Les Français appelés à donner leur avis pour faire évoluer la politique vaccinale

Le 9 septembre dernier, la revue médicale Ebiomedicine publiait une étude réalisée par des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et intitulée Vaccine Confidence Project (« Projet confiance dans les vaccins »). Une étude qui révélait que la France était championne du monde de scepticisme, expliquant que plus de 4 Français sur 10 estimaient que les vaccins ne sont « pas sûrs ». La ministre de la Santé, Marisol Touraine a alors souhaité donner la parole aux Français. Pour cela, une plateforme en ligne a alors été créée, afin que les citoyens donnent leur avis concernant la vaccination, dont l’ouverture avait été annoncée en janvier 2016.

Retirer la vaccination obligatoire

Jusqu’au 13 octobre 2016, vous pouvez exprimer le fond de votre pensée sur la plateforme contrib.concertation-vaccination.fr, avec trois thèmes proposés : « exprimez ici votre avis sur la vaccination au sens large », « quelles recommandations feriez-vous pour améliorer la confiance dans la vaccination ? » et « Quelles recommandations feriez-vous pour améliorer la couverture vaccinale ? ». À ce jour, 4 200 avis ont été donnés, parmi lesquels on retrouve : qu’il y ait « plus de transparence dans les risques encourus », de « retirer l’aluminium dans les vaccins« , de « parler des effets secondaires » que les vaccins peuvent transmettre. Mais il y a un sujet qui revient le plus souvent dans ces contributions : celui « de retirer la vaccination obligatoire ». À savoir, le vaccin DT-Polio, qui regroupe la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, reste le seul qui soit encore obligatoire, et ce, depuis 2007. Mais le souci, c’est qu’il n’existe plus depuis 2008. Il est à présent accompagné de celui contre la coqueluche, l’Hæmophilus ifluenzae de type B (bactérie à l’origine de méningites et de problèmes respiratoires) mais aussi de l’Hépatite B.

L’objectif de Marisol Touraine avec cette plateforme en ligne ? « Renforcer la confiance des Français dans la vaccination, en répondant de façon transparente à leurs inquiétudes et préoccupations », est-il écrit sur le site. Un plan qui s’appuie sur une vingtaine recommandation écrite par Sandrine Hurel, ancienne députée, chargée par le Premier ministre d’une mission sur la politique vaccinale. Grâce aux avis des contributeurs, cela permettra ainsi d’identifier les questions que se posent, les usagers, mais aussi les parents ainsi que les professionnels de la santé, en somme, les citoyens.

Quelles sont les conséquences pour un bébé non vacciné ?

En novembre 2015, Mickaël Lecompte avait comparu devant le tribunal de Strasbourg pour avoir refusé de faire vacciner son fils. Le papa avait ensuite été relaxé. Mais il faut savoir que les parents qui ne font pas vacciner leurs enfants peuvent encourir jusqu’à six mois de prison et 3 750 euros d’amende. Également, il est important de noter qu’un bébé non vacciné ne peut pas être inscrit en crèche, ni en centre de loisirs et même à l’école. Alors, si non seulement les conséquences sont lourdes pour les parents, elles le sont aussi pour l’avenir de bébé… mais aussi pour la santé de tout le monde ! En effet, en refusant de faire vacciner un bébé, des maladies oubliées comme la diphtérie, présente dans les pays de l’Est, mais aussi la rougeole, peuvent revenir.


Il ne faut pas oublier également, que si les maladies sont rares dans notre pays, c’est parce que la vaccination avait fait son travail en les éradiquant. N’oublions pas qu’il y a des flux migratoires également, et que si le taux de vaccination baisse, alors les bactéries risquent de revenir.

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