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Baby clash : préparez l’antidote pendant la grossesse pour préserver votre couple !

Baby clash : préparez l’antidote pendant la grossesse pour préserver votre couple !

Un couple sur quatre se sépare au cours de la première année avec bébé. Mais ouf, il existe des solutions pour ne pas en arriver là ! Le Pr Hugues Reynes, gynécologue-obstétricien et auteur de « Nouveaux parents, nouveaux enfants » (éd. Favre) nous explique comment se préparer à passer le cap… notamment en suivant une bonne préparation à la naissance. On en a rêvé pendant neuf mois (au moins !), alors pourquoi ce soudain vague à l’âme, ce quotidien qui devient drôlement pesant dès que bébé s’est installé dans le quotidien ? La modification du rythme quotidien, les repères qui évoluent, la fatigue… quel couple peut résister sans criser ? Résultat, près d’un couple sur quatre se sépare dans l’année qui suit la naissance. Mais cela n’est pas inévitable, la preuve, trois couples sur quatre résistent au baby-clash.

Se préparer en couple à l’arrivée d’un enfant

L’haptonomie notamment permet d’amorcer en couple le dialogue avec bébé. La sophrologie peut être aussi suivie en couple, pas forcément chez une sage-femme (à voir avec elle), condition cependant sine qua non pour que les cours soient pris en charge par l’assurance maladie. Outre les cours de préparation, il existe aussi des groupes de paroles pour futurs pères qui permettent de désamorcer quelques tensions et de poser les bases de ce que sera la vie avec bébé. Mais il existe aussi des groupes de parents, hors circuits des maternités même si la plupart des encadrants sont médecins, psy ou sages-femmes. Un gage de sécurité face aux risques de récupération sectaire que l’on rencontre dans le secteur du coaching ! Par exemple, il existe une association, Les drôles de mamans, qui organise des rencontres prises en charge par l’assurance maladie en qualité de préparation à la naissance en couple.

« C’est une formule qui permet au couple d’avoir suffisamment de temps réfléchir tranquillement à l’arrivée de son enfant tout en s’offrant un week-end à deux, explique le Pr Hugues Reynes, gynécologue-obstétricien, cheville ouvrière du concept. Sur un week-end, nous avons plus de temps pour développer les trois aspects actuels de la préparation : préparation à l’accouchement, préparation à la naissance et préparation à la parentalité. Nous proposons des modules théoriques, des modules de travaux pratiques ou corporels, des moments de questions-réponses avec les différents intervenants autour de la naissance, des moments d’intimité en couple pour réfléchir à leur façon personnelle d’aborder cet événement». En plus, c’est sympa, on s’y fait de nouveaux copains. Mais si un week-end est trop coûteux ou trop contraignant, reste la solution des séances de préparation simples.

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Après bébé, continuer le coaching pour protéger votre couple et trouver un équilibre

Et après la naissance, comment réagir dès qu’il y a de l’eau dans le gaz ? « Il suffit parfois de poser une règle de base assez simple pour préserver la communication dans le couple, explique le Pr Reynes. Au bout du premier mois avec bébé, les conjoints doivent trouver un équilibre dans leurs différents rôles : père ou mère, amant ou amante et le rôle professionnel, culturel, sportif ou associatif qui est pour chacun un moyen d’épanouissement. Ce secteur « perso » est très important car il n’appartient pas au bébé et pas plus au conjoint mais bien à soi et contribue à une bonne estime de soi. » Comme c’est plus facile à dire qu’à faire, le coaching ne doit pas s’arrêter aux seules séances de préparation à la naissance mais devrait se poursuivre, à la demande, après la naissance. Pendant les trois premiers mois, l’aide d’un coach (psy, sage-femme, médecin, assistante sociale…) est souvent nécessaire pour évaluer l’équilibre de vie et remédier aux failles (fatigue, manque de sommeil, alimentation déséquilibrée…) et pour proposer des solutions simples et bon marché : relais d’entraide de quartier à organiser, aides ponctuelles subventionnées par la CAF à solliciter, meilleure répartition des tâches entre conjoints à envisager, etc…Le baby-clash n’est pas une fatalité !



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