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Prendre des antidépresseurs durant la grossesse serait-il synonyme de complications à la naissance ?

Il arrive qu’une femme soit sous antidépresseur et attende également un enfant. Un médecin lui a alors prescrit des antidépresseurs avec inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) durant la grossesse. Selon une étude, la prise d’antidépresseurs durant la grossesse peut engendrer des complications lors de l’accouchement.

L’étude, réalisée par l’University of Eastern Finland et l’hôpital universitaire de Kuopio basée en Finlande, a été publiée dans la revue médicale PLoS ONE. Mais si la prise d’antidépresseur va favoriser un allongement du cordon ombilical, ce qui peut ensuite engendrer un risque d’enroulement du cordon autour du bébé et une activité fœtale augmentée.

Pour cela, les scientifiques ont étudié 24 000 femmes qui ont accouché entre 2002 et 2012. Ils ont ensuite souhaité connaître les effets des antidépresseurs les plus prescrits par les médecins, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sur la grossesse, le développement du fœtus ainsi que l’état de santé des nourrissons à la naissance.

Des bébés moins actifs à la naissance

Résultat ? 1,7% des femmes enceintes étaient soignées grâce à la prise d’antidépresseurs de nature ISRS et plus précisément le citaloprame. Dès la naissance des bébés, les scientifiques ont pu voir également que celles qui avaient été sous antidépresseurs avaient présenté un cordon ombilical plus long mais aussi une faible activité de la part des bébés et avaient deux fois plus de chance d’aller en soins intensifs que les autres nourrissons. Dans le rapport de l’étude, les chercheurs ont expliqué : « Un long cordon ombilical peut affaiblir la circulation fœtale et exposer le fœtus à un manque d’oxygène au cours de la grossesse ou encore entraîner des complications lors de l’accouchement. »


Mais quand bien même, prendre de l’antidépresseur durant la grossesse reste dangereux. En effet, au premier trimestre, les antidépresseurs récents ne comportent que très peu de risques pour le bébé. Et le risque de malformation n’est pas plus élevé que dans la population générale.

Par contre, continuer la prise d’antidépresseurs lors du troisième trimestre peut exposer bébé à des risques de prématurité, de troubles respiratoires, d’hypoglycémie, etc… Les médicaments passent au-delà de la barrière et du placenta et peuvent alors toucher bébé. Prudence donc…, mais en gardant à l’esprit que la dépression, elle aussi, peut être dangereuse. Parfois il vaut mieux un traitement bien évalué avec son médecin que pas de traitement du tout. Et surtout, il ne faut jamais arrêter brutalement un traitement d’antidépresseurs, et jamais sans en avoir d’avoir parlé avec son médecin traitant.

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