Témoignage : « Atteinte d’endométriose, quel bonheur d’être enfin enceinte malgré un parcours semé d’embûches »

Bonjour à tous ! Je voudrais parler un peu de mon histoire déjà pour témoigner si ça peut donner un peu d’espoir et aussi pour avoir des témoignages car mon parcours est un peu semé d’embûches !

En essai bébé depuis plusieurs années

Avec mon mari on essayait de concevoir un enfant depuis 2011, voyant que cela ne prenait pas (pour moi c’était dû à une suspension de l’endometriose), nous avons entamé le dur parcours de la fécondation in vitro en 2014 mais ce fut un premier échec. Et avec le recul, je pense que je n’étais pas prête à subir tout ce protocole car j’ai tout subi : les effets secondaires des injections, une hémorragie au moment de la ponction, et enfin l’échec que l’embryon n’ait pas tenu du tout. J’ai mal subi cet échec et je ne voulais plus recommencer. J’ai dit à mon mari de se laisser une chance, que cela vienne naturellement, ce qui ne fut malheureusement pas le cas !

Nouvelle crise d’endométriose et prise de conscience

En début d’année, j’ai eu un déclic et une énième crise d’endométriose qui m’a fait prendre conscience qu’il fallait que l’on recommence tout le protocole car après je ne voulais pas que l’on me dise qu’il est trop tard. Comme à son habitude mon mari m’a soutenu et donc était d’accord pour tout recommencer. C’est alors que j’ai repris les injections. Cette fois-ci j’étais prête et tout c’est bien passé : les injections, l’opération, sauf le transfert dû à l’endométriose, j’ai assez souffert. On m’a transféré deux embryons. Et surprise, le 8 juin prise de sang faite : positive ! Je suis trop heureuse, je pleure dans le laboratoire et j’appelle mon mari au travail pour lui annoncer la bonne nouvelle. Ayant fait une FIV, mes échographies ont commencé assez tôt, et très très j’ai été suivie c’est là que l’on a appris que les deux embryons avaient tenu. On va avoir des faux jumeaux. Double surprise.

Ma grossessse, mon double bonheur

Au fur et à mesure des examens et des échographies, les bonnes nouvelles s’enchaînent, pas de diabète gestationnel, les bébés vont bien et nous attendons un petit Gabriel et une petite Louise. On est sur notre petit nuage. Jusqu’à ce qu’un matin que mon mari s’apprête à partir au travail. Je lui dis que j’ai des contractions, il m’emmène à la maternité près de chez moi (5 minutes) et effectivement ils enregistrent des contractions et décident de m’hospitaliser sur le coup. On n’est pas trop inquiets car ils parlaient de rien de grave jusqu’à ce que je fasse une échographie du col, col trop raccourci pour le terme où j’étais ( 23sa +5).


Transfert en urgence à Caen

On doit partir à trois-quarts d’heure de chez moi, on a paniqué, j’avais peur d’accoucher et de perdre mes bébés. Après 5 jours d’hospitalisation j’ai pu sortir avec pour recommandation de rester alitée, besoin de contention et sage-femme à domicile une fois par semaine. Tout allait de nouveau bien jusqu’à ce vendredi 17 novembre, lorsqu’une simple visite de contrôle se transforme en transfert en urgence au CHU du Mans (plus de place à Caen) : col pour trop court (8mm). C’est très dur moralement car mon mari ne peut pas venir à chaque fois à cause du travail. Toujours cette peur d’accoucher maintenant, je suis à 28 sa, mes bébés pèsent 1,121kg et 1,063kg. Pour l’instant on reste dans le flou on me parle de sortie mais pour rentrer chez moi on a 1 heure 30 de route et on a peur pour le col donc soit je sors cette semaine ou hospitalisation jusqu’à l’accouchement. Voilà pour ma « petite » expérience j’espère avoir donné un peu d’espoir à ceux qui subissent le parcours du combattant de la FIV et moi si je pouvais avoir un peu d’espoir des personnes qui ont connu la prématurité de leurs bébés car ma crainte est de les perdre où qu’ils aient des séquelles.

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