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Pourquoi beaucoup de médecins ne recommandent pas la vaccination à leurs patients alors qu’ils vaccinent leurs enfants ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avoir recours à la vaccination permettrait d’éviter 2 à 3 millions de décès par an. Et pourtant, peu de médecins généralistes proposent systématiquement à leurs patients la vaccination ! Ce qui est d’autant plus paradoxal car la majorité des médecins vaccinent leurs propres enfants… C’est du moins ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Lorraine et de l’Inserm, et publiée dans la revue médicale Clinical Microbiology and Infection.

En septembre dernier, on apprenait que 41% des Français pensent que les vaccins ne sont « pas sûrs », ce qui en fait les champions d’Europe du scepticisme vaccinal. Les principales raisons ? Un manque total de confiance vis-à-vis des vaccins existants en raison de polémiques récurrentes, plus ou moins fiables sur leurs sources ceci étant. Mais aussi le fait que les parents jugent la vaccination sans importance, car pour eux, les vaccins ne sont pas efficaces. Mais que font les médecins généralistes qui ont un rôle important à jouer en terme de recommandation vaccinale pour les jeunes enfants. Selon l’étude citée, ils ne recommandent pas systématiquement la vaccination aux jeunes parents alors qu’eux-même font majoritairement vacciner leurs enfants, comme l’atteste l’étude.

97% de vaccination ROR chez les enfants de médecins

Pour cette étude, les chercheurs ont demandé à 1 582 médecins leur attitude face à quatre vaccins non obligatoires, mais toutefois recommandés : l’hépatite B, le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole), la méningite C mais aussi le papillomavirus humain (HPV). Parmi eux, 1 068 avaient un enfant âgé entre 2 et 25 ans. Les résultats des questionnaires des chercheurs ont montré que 97% des généralistes ont vacciné leurs enfants avec le ROR, 77,7% contre l’hépatite B et 60,2% contre la méningite C. Les experts ont ensuite remarqué que 60% des médecins généralistes ne recommandaient pas systématiquement la vaccination à leurs patients.

Pourquoi donc les médecins ne proposent pas à leurs patients de faire de même ? La plupart ont répondu qu’en général, les patients sont très réticents par rapport à ce sujet, donc, à quoi bon engager la polémique…  En effet, de plus en plus de parents refusent de faire vacciner leur enfant car ils deviennent très méfiants vis-à-vis des vaccins existants, en général suite à l’emballement des réseaux sociaux sur la question où on peut lire beaucoup d’informations inexactes et anxiogènes. Qui plus est, la pétition du Pr Joyeux, réclamant le retour d’un vaccin DT-Polio simple, quasiment introuvable aujourd’hui, au lieu des formules combinées (contenant les valences de la coqueluche, de l’Hæmophilus ifluenzae de type B, bactérie à l’origine de méningites et de problèmes respiratoires et de l’Hépatite B) n’a rien arrangé au refus actuel de certaines familles de faire vacciner leurs enfants. Les médecins le savent et beaucoup ne souhaitent pas engager la polémique. Mais certains d’entre eux oublient souvent de parler vaccination par manque de temps, ou parce qu’ils ne connaissent pas l’historique vaccinal du patient, ou encore parce qu’ils hésitent face à un calendrier vaccinal chargé qui évolue souvent d’année en année (ndlr, depuis deux ans, le calendrier vaccinal n’a pas changé pour les jeunes enfants). Pour certains vaccins, les médecins se montrent aussi dubitatifs quant à leur réelle utilité, notamment les plus récents.

De lourdes conséquences pour les parents

Les parents qui refusent de faire vacciner leur enfant avec les trois vaccins obligatoires (DT-Polio) s’exposent à six mois de prison et 3 750 euros d’amende. Mais ce n’est pas tout ! Les enfants ne peuvent pas être inscrits en crèche, en centre de loisirs, ni même à l’école ! Si les conséquences sont lourdes pour les familles, elles le sont aussi pour la santé de tous car le recul de la vaccination tend à faire resurgir des maladies oubliées, comme la diphtérie, présente dans les pays de l’Est et, par exemple, en Espagne, où un petit garçon de 8 ans est décédé en juin 2015, ou encore la rougeole, qui peut aussi, dans certains cas, être mortelle : en février 2016, un bébé de 2 mois est décédé à Berlin, contaminé par un enfant plus grand non vacciné.

Avec les flux migratoires actuels, les bactéries voyagent. On l’oublie mais si ces maladies sont rares en France, c’est parce que la vaccination les avait éradiquées. Quand le taux de vaccination baisse, les bactéries reviennent…

Reste que le problème reste entier : pourquoi ne pas proposer uniquement les vaccins obligatoires, sans les valences simplement recommandées et qui posent souci à beaucoup de parents ?

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