Eviter la bronchiolite à bébé, c’est possible !

Chaque année, entre le 15 novembre et le 15 janvier, la bronchiolite fait des siennes. Ce pic de la maladie concerne particulièrement les bébés de moins de 6 mois et n’est pas à prendre à la légère, car des complications respiratoires graves sont possibles. Mais on peut les prévenir, ouf !

 

Quels sont les symptômes ?

Pendant la nuit, bébé se réveille en sursaut, la respiration sifflante et difficile. Il rejette sa tête en arrière pour parvenir à respirer, son ventre se creuse. Il a du mal à boire ses biberons. Il n’a pas systématiquement de fièvre mais sa voix est rauque tout comme sa toux.

Quelles sont les complications possibles ?

Un risque d’asphyxie aiguë en cas d’épiglottite, inflammation d’origine bactérienne qui touche la partie haute du larynx. Heureusement, cette maladie est moins fréquente depuis la généralisation du vaccin contre l’Haemophilus, l’un des principaux germes responsables de cette affection ORL.

Comment réagir si bébé semble atteint ?

Laryngite ou bronchiolite, c’est une urgence médicale chez le tout-petit. Avant 3 mois, il faut filer aux urgences ou, après 3 mois, consulter le pédiatre. Comme pour toute difficulté respiratoire, en attendant le médecin, il faut asseoir bébé dans la salle de bains, ouvrir les robinets d’eau chaude et lui faire respirer de la vapeur pour dégager ses voies respiratoires. Au début de la crise de bronchiolite, il faut donner systématiquement Carbo vegetabilis 15 CH, 1 dose, puis deux médicaments parmi les plus prescrits : Ipeca 9 CH, et Antimonium tartaricum 9 CH, 5 granules en alternance toutes les deux heures ou pour le nourrisson 10 granules dans un fond d’eau, toutes les 2 à 3 heures.


En traitement de fond, le médecin prescrira sans doute de la kinésithérapie respiratoire, mais, depuis 2004, on sait que l’homéopathie devrait être le traitement de première intention, selon une étude publiée dans Pédiatrics, la kinésithérapie se révélant être un traitement coûteux pour l’assurance-maladie, pas forcément efficace chez tous les bébés et parfois douloureux si le kinésithérapeute, lors des manipulations, casse involontairement une côte au bébé (c’est rare, mais ça arrive !). Depuis 2011, la kinésithérapie respiratoire n’est plus recommandée que dans les cas lourds, et notamment chez les enfants prématurés. Mais certains praticiens la prescrivent encore par habitude.

Les mesures de prévention

Pendant le pic de bronchiolite (15 novembre-15 janvier), il faut éviter autant que faire se peut d’emmener un tout-petit dans les lieux publics, comme les supermarchés (inutile d’aller faire les courses en famille), les transports en commun ou les salles d’attente. Et refuser que les personnes enrhumées s’approchent de bébé et l’embrassent. Pour les frères et sœurs, on autorise le bisou sur le ventre ou sur les pieds. Attention aux doudous qui circulent à la crèche et chez la nounou et qui peuvent être des transmetteurs du virus. On ne prête pas le doudou à un autre bébé et on refuse qu’un enfant porte à la bouche la tétine de bébé (si, si, ça arrive, juste pour rire, hein…).

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