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Restaurer la fertilité aprÚs un cancer, bientÎt possible ?

AprĂšs un cancer, la fertilitĂ© risque d’ĂȘtre endommagĂ©e. VoilĂ  pourquoi, avant de commencer tout traitement par chimiothĂ©rapie ou radiothĂ©rapie, les mĂ©decins proposent Ă  leurs patients atteint d’un cancer de congeler leurs ovocytes (dans le cas d’une femme) ou son sperme, si le patient est un homme. En effet, ce type de traitement pour soigner la personne peut la rendre stĂ©rile. Ainsi aprĂšs la guĂ©rison, le couple peut envisager une fĂ©condation in vitro afin de concevoir un bĂ©bĂ©. Mais cela pourrait bientĂŽt changer… Des chercheurs originaires de Belgique gardent espoir pour restaurer la fertilitĂ© chez une femme aprĂšs un cancer.

Outre le fait de congeler ses ovocytes, il y a aussi la possibilitĂ© de prĂ©lever du tissu ovarien avant le dĂ©but d’une chimiothĂ©rapie ou radiothĂ©rapie pour ensuite le conserver dans une cryobanque. Ainsi, aprĂšs la guĂ©rison du cancer, le tissu ovarien peut ĂȘtre rĂ©implantĂ© chez la patiente, qui pourra ainsi envisager de fonder une famille.

Toutefois, cette pratique n’est pas sans risque : et si dans ce tissu ovarien prĂ©levĂ© se trouvaient des cellules cancĂ©reuses ? La patiente pourrait alors trĂšs vite rechuter… VoilĂ  pourquoi, les patientes atteintes d’une maladie maligne dont les cellules cancĂ©reuses peuvent se loger dans le tissu ovarien ne peuvent pas avoir recours Ă  cette pratique. Des chercheurs issus de l’Institut de Recherche ExpĂ©rimentale et Clinique de l’UCL, Ă  Louvain, en Belgique, ont alors tentĂ© d’y remĂ©dier, en cherchant une alternative. Ils ont ensuite publiĂ© leurs rĂ©sultats prometteurs dans la revue scientifique amĂ©ricaine Reproductive Biomedicine Online.

La crĂ©ation d’un ovaire artificiel

Le but ? Restaurer la fertilitĂ© chez les patientes qui ne peuvent pas prĂ©lever leur tissu ovarien pour le placer dans une cryobanque. Pour cela, l’Ă©quipe du professeur Christiani Amorim a rĂ©ussi Ă  garder « en vie » des follicules humains (composĂ©s de follicules ovariens humains qui contiennent l’ovocyte et de cellules stromales qui forment un tissu de soutien) Ă  l’intĂ©rieur d’un ovaire artificiel, pour ensuite le transplanter dans des souris.

RĂ©sultat ? 20% des follicules humains placĂ©s Ă  l’intĂ©rieur de l’ovaire artificiel ont survĂ©cu et ont mĂȘme grandi. Des rĂ©sultats pour le moins encourageants lorsqu’on sait que ce pourcentage est similaire Ă  ceux obtenus lors d’une vĂ©ritable transplantation de tissu ovarien, qui a dĂ©jĂ  permis la naissance de 60 enfants depuis 2004. Le professeur Christiani Amorim et son Ă©quipe de chercheurs sont donc sur la bonne voie. Affaire Ă  suivre…

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