Zika : l’Institut Pasteur estime à 1% les risques de microcéphalie

Une étude dirigée par l’Institut Pasteur en collaboration avec des chercheurs polynésiens a estimé, pour la première fois, que 1% des bébés nés de mères infectées par le virus Zika ont un risque de microcéphalie. Ce pourcentage révèle donc que seulement une femme sur cent atteinte dès le premier trimestre par le virus peut transmettre cette malformation cérébrale grave.

Une étude réalisée sur une précédente épidémie Zika

Depuis la publication de l’étude dans la revue médicale The Lancet ce mercredi 16 mars, nous savons clairement quels sont les risques de microcéphalie pour les bébés dont la mère est atteinte par le virus Zika. C’est une première et cela permet de faire le point sur ces déformations cérébrales graves.

L’étude s’est basée sur la précédente épidémie du virus Zika qui a sévi en Polynésie française. Au total, 66% de la population a été touchée et le cas de microcéphalie a justement été étudiée de près entre septembre 2013 et juillet 2015.

Finalement, sur 8 cas de microcéphalie détectés, 7 (soit 88%) sont apparus pendant les 4 premiers mois après l’épidémie Zika. C’est donc avec certitude que l’Institut Pasteur a montré le lien temporel important entre l’épidémie la microcéphalie.

Ce chiffre montre surtout que les risques de microcéphalie pour un bébé sont 50 fois plus élevés qu’en temps normal où les malformations cérébrales ne concernent que 0,02% des bébés. Le risque de complications graves pendant la grossesse reste tout de même plus faible que si la future maman attrape une autre infection virale comme la rubéole. Cette maladie engendre des complications graves entre 38% et 100% des cas. Un souci bien réel par ailleurs alors que beaucoup de petites filles aujourd’hui ne sont plus vaccinées contre la rubéole.

Des recommandations à suivre de très près

À ce jour, il n’existe toujours pas de vaccin ni de traitement pour lutter contre le virus Zika et donc pour limiter voire éviter les cas de microcéphalies mais de nombreux conseils sont prodigués par les médecins aux futures mamans qui sont exposées aux piqûres de moustiques, et notamment depuis la découverte de cas de Zika en France métropolitaine.

Les recommandations de l’OMS sont claires, et prennent tout leur sens sachant que nous arrivons en période printanière et que l’arrivée des moustiques est imminente. Les femmes enceintes doivent donc se protéger contre les piqûres de moustiques impérativement. Et ce surtout pendant le premier trimestre de la grossesse, là où elles sont les plus vulnérables. Les possibles transmissions sexuelles du virus sont à prendre en compte, il faut donc se protéger de ce côté-là également.


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Pour ce qui est du reste, il faut appliquer régulièrement des produits répulsifs et porter au maximum des vêtements longs, qui recouvrent une très grande partie du corps et de préférence dans des couleurs claires. En dormant, il faut penser à se protéger tout autant notamment grâce à des moustiquaires. En cas de symptômes tels que la fatigue, des maux de tête, une conjonctivite ou des éruptions cutanées, il ne faut pas hésiter à contacter un médecin.

Pour celles qui sont déjà mamans, il est également conseillé de protéger son enfant, par exemple, grâce à une moustiquaire placée sur la poussette. Sans oublier d’éviter les stagnations d’eau (pots de fleurs, bassins décoratifs…) qui attirent les moustiques. Des petits gestes simples qui peuvent rassurer et prévenir des éventuels risques avec l’arrivée du printemps.

 

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