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Les atouts Ă©tonnants du chant prĂ©natal pendant l’accouchement

Surprenant, non, ces cours de prĂ©paration Ă  la naissance qui se passent Ă  vocaliser ? Et pourtant, c’est l’une des prĂ©parations les plus efficaces qui soient et on vous dit pourquoi, sous la direction de Marie-Anne Sevin, chef d’orchestre* de cette prĂ©paration qui a fait ses preuves.

Certaines vocalises apprises en chant prénatal permettent de soulager les contractions.

Vrai. Le son « Amomo », Ă©mis trĂšs haut et rĂ©pĂ©tĂ© plusieurs fois, a la propriĂ©tĂ© de rĂ©aliser un grand massage abdominal et de relĂącher tout le petit bassin. C’est efficace en cas de contractions d’effort et de constipation, frĂ©quente pendant la grossesse.

L’inconvĂ©nient c’est qu’en chantant dans l’aigu, on cambre le dos et on accentue les douleurs lombaires.

Faux. Justement pas. L’émission correcte de ce son aigu impose de pratiquer une bascule du bassin, comme les chanteurs d’opĂ©ra et donc de corriger la posture. On ne se cambre plus et on se tient bien au contraire trĂšs droite.

Les sons graves sont utiles pendant la grossesse pour décompresser mais pas pendant le travail.

Faux. Ces sons graves entrent en rĂ©sonance avec les tissus, les os et les muscles du petit bassin et rĂ©alisent un profond massage interne, ce qui aide Ă  dĂ©crisper toute cette zone et Ă  rendre le travail de l’utĂ©rus plus efficace et moins douloureux. Pendant les contractions, Ă©mettre des sons graves comme le « Ah » permet d’effectuer un massage de l’utĂ©rus, libĂ©rant les tensions inutiles. Et comme les sons matĂ©rialisent la respiration et lui donnent un support concret, en se concentrant sur leur Ă©mission, on panique moins devant la douleur, et on se maĂźtrise mieux.

J’ai naturellement une voix haute et pourtant, enceinte, elle a baissĂ© !

Vrai. Pendant toute la grossesse, la voix se transforme et devient de plus en plus grave. Cette modification physiologique atteint son pic maximum au cours du troisiĂšme trimestre et au moment de l’accouchement. Par ailleurs, en s’arrondissant, le ventre forme une caisse de rĂ©sonance de plus en plus efficace et donne encore plus de coffre Ă  la voix.

Le chant prénatal, ça fait du bien au bébé aussi.

Vrai. Le chant, c’est l’émission de vibrations qui rĂ©sonnent Ă  travers tout le corps et les fƓtus y sont trĂšs rĂ©ceptifs, l’audition Ă©tant un sens avant tout tactile. Le fƓtus « touche » les vibrations sonores par l’intermĂ©diaire du liquide amniotique qui les transmet. Les chansons et les vocalises s’inscrivent ainsi dans sa mĂ©moire tactile profonde. Une fois nĂ©, les chants entendus in utero le rassureront.

Le chant prĂ©natal n’est pas pris en charge au titre de la prĂ©paration Ă  la naissance, dommage !

Faux. Il faut simplement que les cours soient encadrĂ©s par une sage-femme D.E. Et dans ce cas, ils sont remboursĂ©s au mĂȘme titre que n’importe quelle prĂ©paration Ă  l’accouchement assurĂ©e par une sage-femme.

Chanter en salle de naissance est souvent interdit par le rÚglement intérieur des maternités.

Faux. C’est extrĂȘmement rare qu’une maternitĂ© l’interdise. De toute façon, mieux vaut entendre une vocalise qu’un hurlement, et les Ă©quipes mĂ©dicales sont assez pragmatiques pour admettre cette Ă©vidence. Ceci Ă©tant, il faut avoir la libertĂ© d’esprit d’oser le faire, mais ce serait dommage de s’en priver vu les atouts de cette mĂ©thode de prĂ©paration Ă  la naissance !

*Fondatrice de l’association française de Chant PrĂ©natal et animatrice agrĂ©Ă©e de Chant PrĂ©natal.

 

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