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Nés prématurément, ces bébés se sont battus pour survivre

Fin septembre, une Ă©tude espagnole a dĂ©montrĂ© que 26 semaines de grossesse Ă©tait le seuil oĂč les bĂ©bĂ©s prĂ©maturĂ©s avaient plus de chances de survie. Mais il arrive aussi parfois que des bĂ©bĂ©s naissent bien avant, par exemple Ă  23 semaines de grossesse, une date qui n’est pas considĂ©rĂ©e comme « viable », oĂč les mĂ©decins ont peu d’espoir dans la survie des petits, et oĂč, en Angleterre, il est mĂȘme encore possible d’avorter (jusqu’Ă  24 semaines de grossesse) mais que parfois, ces bĂ©bĂ©s surprennent tout le monde et se battent, survivent.

Cinq mamans ont tenu Ă  tĂ©moigner dans le Daily Mail de leur parcours. Ces histoires nous montrent des parents qui y ont toujours cru et n’ont jamais voulu abandonner, mĂȘme quand les enfants Ă©taient au plus bas ou que la maman avait dĂ©jĂ  subi ce genre de combat. Qui sont ces mĂšres de familles fiĂšres de leur parcours ?

Kelly Hough, 30 ans, est conseillĂšre commerciale. Ses jumeaux Billy et Kaydon sont nĂ©s prĂ©maturĂ©ment avant 24 semaines de grossesse, alors qu’ils ne faisaient mĂȘme pas 800 grammes, mais sont aujourd’hui, Ă  3 ans, en bonne santĂ©. Leur maman aimerait que les docteurs qui n’avaient pas confiance en leur chance de survie Ă  l’Ă©poque voient aujourd’hui comme ses deux petits garçons « effrontĂ©s » se portent bien. A leur naissance, le mĂ©decin avait dit : « Vos jumeaux sont trop petits pour naĂźtre et vont probablement sortir sans respirer, dans ce cas, nous ne les sauverons pas », une phrase qui avait laissĂ© la maman sans voix. Ses enfants sont nĂ©s d’une FIV aprĂšs des annĂ©es de problĂšmes de fertilitĂ© avec son Ă©poux. AprĂšs des semaines trĂšs difficiles, les garçons sont rentrĂ©s Ă  la maison Ă  17 et 20 semaines respectivement. L’histoire de Kelly montre qu’elle a bien fait de garder espoir et d’y croire. « A les regarder aujourd’hui, personne ne devinerait qu’ils sont nĂ©s si tĂŽt. Nous sommes les parents les plus fiers du monde », a joliment confiĂ© la mĂšre de famille.

Kelly et ses jumeaux de trois ans

 

Zara Taffurelli, 23 ans, a vĂ©cu une histoire similaire. Maman de Katie-Louise, 5 ans, sa seconde fille, Emily, 20 mois, est nĂ©e prĂ©maturĂ©ment avant 24 semaines. Les mĂ©decins pensaient lĂ  aussi qu’elle n’allait pas s’en sortir. La petite est nĂ©e un jour avant les 24 semaines de grossesse, une date clĂ© Ă  partir de laquelle les mĂ©decins engagent apparemment plus de moyens pour sauver l’enfant. L’enfant Ă©tait si malade qu’Ă  7 jours l’Ă©quipe mĂ©dicale conseillait Ă  sa famille de lui dire au revoir. Mais Emily s’est Ă©normĂ©ment battue, et a pu rentrer Ă  la maison 4 mois et demi plus tard. La fillette ne marche pas encore, doit porter un masque Ă  oxygĂšne la nuit et sera peut-ĂȘtre aveugle d’un Ɠil, mais ses parents gardent espoir et voient des amĂ©liorations.

Zara et sa fille Emily

 

Fiona Large, 27 ans, est pour sa part maman de cinq enfants. Elle a elle aussi eu des jumeaux prĂ©maturĂ©s nĂ©s Ă  23 semaines de grossesse. Elle a malheureusement eu moins de chances, son petit Eliott dont les poumons Ă©taient sous-dĂ©veloppĂ©s est dĂ©cĂ©dĂ© dans les 12 heures qui ont suivi sa naissance, mais sa sƓur Elsie, 14 mois aujourd’hui, est en vie. MalgrĂ© son triste dĂ©part dans la vie, elle est apparemment « la plus heureuse » des enfants de Fiona. Ses parents garderont cependant toujours en mĂ©moire son frĂšre jumeau dĂ©cĂ©dĂ©.

La petite Elsie

 

Theo, fils de Caryanne Asher, 33 ans, est nĂ© 4 mois Ă  l’avance. Les mĂ©decins pensaient « le laisser partir ». Il a passĂ© pas moins de 4 mois Ă  l’hĂŽpital sous incubateur. Mais aujourd’hui, il a bientĂŽt 2 ans et se porte bien. AprĂšs tout ce qu’il a vĂ©cu, « son pĂ©diatre n’en revient pas qu’il s’en soit sorti indemne ». Comme les autres enfants citĂ©s dans l’article, c’est un bĂ©bĂ© miraculĂ© qui est passĂ© au-dessus des prĂ©dictions des mĂ©decins.

Jackie Knowles, 39 ans, a quant Ă  elle racontĂ© l’histoire de sa fille Anais, nĂ©e aprĂšs 23 semaines de grossesse alors qu’elle ne pesait mĂȘme pas 600 grammes. Cette mĂšre de famille pense que « l’esprit dĂ©terminé » de sa fille a pu l’aider Ă  survivre. Avant elle, la maman avait dĂ©jĂ  perdu deux bĂ©bĂ©s prĂ©maturĂ©s. On imagine donc son inquiĂ©tude extrĂȘme quand elle a cru voir se rĂ©pĂ©ter pour la troisiĂšme fois l’histoire. A la naissance d’Anais, la sage-femme a indiquĂ© Ă  Jackie que la petite ne survivrait pas. Mais, alors qu’elle se prĂ©parait Ă  subir un troisiĂšme deuil, la maman a vu sa petite survivre. L’enfant aura passĂ© six mois Ă  l’hĂŽpital avant de pouvoir enfin en sortir. A 3 ans aujourd’hui, la petite puce ne marche pas encore et a des problĂšmes de vue mais les mĂ©decins sont confiants : ils pensent qu’elle finira par marcher, et qu’une opĂ©ration suffira Ă  rĂ©gler ce problĂšme de la vision. On espĂšre qu’ils ont raison. « Ma fille est la preuve que des bĂ©bĂ©s nĂ©s trĂšs prĂ©maturĂ©ment peuvent vivre pleinement », a confiĂ© sa mĂšre au journal.

 

Jackie et sa fille de trois ans Anais

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