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Bébés prématurés à 26 semaines de grossesse : un nombre qui peut tout changer ?

Une Ă©tude espagnole publiĂ©e dans la revue Anales de Pediatria s’est intĂ©ressĂ©e au taux de survie des bĂ©bĂ©s nĂ©s prĂ©maturĂ©s Ă  moins de 26 semaines. A partir de cette durĂ©e gestationnelle, les chances de survie augmentent.

Le docteur Fermin Garcia Munoz-Rodrigo, co-auteur de cette Ă©tude et travaillant Ă  l’UniversitĂ© de Las Palmas de Gran Canaria, nous remet en mĂ©moire que, plus l’enfant naĂźt prĂ©maturĂ©ment, plus il y a de risques qu’il dĂ©veloppe des complications sĂ©vĂšres et plus ses chances de survie diminuent. (Pour rappel, un bĂ©bĂ© naĂźt aprĂšs 37 Ă  42 semaines de grossesse.) Il a aussi Ă©tĂ© indiquĂ© que la survie des bĂ©bĂ©s nĂ©s Ă  moins de 23 semaines est « exceptionnelle ».

 

Que nous indiquent les recherches ?

 

L’étude s’est penchĂ©e sur 3 236 bĂ©bĂ©s en Espagne nĂ©s Ă  26 semaines ou moins. Les rĂ©sultats dĂ©montrent que 26 semaines de grossesse constituent un seuil Ă  partir duquel le bĂ©bĂ© a plus de chances de survie. Les scientifiques appellent ces bĂ©bĂ©s « viables ». Pour vous donner une idĂ©e en chiffres : un bĂ©bĂ© de 22 semaines a 12,5% de chances de survivre, Ă  24 semaines, 36,9% et Ă  26 semaines le taux grimpe Ă  71,9%. Un petit mois qui fait donc toute la diffĂ©rence.

Par contre, cette survie implique dans plusieurs cas des complications (au cerveau, aux poumons
). Les chercheurs ont donc donnĂ© d’autres chiffres, ceux des chances de survie sans complications du bĂ©bĂ© en fonction de sa naissance. Ils sont nettement plus faibles que les prĂ©cĂ©dents : Ă  23 semaines, 1,5%, Ă  24 semaines 9,5%, Ă  25 semaines 19% et enfin Ă  26 semaines : 29,9%. Il est donc quasiment impossible pour un bĂ©bĂ© de moins de 23 semaines de survivre sans complications selon cette Ă©tude. A mesure qu’avancent les semaines de grossesse, les risques diminuent.


D’autres facteurs que la date de naissance influent dans le pronostic, toujours selon ce qu’on apprend dans l’étude : le poids de bĂ©bĂ© Ă  sa naissance, le sexe (les filles auraient plus de chance d’avoir un dĂ©veloppement normal), le fait que la grossesse soit unique et non multiple, ou encore la prise prĂ©natale de corticoĂŻdes par la maman.

 

Mais, bien sĂ»r, chaque cas est unique, chaque grossesse est diffĂ©rente, et doit donc ĂȘtre traitĂ© comme tel, avec les traitements adaptĂ©s.


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