#fertilityday : pourquoi la campagne pour la natalité en Italie fait polémique ?

Si la France reste leader en Europe dans la catégorie « fécondité », avec un taux qui s’élève à 1,98 enfant par femme en 2014, il n’en va pas de même chez nos voisins italiens… Le 22 septembre 2016, le gouvernement italien et plus particulièrement le ministère de la Santé souhaitent faire de ce jour, la Fertility Day, une journée entièrement dédiée à la fertilité, dans le but d’inciter les jeunes adultes à relancer la démographie nationale. Même si l’intention est bonne, la campagne fait polémique sur les réseaux sociaux. La raison ? Une campagne de communication qui ne plaît pas vraiment…

« La beauté n’a pas d’âge, mais la fertilité si », « La fertilité est un bien commun », « Jeunes parents. La meilleure façon d’être créatif », mais aussi « Dépêchez-vous ! N’attendez pas la cigogne » et plein d’autres… Voici la campagne de communication en question qui met à mal les Italien(ne)s. En effet, en 2015, selon les chiffres de l’Ined (Institut national d’études démographiques), le nombre de naissances est descendu à 485 780. Et pour le gouvernement italien, il faut y remédier au plus vite !

Une campagne qui fait polémique sur les réseaux sociaux

Après la diffusion de cette campagne pour la natalité, les jeunes Italien(ne)s n’ont pas hésité(e)s à s’insurger face à cette pression. Ainsi, les internautes ont qualifié cette campagne de « sexiste », « paternaliste », voire même « dangereuse ». Mais ce n’est pas tout ! Pour eux, le contexte économique n’est pas propice à faire des enfants. En effet, si le taux de chômage est de 12, 4% selon les données du site statistiques-mondiales en avril 2015, il est de 42,4% dans la catégorie des 15-24 ans, selon les informations de l’Istat, l’institut des statistiques nationales. Et selon une étude, publiée en décembre 2015, et réalisée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) en collaboration avec l’Insee, le chômage retarde l’arrivée d’un premier enfant au sein d’un couple, par peur d’insécurité financière.

Alors pour ces jeunes, avant de pouvoir faire des enfants et ainsi relancer la démographie nationale, ce qu’ils souhaitent est assez simple : avoir un travail avec un contrat à durée indéterminée. Avec ce fameux sésame, ils pourront faire, par exemple, un prêt pour une maison, une voiture familiale et ainsi donner une belle vie à leurs enfants.

 

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Une nouvelle campagne devrait être créée

Alors même si les internautes, gynécologues, médecins, ou encore écrivains n’ont pas apprécié la démarche de Beatrice Lorenzin, la ministre de la santé, cette dernière ne démord et souhaite réellement que cette journée du 22 septembre prochain soit consacrée à la journée de la natalité, qui mettra en valeur « la beauté de la maternité et de la paternité » où des ateliers et des discussions et de sensibilisation seront organisés. Sur son compte Twitter, la ministre de la Santé a alors annoncé qu’une nouvelle campagne sera réalisée : « La campagne n’a pas plu ? Nous en ferons une nouvelle. Le ‘fertility day’ ne se résume pas à deux affiches, il s’agit de prévention, il s’agit de la santé des Italiens ».  Mais le problème dans le fond, ce n’est pas cette campagne, ni le fait que les Italiens ne souhaitent pas avoir d’enfants, mais le manque de moyens qui permettraient à ces jeunes de fonder une famille

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