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130 médecins réclament la PMA pour tous et dans de meilleures conditions

Médecins, mais aussi pro du marketing : 130 gynécologues-obstétriciens français ont signé un manifeste dans Le Monde, le 18 mars, avec, en figure de proue, le célèbre René Frydman, pionnier de la Fécondation in vitro en France. Avec un certain sens de la formule, ils ont créé le buzz en affirmant « Nous  médecins, avons aidé des couples homosexuels à avoir un enfant même si la loi l’interdit ». La méthode n’est pas nouvelle, il y a 41 ans, leurs aînés avaient usé de la même formule pour militer en faveur du droit à l’avortement. Mais aujourd’hui, c’est pour le droit à la PMA pour tous, quelle que soit l’orientation sexuelle du couple, que les blouses blanches battent le pavé médiatique.

Mieux informer le public pour encourager le don d’ovocytes

La revendication de ce manifeste est claire : les médecins en question veulent une révision de la loi sur la procréation médicalement assistée. Même s’ils reconnaissent publiquement avoir enfreint la loi en aidant ces personnes dans leur démarche de PMA, ils souhaitent un vrai changement qui permettra de mieux accompagner les couples homosexuels ou les futures mamans célibataires. En ligne de mire de leur combat militant, la pénurie d’ovocytes en France.

Chaque année, de nombreuses femmes en espoir de maternité, en couple hétérosexuel, célibataires ou lesbiennes, se rendent en Espagne ou dans d’autres pays européens où la législation est plus souple qu’en France. En Espagne où les donneuses sont rémunérées, il n’y a pas vraiment de pénurie. D’où cet exode, qui peut donner lieu tout de même à prise en charge par la Sécurité sociale, un paradoxe que ne manque pas de souligner le collectif, qui estime que la France n’est s’est pas dotée de tous les moyens pour encourager les femmes à devenir donneuses d’ovocytes. Les médecins français ne plaident pas  pour une éventuelle rémunération des donneuses, bien que certains militants l’aient souvent revendiqué, mais pour une meilleure information du public de donneuses potentielles, notamment sur le plan local avec notamment la mise en place d’équipes de professionnels de santé dont la mission serait d’informer le public sur les dons de gamètes.

Autre champ de bataille ouvert par le collectif, le dépistage pré-implantatoire pour les anomalies chromosomiques

En France, contrairement à d’autres pays, cette recherche est interdite, car considérée comme relevant de l’eugénisme. Or, cette absence de dépistage est souvent à l’origine de fausses couches ou d’IVG. Le Pr René Frydman est réputé pour ses coups de gueule sur ce sujet, soulignant l’absurdité d’interdire le dépistage pré-implantatoire d’une anomalie qui conduit souvent les couples à l’IVG, elle étant autorisée, quelques semaines après l’implantation, avec tout ce que cela peut avoir de traumatisant. »Incohérent et cruel », selon le Pr René Frydman et le PR Israël Nisand.

Congélation des ovocytes : et pourquoi pas ?

Depuis des mois, cette revendication, que le collectif n’oublie pas de mentionner dans son Manifeste, est clairement exprimée par de nombreux gynécologues-obstétriciens, qui, face à l’augmentation des cas d’infertilité liés à l’âge y voient une solution humaine, mais à double tranchant puisque cela ne ferait qu’encourager les grossesses tardives avec les conséquences qu’on leur impute. Un  débat sans fin entre tenant du pour et tenant du contre, et qui démontre qu’il n’y a pas de situation idéale.

Don de sperme : pour toutes les femmes ?

Ce don, actuellement, est interdit aux femmes célibataires, quelle que soit leur orientation sexuelle. Pourtant, la femme célibataire peut adopter, donc est reconnue dans sa capacité à être mère. Cherchez l’erreur… C’est ce qui fait dire au collectif que « le don de sperme pour une femme célibataire est une autre interdiction qui nous paraît devoir être levée, puisqu’une femme célibataire est reconnue dans ses droits pour élever ou adopter un enfant ». Bien des questions reste en suspens derrière ces affirmations. Ne serait-ce que le droit des hommes de bénéficier d’ovocytes féminins au nom du principe d’égalité et, par là même, d’une GPA, puisque l’ovocyte féminin, dans leur cas, ne peut être dissocié de l’être humain qui l’offre. Ou encore la question de la prise en charge par la Sécurité sociale, des limites à poser, notamment en termes d’âge, sur toutes ces questions de PMA.

Un Manifeste… et après ?

Ce « coup de gueule » en forme de confession, suffisamment imprécise et trop collective pour exposer les signataires aux sanctions prévues par la loi, va-t-il faire changer les choses ? L’avenir le dira. Au mieux peut-on espérer qu’il permettra une réflexion poussée sur la question des dons de gamètes. C’est sans doute sur ce point que la législation évoluera le plus vite. Pour le reste, le Manifeste aura au moins eu le mérite d’essayer de faire bouger les choses pour enrayer le marché extrêmement juteux de la PMA à l’étranger, injuste dans le principe puisque non accessible à tous, et certainement aussi soumis à questionnement éthique sur le bien-fondé d’une telle commercialisation du désir d’enfant.

Mais la PMA pour tous n’est pas sortie de l’auberge pour autant…

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