a pas de mots. J’ai eu une échographie à chaque passage chez le médecin, ce qui me rassurait. J’ai été arrêtée à 5 mois de grossesse par précaution.
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J’ai eu une super grossesse même si l‘accouchement a été douloureux. Je pourrais le revivre mille fois. La peur que ce ne soit pas la mienne, qu’elle ne soit pas en bonne santé. Et puis je l’ai vu et tout a disparu. Mais je n’oublierai jamais tout ce qu’on a vécu et bien sûr, je lui expliquerai tout. Nous avons eu du mal à y croire jusqu’au jour où enfin, nous avons tenu notre fille dans nos bras. Nous avons eu à notre grande surprise un petit garçon naturellement 2 ans et demi plus tard. Le parcours a été dur et long mais ça en valait plus que la peine. Et quand je vois, le parcours bien plus difficile de certaines femmes en PMA, je me dis chaque jour, qu’on a vraiment eu de la chance.
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