Vaccin défectueux : des parents portent plainte !

Une trentaine de familles a porté plainte suite au maintien en commercialisation d’un lot de vaccins contre la méningite C défectueux, pourtant rappelé par le laboratoire. Mais que le distributeur français aurait laissé, semble-t-il, en circulation.

Me Emmanuel Ludot, l’avocat des 32 familles, a déposé une plainte au Tribunal de Grande Instance de Clermont-Ferrand. Le motif ? « Le lot de Meningitec défectueux n’a pas été retiré assez tôt ». En effet, il aura fallu deux ans après la fabrication du vaccin pour que le produit, trop chargé en fer, soit rappelé. Et malgré ce rappel, des mois après le rappel, le vaccin « défectueux », mais sans danger selon les études cliniques, est toujours en vente.

Une plainte contre le laboratoire

Les parents s’estiment victimes de CSP, le distributeur français du vaccin Meningitec, produit par le laboratoire américain Nuron Biotech.  Le Meningitec est supposé protéger les enfants de 1 à 24 ans contre la méningite C qui cause encore 15% de décès parmi les personnes atteintes. Le vaccin est apparu en 2002 et est recommandé depuis 2010 par le Comité Technique des Vaccinations.

Selon les chercheurs, la présence excessive de fer « ne serait qu’un défaut et ne présenterait pas de danger pour les patients ».

Des parents remontés

Coralie est l’heureuse maman d’une petite fille de 2 ans. Mais depuis que sa fille a été vaccinée en 2014, leur vie a changé. La petite fille souffre régulièrement de fièvre, d’éruptions cutanées et de maux de ventre.

En regardant le carnet de santé de sa fille, elle s’aperçoit que cette dernière a été vaccinée en janvier 2015 alors que le Meningitec a été rappelé en septembre 2014. Selon elle, « il est inadmissible que le médecin ne s’en soit pas aperçu ».


Une polémique de plus

Une polémique qui intervient en plein débat sur l’obligation vaccinale pour les enfants et qui fausse une fois de plus le débat en créant la méfiance autour de la vaccination. Laquelle a pourtant permis d’éradiquer des maladies mortelles ou très dangereuses dont certaines font leur réapparition actuellement. Cette remise en cause de la vaccination pousse certains parents à rechercher des certificats de complaisance pour ne pas vacciner leurs enfants, même avec les seuls vaccins obligatoires. Actuellement, un petit garçon, atteint par le tétanos (ndlr, vaccin obligatoire), est dans un état grave à Tours. Selon toute vraisemblance, le petit garçon n’aurait pas été vacciné (aucune trace d’anticorps dans son organisme) bien qu’un certificat atteste de la vaccination.

Une enquête est en cours qui risque bien d’avoir des conséquences tant pour le médecin que pour les parents. Et, ce qui est bien plus grave, sur la santé du petit garçon. Le tétanos, comme la méningite C, tue encore de nos jours…

meningite et vaccin

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