Infertilité : sa cause conditionne aussi la bonne suite de la grossesse obtenue

Les grossesses difficilement obtenues pour cause d’infertilité sont-elles plus à risques que les autres ? Une étude américaine affine ce constat en s’intéressant aux causes des infertilités masculines et féminines.

Qu’une grossesse obtenue suite à un traitement contre l’infertilité soit plus à risques de complications obstétricales et d’évolution périnatale défavorable, cela semble acquis depuis un certain temps, à la lueur de nombreux arguments et cela même si la grossesse a été obtenue sans recourir à la procréation médicalement assistée (PMA).

Mais des chercheurs ont démontré récemment que les complications en question variaient en fonction de la cause de l’infertilité du couple.

Un risque d’hospitalisation qui varie selon la pathologie source d’infertilité

Cette étude a comparé les risques d’évolution défavorable de la grossesse et de l’accouchement chez des couples infertiles ayant utilisé ou non une PMA et chez des femmes avec fertilité normale en tenant compte des causes d’infertilité : endométriose et troubles ovulatoires pris en charge par PMA ou non d’une part, étiologies masculines et troubles tubaires (conduisant toujours à une PMA) d’autre part, et, enfin, les pathologies gynécologiques inflammatoires (pas de PMA).

De cette « compilation » de données, il apparaît que le risque d’hospitalisation durant la grossesse est augmenté chez les femmes présentant une pathologie gynécologique et varie selon sa nature. Par rapport au groupe avec fertilité normale, il est de près de deux à plus de trois fois plus important chez les femmes atteintes d’endométriose ayant conçu par PMA (1,97) ou naturellement (3,34). En cas de troubles ovulatoires, le risque est de 2,31 en cas de PMA et de 2,56 sans PMA et pour les pathologies d’origine tubaire, le risque est de 1,51. Enfin, dans le cas des atteintes inflammatoires, le risque est de 2,79.

Au détour de l’étude, les chercheurs ont constaté assi une augmentation du risque de diabète gestationnel chez les femmes ayant des troubles de l’ovulation, qu’elles aient ou non eu une PMA (2,17 et 1,94) et d’accouchement prématuré (1,24-1,93) et de petit poids de naissance (1,27-1,60) dans tous les groupes de patientes avec PMA sauf chez celles qui souffrent d’endométriose.

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Source JIM.


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