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Zika : un bébé décède de microcéphalie au Panama

Zika : un bébé décède de microcéphalie au Panama

Le Panama vient d’annoncer le décès d’un nouveau-né atteint de microcéphalie, très probablement à la suite d’une infection in utero par le virus Zika. C’est le premier nourrisson victime de cette infection.

Il n’aura vécu que quelques instants

Ce nouveau-né est décédé le 17 mars très rapidement après sa naissance. Une surprise terrible pour les parents car la maman n’avait ressenti aucun symptôme du virus Zika pendant sa grossesse. Eh oui, malheureusement, les autorités de santé estiment que 70 à 80% des personnes atteintes sont asymptomatiques, c’est-à-dire qu’elles n’ont aucun des symptômes de l’infection. Alors comment les médecins panaméens peuvent-ils être sûrs qu’il s’agit du virus Zika ? Tout simplement parce que des traces de l’infection ont été retrouvées dans le cordon ombilical, qui a été analysé après le décès du bébé.

Le doute n’est plus permis sur les causes de la malformation

Si d’aucuns doutaient que le virus soit en cause dans les cas de microcéphalies qui touchent actuellement l’Amérique du Sud, notamment le Brésil, pays le plus touché avec près de 4000 nourrissons atteints par cette malformation de la boîte crânienne, ce triste fait divers vient malheureusement apporter des éléments de réponse qui ne permettent plus le doute.

En France métropolitaine, risque minime

En France métropolitaine, le risque est quasiment nul de voir se développer une épidémie de l’importance que connaissent les Antilles et l’Amérique du Sud. Néanmoins, on compte actuellement 126 cas de Zika en métropole dont six femmes enceintes. Pour être contaminé, le moustique porteur doit avoir piqué une personne contaminée depuis moins de 8 jours. Les zones d’épidémies étant très éloignées, il paraît peu probable de de voir se développer une colonie importante de moustiques infectés par Zika, surtout si les recommandations de prudence (éviter de voyager dans les zones infectées) sont respectées.


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Penser prévention !

Il faut toujours penser prévention, en évitant évidemment de voyager dans les zones à risques, mais aussi en supprimant dès le mois de mai toutes les zones d’eau stagnante qui attirent les moustiques (bacs à fleurs, bassins d’agrément, arrosoirs mal vidés…) et en utilisant des répulsifs compatibles avec la grossesse. Des mesures efficaces, qui restreignent fortement les risques de contamination mais qui ne doivent pas vous dissuader d’appliquer des règles de prévention : pas de flaques d’eau et répulsifs obligés.


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