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5 bons cÎtés du baby-blues auxquels vous ne pensez pas forcément

Ce bĂ©bĂ©, vous l’attendiez, toute heureuse. Et le voilĂ . Mais oĂč est donc passĂ©e votre bĂ©atitude ? IdĂ©es noires, envie de rien, dĂ©faitisme viennent hanter votre quotidien ? Pas si simple d’ĂȘtre une jeune maman, n’est-ce pas ? Surtout quand les hormones jouent au yo-yo et vous font voir la vie en nĂ©gatif. Et si le baby-blues permettait de tout remettre Ă  plat pour commencer sa nouvelle vie de maman d’un bon pied ? Le point en 5 Ă©tapes avec Christel Petitcollin, psychologue.

Devenir maman et accepter nos limites

Jusqu’ici, vous Ă©tiez la fille de votre maman, la compagne de votre chĂ©ri
 Deux statuts confortables. La naissance de bĂ©bĂ© vous fait passer un cran au-dessus niveau responsabilitĂ©s. Se demander si vous allez ĂȘtre Ă  la hauteur, quoi de plus naturel ? Face Ă  ce tout-petit qui pleure, qui fait un peu de fiĂšvre, vous vous sentez dĂ©semparĂ©e. Facile de se dire que votre mĂšre, elle, elle aurait su quoi faire. Ou que votre copine Julie, elle, elle assure, malgrĂ© deux enfants, un mari toujours aux quatre coins de la planĂšte et un job hyper prenant. ArrĂȘtez donc les comparaisons : devant un tout-petit, toutes les mamans du monde se sont senties impuissantes. La nĂŽtre aussi. Et pourtant, elles ont survĂ©cu, non ? Le baby-blues vous permet de prendre conscience que personne n’est infaillible. Pourquoi Ă©chapperiez-vous Ă  ce destin ? GrĂące Ă  cette petite dĂ©prime post-natale, vous allez vite faire une croix sur un mythe vieux comme le monde, celui de la maman parfaite. Et un pas aprĂšs l’autre, prendre confiance en vous.

Repositionner son couple aprĂšs la grossesse

À la maternitĂ©, le nouveau papa Ă©tait aux petits soins pour vous. Des fleurs, un sent-bon, des magazines
 MĂȘme pas besoin de demander, vous Ă©tiez livrĂ©e sur un plateau. Pour un peu que votre mĂšre habite dans les parages, vous Ă©tiez deux fois plus cajolĂ©e. Retour Ă  la maison, patatras
 vos illusions sont de la revue. Du coup, tout s’exacerbe : les chaussettes de Jules sur la moquette, ses produits de toilette qui font la parade sur le lavabo mal rincé  Bref ! Certaines choses que vous acceptiez (moyennement) auparavant vous apparaissent maintenant inacceptables. Voyez le bon cĂŽtĂ© des choses : le baby-blues vous permet de dire stop et de mettre au clair tous ces menus rien qui assombrissaient votre relation de couple. Mais pas au moyen de hurlements intempestifs qui vous feraient passer pour une virago et risqueraient d’effrayer bĂ©bĂ©. AprĂšs la naissance, vous ĂȘtes une petite chose fragile, n’est-ce pas ? Jouez donc sur ce registre pour donner envie Ă  votre compagnon de jouer son rĂŽle viril de protecteur. Vous risquez d’avoir de bonnes surprises ! Et si vous gardiez l’habitude de vous dire gentiment les choses qui coincent ? De multiplier les petites attentions l’un envers l’autre ? De sortir ensemble tous les deux une ou deux fois par mois au moins en confiant bĂ©bĂ© Ă  une baby-sitter de confiance


AprÚs la naissance de bébé, repenser sa vie professionnelle

Enceinte, quand vous crouliez sous le poids des dossiers urgents en attente chez Duboss et Cie, vous enviiez un peu la collĂšgue du troisiĂšme qui ne bosse qu’à mi-temps. Ou votre copine Lulu qui a un poste en or dans une branche d’activitĂ© totalement diffĂ©rente de la nĂŽtre. Si vous aviez su, hein
 Mais depuis que vous ĂȘtes vissĂ©e Ă  la maison Ă  veiller sur le sommeil de votre tout-petit, il vous arrive de regretter les exigences de votre chef de service ! BĂ©bĂ©, certes, vous l’adorez, mais votre job, en fait, vous l’apprĂ©ciez aussi ! VoilĂ  une bonne occasion de repenser votre activitĂ© professionnelle ! DĂ©gagez les bons cĂŽtĂ©s de votre job, essayez d’amĂ©liorer les points qui vous ennuient (dĂšs votre retour au bureau, vous rĂ©clamez au chef deux jours de formation intensive pour venir Ă  bout de ce bĂȘte programme informatique qui vous nargue).Si vous pensiez prendre un congĂ© parental, ou au contraire retravailler Ă  plein temps dĂšs la fin du congĂ© maternitĂ©, le baby-blues vous donne l’occasion de faire le tri dans vos motivations et vos besoins. Jusqu’à envisager, qui sait, de renĂ©gocier votre temps de travail ?

Faire le tri dans ses amies

C’est une loi universelle : en cas de coup dur, on compte ses amies sur les doigts d’une main ! De quoi vous flanquer un peu plus le bourdon ? Pas du tout : rĂ©jouissiez-vous ! Vous allez pouvoir mettre de l’ordre dans votre carnet d’adresses, voir clair dans le jeu des opportunistes et apprĂ©cier Ă  leur juste valeur nos amies, les vraies. La pĂ©riode post-natale est un moment difficile oĂč vous avez bien besoin de savoir sur qui compter. Pour venir garder bĂ©bĂ© le temps de filer chez le coiffeur, pour vous tenir compagnie dans votre salon pendant que bĂ©bĂ© dort du sommeil du juste ou vous ramener un paquet de couches en urgence, lĂ , tout de suite. Ou tout simplement pour courir les boutiques avec vus sans s’étendre sur le point litigieux : « T’as vu tes bourrelets, ma douce ? Y a pas, il va falloir faire quelque chose ! ».

Apprendre à déléguer aprÚs votre grossesse

Eh oui, la fatigue aprĂšs la grossesse empire les petits coups de blues. Impossible de tout gĂ©rer ? C’est normal ! MĂȘme si au bureau vous avez la rĂ©putation d’ĂȘtre celle qui vient Ă  bout de l’Everest des dossiers, Ă  la maison, vous avez le droit de dire pouce. Et mĂȘme le devoir. C’est un autre des aspects sympathiques du baby-blues. Cet Ă©tat passager vous fait prendre conscience de vos limites et du fait que, non, finalement, il ne vous revient pas la responsabilitĂ© de porter le monde sur nos Ă©paules. Premier en piste pour nous donner un coup de main, le papa de notre petite merveille. Et pas seulement en rangeant ses petites affaires. Pour remplir le lave-vaisselle, passer l’aspirateur ou Ă©tendre le linge, pas besoin d’avoir fait l’école mĂ©nagĂšre. MĂȘme un Ă©narque est capable de remplir ces missions domestiques de la plus haute importance. Et si Jules croule lui aussi sous le boulot ou part souvent en dĂ©placement, pourquoi ne pas faire appel Ă  une aide-mĂ©nagĂšre quelques heures par semaine ? Les emplois familiaux bĂ©nĂ©ficient d’une exonĂ©ration fiscale pour la partie charges. Certes, Ă  8,03 € de l’heure, cela reste un investissement si l’on ne dispose pas de revenus consĂ©quents. Mais bon, juste le temps de retrouver la forme, vous pouvez peut-ĂȘtre vous le permettre en gĂ©rant le budget au plus juste sur d’autres dĂ©penses ? Ceci Ă©tant, il y a aussi des tas de gens prĂȘts Ă  vous rendre service : votre maman, fin cordon bleu, qui peut cuisiner « plus large » et vous amener le surplus Ă  congeler si elle n’habite pas trop loin. Votre copine du dessous qui aime repasser en regardant la tĂ©lĂ© et Ă  qui vous renverriez l’ascenseur en donnant deux ou trois cours de rattrapage Ă  son petit potache en lutte avec l’orthographe
 Les moyens d’ĂȘtre aidĂ©e sur ce qui vous pĂšse ne manquent pas : il suffit juste d’apprendre Ă  dĂ©lĂ©guer et de mettre en place un rĂ©seau ingĂ©nieux d’échanges de services. Et qui sait, ce sera peut-ĂȘtre l’occasion de se faire de nouvelles amies ? Des vraies, celles-lĂ , sur qui on peut compter


À lire : Emotions, mode d’emploi, Christel Petitcollin, Ă©d. Jouvence ; Bons plans anti-stress, Anne BenoĂźt, Ă©d. Marabout, collection Les minis santĂ© marabout ;  Baby sans blues, Bernadette de Gasquet, Ă©d. Jauze Robert

 

 

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