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Zika : 5 femmes enceintes de retour en métropole porteuses du virus

L‘Institut de Veille Sanitaire a publiĂ© mardi 16 fĂ©vrier un rapport faisant Ă©tat du virus Zika en France mĂ©tropolitaine. Entre le 1er janvier et le 19 fĂ©vrier 2016, le virus a Ă©tĂ© confirmĂ© biologiquement chez 66 personnes dont 5 femmes enceintes et 1 cas avec complications neurologiques. Les personnes atteintes revenaient de zones de circulation du virus, mais il n’est pas dit clairement dans le rapport oĂč le virus a Ă©tĂ© contractĂ©.

L’Ă©volution du virus Zika

Suite aux rĂ©centes Ă©volutions de la situation Ă©pidĂ©mique autour du virus Zika, le Haut Conseil de la SantĂ© Publique a rĂ©ajustĂ© ses mesures concernant la prise en charge des femmes enceintes atteintes. Sachant que le virus est dĂ©sormais arrivĂ© en France mĂ©tropolitaine, le HCSP prĂ©conise un suivi tout particulier comprenant des Ă©chographies mensuelles pour une recherche d’Ă©ventuelles anomalies cĂ©rĂ©brales et morphologiques. Ces suivis permettraient de dĂ©tecter plus facilement la microcĂ©phalie, une anomalie de la croissance de la boĂźte crĂąnienne montrant un diamĂštre de la tĂȘte infĂ©rieur Ă  la normale. Ce syndrome trĂšs grave serait en effet causĂ© par le virus Zika. Il faut nĂ©anmoins rester prudent sur ce sujet car, comme l’explique l’OMS (Organisation Mondiale de la SantĂ©), seule une « association possible » de ce syndrome et de ce virus est dĂ©montrĂ©e. L’organisation se donne encore quatre Ă  six mois pour tirer des conclusions prĂ©cises sur le sujet, comme le souligne Le Monde.

Si l’infection est confirmĂ©e chez la femme enceinte, il n’est pas forcĂ©ment nĂ©cessaire de pratiquer une amniocentĂšse, examen du liquide amniotique qui dĂ©tecte d’Ă©ventuels problĂšmes chromosomiques. Si des anomalies sont dĂ©couvertes Ă  l’Ă©chographie, un bilan sanguin sera effectuĂ© pour confirmer la prĂ©sence ou non du virus. Se protĂ©ger contre d’Ă©ventuelles nouvelles piqĂ»res de moustiques est Ă©galement une mesure Ă  prendre au sĂ©rieux. Certes, avec l’hiver qui se termine, le risque de transmission du virus par le moustique en France mĂ©tropolitaine est inexistant. Cependant, avec le retour des moustiques en fin de printemps, il faudra redoubler de vigilance surtout si l’on est enceinte.

L’origine du virus et son traitement restent Ă  dĂ©terminer

Nous savons maintenant que la transmission du virus se fait par la piqĂ»re du moustique Aedes albopictus, plus couramment nommĂ© sous le nom de moustique Tigre. Et de fortes suspicions entourent la contamination par voie sexuelle ou lacrymale. Dans 20% des cas, les symptĂŽmes sont clairs : fiĂšvre, irruptions cutanĂ©es et douleurs musculaires. Mais majoritairement, le virus est prĂ©sent sans qu’aucun symptĂŽme ne le rĂ©vĂšle. À ce jour, 36 pays sont concernĂ©s par l’Ă©pidĂ©mie dont la Guyane et les Antilles. Rien que sur le continent amĂ©ricain, 28 pays sont susceptibles de constater la prĂ©sence du virus. Mais les cas de microcĂ©phalie ne concernent majoritairement pour l’instant que le BrĂ©sil et la PolynĂ©sie Française. Le Haut Conseil de SantĂ© Publique conseille donc, pendant une grossesse, de reporter les voyages prĂ©vus dans les pays concernĂ©s par l’Ă©pidĂ©mie.

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, il n’existe Ă  ce jour aucun vaccin pour prĂ©venir l’infection par le virus. La seule recommandation que le HCSP propose est de se protĂ©ger Ă  l’aide de vĂȘtements longs et de produits rĂ©pulsifs.

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