Pas question d’adopter des enfants de la même couleur de peau qu’eux pour ce couple d’Américains !

En avril dernier, Aaron et Rachel Halbert, deux Américains caucasiens, ont donné naissance à des triplées afro-américaines. Trois petites filles en parfaite santé, accueillies par leur grand frère afro-américain et leur grande sœur métisse. Selon Aaron Halbert, rien ne devrait surprendre dans ce portrait de famille qui peut sembler insolite. Dans un témoignage publié par le Washington Post, le jeune père de famille explique que sa femme et lui ont fait le choix d’adopter des enfants n’ayant pas la même couleur de peau qu’eux, puis de recourir au don d’embryons surnuméraires.

L’adoption, une démarche pro-vie ?

Si Aaron et Rachel ont construit une famille multi-ethnique, c’est par conviction religieuse. Tous deux chrétiens évangéliques, ils se définissent comme « Pro-Life » (pro-vie) et ont voulu que leur famille reflète leurs convictions : pour Aaron, l’adoption est la conséquence naturelle de la position pro-vie. Il a vu cette intuition personnelle confirmée par leurs difficultés à concevoir un enfant.

Lorsqu’il a effectué les démarches d’adoption de leurs deux aînés, le couple a spécifiquement demandé à ce que les bébés ne soient pas caucasiens. Les enfants blancs étant plus rapidement adoptés aux Etats-Unis, Aaron et Rachel ont préféré accueillir un bébé plus « vulnérable ».

halbert bebe adoption

Le choix d’une famille multi-ethnique

Un choix qui n’a pas toujours été bien perçu. Au fil des années, leur famille multi-ethnique a essuyé de nombreuses réactions désapprobatrices : femme blanche les fixant « avec dégoût », mère de famille noire secouant la tête en les regardant…

Les Halbert considèrent que la diversité ethnique de leur famille est une richesse : « la beauté d’une famille multi-ethnique réside dans le fait que les différences enrichissent et complètent nos vies. Cela te pousse à revoir ta manière de penser, de parler, d’agir et de vivre« . Ainsi, pour les Halbert, le simple fait de coiffer leur fille a été source de rencontre : pour réussir à tresser et prendre soin de ses cheveux crépus, ils ont fait appel à des communautés afro-américaines sur Facebook.

Et trois nouveaux bébés !

Ce couple d'Americains caucasiens a adopte 5 bebes noirs

Une jolie famille, célébrant la diversité et unie par l’amour… L’histoire aurait pu s’arrêter là, comme l’avaient prévu Aaron et Rachel. Mais la vie ne l’a pas voulu ainsi : lors d’un dîner, ils ont entendu parler du National Embryo Donation Center, un organisme américain qui collecte et gèle des embryons surnuméraires issus de fécondations in vitro (FIV), pour qu’ils soient ensuite adoptés par un couple stérile.

Fidèles à leurs convictions pro-vie, selon lesquelles la vie commence avec la conception, les Halbert ont pris la décision d’adopter deux embryons. Ils ont choisi des embryons afro-américains, car ils considéraient que cela permettrait à leurs enfants de se « sentir connectés ».


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Quelques semaines après l’insémination, ils ont découvert que les jumelles étaient devenues… des triplées. Un embryon s’est divisé après l’insémination, et Rachel était enceinte de trois fœtus. Une grossesse multiple qui s’est déroulée sans complication, et est arrivée à terme en avril dernier, quand trois nouvelles venues se sont ajouté à cette famille multi-ethnique.

Le devenir des embryons surnuméraires : une question encore épineuse

La décision d’adopter des embryons surnuméraires met en lumière un sujet épineux… Lors des procédures de fécondations in vitro, un grand nombre d’embryons surnuméraires est produit, pour prévenir les risques d’échec. Les parents doivent ensuite décider du devenir de ces embryons : d’après la loi, ils peuvent les conserver dans le cadre d’un projet parental, les donner à la recherche, les donner à un couple stérile ou demander à ce qu’ils soient détruits. Une décision souvent difficile à prendre…

 

 

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