Mère toxicomane, un combat pour elle et leur bébé

Les mères toxicomanes et leurs bébés sont souvent dans des situations dramatiques et dangereuses pour la survie de l’enfant, nous apprend la chaîne télé américaine de l’Utah, KLS, affiliée à la NBC, sur son site internet.

« Un engrenage dont il est difficile de sortir »

Nathalie (le nom a été modifié) s’est toujours dit qu’elle « ne tomberait pas là-dedans » et pourtant un jour, elle goûte et raconte qu’elle devient « accroc à l’héroïne et la méthamphétamine à l’âge de 13 ans ».

Elle admet n’avoir pas réussi à s’arrêter et avoir « consommé des opioïdes » (sorte d’analgésiques comme l’oxycodone et l’héroïne) pendant ses deux grossesses, ce qui a conduit au décès de l’un de ses enfants. « La dépendance était même plus forte que l’envie de manger ou de boire », raconte-t-elle à la chaine.

600 bébés traités pour dépendance par an dans l’Utah

Selon le ministère de l’Utah de la toxicomanie et de la santé mentale, 600 nouveau-nés par an sont hospitalisés pour dépendance.

Le Dr. Karen Buchi, chef de la division de pédiatrie générale de l’Université de l’Utah explique que souvent, les enfants qui deviennent toxicomanes « commencent avec ce qu’ils trouvent les armoires à pharmacie des parents ou des grands-parents en général ».

Des conséquences graves pour bébé

Quand une femme toxicomane apprend qu’elle attend un enfant, elle n’est jamais sûre de réussir à se sevrer. Et souvent, quand bébé vient au monde, il souffre du syndrome de sevrage néonatal.
Il s’agit tout simplement d’une crise de manque, l’enfant ayant été alimenté en drogues pendant toute la grossesse et ne l’étant plus après sa naissance.

Les nouveau-nés en état de manque pleurent énormément et tremblent souvent. Mais ce ne sont pas les seuls symptômes. Ils souffrent également de fortes fièvres, de transpiration excessive, de vomissements ou encore de respiration trop rapide.

D’après le Dr Gwen McMillin, directrice médicale de toxicologie chez ARUP Laboratoire et professeur des pathologies à l’Université de l’Utah, ces enfants demandent « une prise en charge médicale rapide et la mise en place d’un traitement ».

Aider enfants comme parents

Pour savoir si bébé est lui aussi dépendant, les médecins ont le droit de pratiquer un test sur le cordon ombilical avec ou sans l’accord de la maman.

Pour le Dr Buchi, le plus difficile « c’est de créer un environnement sécurisé pour les petits tout en aidant les mères à s’en sortir. A devenir de bons parents ».


Nathalie est clean depuis 5 ans mais ne peut pas oublier son passé. « J’ai tué mon bébé » raconte-t-elle, « je savais ce que je lui faisais mais j’étais totalement impuissante ».

Aider plutôt qu’emprisonner

Si certains Etats des Etats-Unis comme le Minnessota, le Dakota du Sud ou encore le Wisconsin considèrent que la toxicomanie pendant la grossesse est une maltraitance sur enfant, les dirigeants de l’Utah ont choisi d’aider ces femmes à s’en sortir.

Ils ont instauré un accès prioritaire aux programmes de traitement de la toxicomanie pour les femmes enceintes afin de guérir ensemble mère et enfant.

Meres et bebe toxico

Voir les commentaires (0)

Laisser votre commentaire