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Mon accouchement de rĂȘve sans pĂ©ridurale

Coucou les filles, moi c’est Natacha, j’ai 26 ans et  je suis maman de deux adorables garçons.  Je vais vous raconter pourquoi l’accouchement de mon second enfant Ă©tait l’accouchement de mes rĂȘves ! Je le voulais sans pĂ©ridurale, et je l’ai eu !

J’ai toujours voulu accoucher sans pĂ©ridurale je trouvais cela plus naturel. Malheureusement, pour le premier je n’ai pas vraiment eu le choix : mes contractions Ă©taient trop fortes (Ă  priori elles sont beaucoup plus fortes que la normale Ă  tel point que les sages-femmes n’avaient jamais vu ça…), du coup ils me prĂ©conisent une pĂ©ridurale, insistent, insistent… et finalement je cĂšde.

Et lĂ , le travail est inefficace car mon petit bĂ©bĂ© est coincĂ© et que je ne sens pas assez les contractions. Du coup, forceps et dĂ©chirure. Mais malgrĂ© tout, j’en garde un souvenir merveilleux, magique. Ma premiĂšre rencontre avec chaton c’Ă©tait un bonheur intense, unique, magique … mais lĂ  n’est pas la question je dĂ©vie.

Le deuxiĂšme accouchement s’est dĂ©roulĂ© comme je le souhaitais

Pour le second, j’ai eu le choix et j’ai fait sans pĂ©ridurale ! Quelle expĂ©rience magique ! J’ai tout senti : de la contraction Ă  la dilatation du col en passant pas la perte des eaux mais aussi par la descente de bĂ©bĂ© et bien entendu par l’accouchement en lui-mĂȘme. Mes deux accouchements furent magiques, mais franchement le deuxiĂšme s’est dĂ©roulĂ© comme je le souhaitais : perte des eaux Ă  10h50 Ă  la maison, prĂ©paration des valises, attente du papa qui Ă©tait parti faire les magasins et qui ne croyait pas Ă  mon appel… Pour info on Ă©tait le 31 dĂ©cembre donc il pensait Ă  une blague. Quand il a compris, il est vite rentrĂ© limite paniquĂ© (ah oui, je n’ai pas prĂ©cisĂ© que pour mon premier, j’aurais accouchĂ© juste aprĂšs la perte des eaux si chaton ne s’Ă©tait pas coincĂ©. DĂ©jĂ  un sacrĂ© coquin !)

ArrivĂ©e Ă  la maternitĂ© vers midi. Verdict ? Col ouvert  à un doigt, et toujours autant de liquide qui coulait mais qui changeait de couleur. Du coup, on a fait une analyse. A 14h30, attente des rĂ©sultats et contractions un peu plus fortes : j’appelle la sage-femme qui me dit que ça a peut-ĂȘtre bougĂ© (oui bon je suis Ă  deux, c’est dĂ©jĂ  ça hein ! ) On attend, verdict des rĂ©sultats Ă  15h ? ExcĂšs de liquide amniotique et peut ĂȘtre petite infection et surtout col Ă  quatre sans avoir trop mal, youpi ! On fonce alors en salle d’accouchement pour l’accĂ©lĂ©ration du travail au cas oĂč l’infection touche bĂ©bĂ©…

Ma sage-femme libérale a pu me préparer au top

A 15h30, injection du liquide en goutte Ă  goutte. Et lĂ , au bout de deux minutes, j’avais des contractions toutes les minutes ! Mon corps rĂ©agit trĂšs mĂȘme, trop bien au liquide accĂ©lĂ©rateur ! Du coup, on me ralentit le goutte Ă  goutte et on me demande dans quelle position je suis le mieux. Le mieux c’est assis. Et lĂ , la sage-femme me dĂ©monte la table d’accouchement pour que je sois Ă  l’aise ! (Merci Ă  elle, vraiment elle est topissime.) Elle me demande si j’ai changĂ© d’avis pour la pĂ©ridurale car elle voit que j’ai mal, mais non, je gĂšre, je me mets dans ma bulle (vive la respiration, et vive ma sage-femme libĂ©rale qui m’a prĂ©parĂ© au top.) Elle me propose la morphine au cas oĂč, et j’accepte. (On ne sait jamais j’ai peur de perdre pied avec la petite nĂ©nette d’Ă  cĂŽtĂ© qui hurle. La pauvre j’ai mal pour elle.)

J’ai de plus en plus mal mais je tiens bon, pas de pĂ©ridurale, pas de morphine ! Je rigole, je souffle, ça va. Elle m’ausculte et lĂ , mon col est ouvert Ă  six centimĂštres ! Ça arrive tout doucement, mais les contractions continuent toutes les minutes et sont de plus en plus fortes mais la sage-femme voit que je gĂšre. Elle nous laisse, c’est top, je sens qu’elle me fait confiance, qu’elle sent que je peux y arriver alors j’y crois encore plus ! Je tiens !

Mais lĂ , une douleur bizarre ! Je l’appelle, je lui dis qu’il faut faire sortir mon homme que j’ai envie de faire caca… Elle m’explique que c’est impossible Ă  ce stade du travail, je rigole, Doudou rigole, elle rigole, bref, malgrĂ© la douleur ça va… Mais lĂ , je sens que je veux faire pipi elle me dit d’attendre, mais je lui dit que je ne peux pas, que j’ai trop envie ! Du coup, elle regarde et me dit : « Wahou ça y est, il est lĂ  ! On voit ses cheveux ! »… En l’espace de cinq minutes, me voilĂ  donc passer de sept Ă  dix .

 Je sens qu’il descend, je sens passer la tĂȘte, les Ă©paules, puis son petit corps !

La premiĂšre chose qu’on demande c’est de quelle couleur sont les cheveux. (Avec Doudou, on a fait un pari : il dit blond comme chaton, je dis qu’il sera brun, j’en ai rĂȘvĂ© ). Et lĂ , elle me dit que pour le moment ses cheveux sont rouges comme le dĂ©sinfectant, et tout le monde Ă©clate de rire (ça ferait presque oubliĂ© la douleur des contractions… Je dis bien presque). Elle me dit qu’on va pouvoir y aller, qu’Ă  la prochaine contraction je devrais pousser fort, fort, fort, (pour information, je suis toujours quasiment assise.) Et lĂ  je sens qu’il arrive, je me prĂ©pare, je bloque ma respiration d’instinct, et je pousse une fois puis deux… Je reprends ma respiration et hop une contraction je pousse, je pousse, je pousse… allez une troisiĂšme (jamais deux sans trois ! ) et lĂ  je pousse, je sens qu’il descend, je sens passer la tĂȘte, les Ă©paules, puis son petit corps… Wahou ! Quelle sensation intense ! Je n’avais pas pu ressentir cela pour mon premier enfant Ă  cause des forceps. Elle me le pose sur le corps, mon Dieu quelle beautĂ© ! Le portrait de son frĂšre version crevette (bon d’accord, une crevette de 3.4kg  et de 50 cm.)

Mon monstre vient de changer notre petite vie Ă  tout jamais et ce pour notre grand bonheur Ă  tous les trois. On en pleure de joie, on a hĂąte de le prĂ©senter Ă  chaton… On pleure, on rit, on est heureux, les plus heureux du monde. On voudrait que ce moment dure, dure et dure…

Le prochain accouchement se fera sans péridurale !

Tiens au fait, j’ai gagnĂ© ! Mon monstre est brun. J’ai rien gagnĂ©, j’ai juste le droit de recommencer… bon d’accord je sors ! Ma blague Ă©tait pourrie. N’empĂȘche que je suis fiĂšre de moi, je l’ai fait ! Sans pĂ©ridurale !
Merci Ă  super Doudou d’avoir su me soutenir dans ce choix. Merci Ă  ma sage-femme libĂ©rale de m’avoir prĂ©parĂ© Ă  ça, tout en douceur. Et merci Ă  cette sage-femme gĂ©niale qui a su m’accompagner comme il le fallait. D’ailleurs, en partant je la remercie sincĂšrement (on lui a mĂȘme achetĂ© des chocolats). Et elle me rĂ©pond : « Non, c’est moi qui vous remercie d’avoir eu un accouchement aussi naturel.« 
A priori j’Ă©tais l’un de ses derniers accouchements et elle adorait ce type d’accouchement, mĂȘme si j’ai compris que cela se fait de moins en moins… Pourtant quelle expĂ©rience magique, unique… Je le crie haut et fort : Si on dĂ©cide d’agrandir notre petite famille, l’accouchement se fera sans pĂ©ridurale !

 

 

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