Cancer du sein et PMA : l’étude qui met à mal les rumeurs…

Voilà une nouvelle qui va soulager plus d’une femme ! Et plus particulièrement celles qui ont eu recours à une fécondation in vitro pour devenir maman. Le traitement hormonal qui accompagne la FIV n’augmenterait pas le risque d’avoir un cancer du sein.

Avant de commencer la fécondation in vitro, toutes les femmes subissent une stimulation ovarienne obligatoire. En effet, pour ce traitement, il est nécessaire que le taux d’hormone soit augmenté. Et de beaucoup ! Jusqu’à 5 à 10 fois la normale. Et si les scientifiques et experts de la reproduction pensent que le cancer du sein pouvait avoir un lien avec la fécondation in vitro, c’est parce que, certaines de ces hormones, oestrogènes et progestérone, peuvent causer ce type de cancer hormono-dépendant. Dans le rapport de l’étude, le médecin Alexandra van den Belt-Dusebout a expliqué que si cette étude est bien plus concluante, c’est en raison de la durée de l’analyse et du nombre de femmes qui ont participé à l’étude : « Les études précédentes publiées sur le lien entre FIV et cancer du sein n’étaient pas concluantes en raison de périodes de suivi trop courtes ou d’un trop petit nombre de femmes testées ».

Des résultats encourageants !

Mais une étude néerlandaise a été menée par le Dr Alexandra van den Belt-Dusebout, épidémiologiste et son équipe de chercheurs issue de l’Institut néerlandais du cancer. Les résultats ont été publiés dans la revue médicale américaine JAMA. Cette analyse s’est basée sur les données de 25 000 femmes qui avaient eu recours à une FIV et qui ont été médicalement suivies pendant 20 ans. Durant ces deux décennies, les chercheurs ont découvert que sur ces 25 000 femmes, il y a eu 839 cas de cancers du sein métastasés et 109 où la tumeur avait été située. Afin de déterminer si une fécondation in vitro augmentait le risque d’avoir un cancer du sein, ils ont comparé ces chiffres à ceux de femmes n’ayant pas eu recours à une FIV mais ayant eu un cancer du sein. Il faut également savoir que les chercheurs ont bien pris en compte l’âge de la mère, ainsi que le nombre de tentatives de FIV.

Résultat ?

Les femmes qui ont recours à une fécondation in vitro ont 3% de risque de développer un cancer du sein et celles qui ont pris un autre traitement pour la fertilité ont 2,9% de risque. Une très faible différence ! Mais ce qui est le plus surprenant, c’est que l’étude a également montré que les femmes qui ont fait le plus de tentatives de fécondation in vitro (jusqu’à sept), ont moins de risque de développer ce type de cancer que celles qui n’en ont subi qu’une ou deux. Pour le Dr  Alexandra van den Belt-Dusebout, cette étude est « une vraie réussite« . En effet, le médecin a déclaré dans son rapport : « La principale conclusion est qu’il n’y a aucune preuve qu’il y ait un risque augmenté de cancer du sein, au moins dans les deux premières décennies. »


 

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