L’haptonomie pour se préparer à l’accouchement : juste magique !

Benoit Le Goedec, sage-femme*, nous explique en quoi cette méthode peut bien nous préparer en couple à la naissance de bébé. Eh non, ce n’est pas du mélo !

L’haptonomie renforce la complicité dans le couple

Souvent, nous, les nanas, on reproche à nos chéris de ne pas s’impliquer suffisamment dans la grossesse. Un bisou sur le ventre, c’est sympa, mais bon, peut mieux faire, non ? Avec l’haptonomie, le papa cherche le contact avec son bébé à travers le ventre de la maman, apprend à se rendre disponible pour le bébé. Un jeu complice auquel tous les pères se laissent prendre, et les mamans aussi. L’haptonomie permet ainsi de renforcer la complicité du couple, parfois mise à mal en raison des petits maux de la grossesse et des modifications corporelles, psychologiques et émotionnelles que l’attente d’un bébé impose. Et cela d’autant plus que les séances se font en couple et non en groupe.

L’haptonomie enseigne l’ouverture à l’autre

Bon, je vous vois venir les filles, si on n’est en couple, c’est qu’on a su s’ouvrir l’un à l’autre, sans mauvais jeu de mots. Pas toujours si vrai ! On est dans le don, mais parfois, on se protège aussi. L’intérêt de l’haptonomie, c’est d’apprendre à aller à la rencontre de son conjoint physiquement, en lâchant prise sur le plan musculaire. On se détend et cela peut détendre aussi des tensions intérieures, conscientes ou inconscientes. Parfois même, les larmes ne sont pas loin, tellement on se libère de tensions. Et on apprend à aller à deux à la rencontre du bébé.

Le futur papa ressent enfin la vie utérine

Le grand reproche que nos hommes nous font souvent, c’est qu’on leur parle d’un truc complètement abstrait pour eux : ce qu’on ressent, toute cette vie utérine qui s’exprime en sensations, plus ou moins agréables d’ailleurs… Comprennent pas, nos hommes ! Avec l’haptonomie, ouf, tout s’éclaire… ou presque ! Le papa ressent les mouvements du bébé, lui parle comme à une personne, le sollicite, et se prend au jeu de cette relation qui se crée. On lui fait grâce des nausées pendant notre grossesse, des hémorroïdes, de la sensation de jambes lourdes et de l’épisiotomie tout de même, brave fille que l’on est, hein…

L’haptonomie permet au futur papa d’être actif pendant l’accouchement

Si pendant les premiers cours de préparation par l’haptonomie, le but est d’entrer en contact avec bébé et de le caresser, d’apprendre à le découvrir avec les mains, l’accouchement, petit à petit, s’invite au cœur des séances de travail (ndlr, 8 séances prises en charge par l’assurance maladie à condition d’être encadrées par une sage-femme). Le papa apprend à agir pour notre bien-être et celui de bébé à travers des gestes de bercement, de positionnement du bassin, de décambrage et d’ouverture du bassin, une position à adopter au moment de l’accouchement.« Le conjoint apprend des gestes qui positionnent toujours bien la future maman par le centrage du bassin, explique Benoît Le Goédec. L’enfant étant bien installé dans le giron de sa maman, cela évite les douleurs dans le dos et prépare l’accouchement en mettant l’enfant et le bassin dans le bon axe et en libérant sa respiration. »

La douleur est mieux supportée pendant l’accouchement

Grâce à l’habitude du toucher relationnel prise au fil des séances, on apprend « à se prolonger » dans les mains de notre compagnon, ou dans ses bras dans des postures enveloppantes. « En aidant la maman à se recentrer sur son bébé quand la douleur utérine est plus intense, le futur papa aide sa compagne à la vivre, ce qui lui permet de s’en détacher plus facilement », souligne le sage-femme. En ayant appris à s’ouvrir à notre conjoint et à notre bébé, on apprend aussi à être plus à l’écoute, plus en osmose avec l’équipe médicale le jour J et cela a aussi pour effet de diminuer l’intensité de la douleur des contractions. Ce n’est pas nous qui allons nous en plaindre, hein ?

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*Auteur de La préparation à l’accouchement, éd. First , 9,90€.


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