Femme de militaire, je vis ma première grossesse inespérée loin de ma famille

Hello les filles, moi c’est Élodie, j’ai 22 ans et je suis originaire du Mans. Je vis désormais en Guyane française, j’ai pris la décision de suivre mon mari, qui est militaire. Un choix voulu, une décision de cœur, un nouveau voyage pour notre couple plus uni que jamais et une nouvelle aventure à 3. Parce que oui, cette expérience a changé ma vie. En partant vers l’inconnu, j’ai pu réaliser mon rêve : être enceinte de mon premier enfant. Un chemin semé d’embûches a enfin laissé place au véritable bonheur.

Un départ inattendu

Après avoir eu le coup de foudre pour mon compagnon, nous sommes partis habiter en Guyane quelques années plus tard. Mon mari a dû partir pour raisons professionnelles. J’ai décidé de suivre mon soldat dans cette nouvelle aventure dont nous avions déjà parlé mais à laquelle nous n’étions pas préparés. Le plus compliqué a été la partie administrative. Nous venions d’acheter notre maison en France, puis la nouvelle est tombée peu de temps après. Nous avons eu 6 mois pour organiser notre déménagement avec la caisse maritime et le plus important : notre mariage. Pour que l’armée nous prenne en charge tous les deux, il fallait être pacsé depuis deux ans minimum ou être marié. Nous avons dû redoubler d’efforts également pour nos animaux car il m’était impossible d’imaginer vivre sans eux ou de les abandonner. Nous avons alors acheté des cages aux normes de transport et des billets d’avion spéciaux. C’était parti pour l’aventure. Je ne me voyais pas passer trois ans loin de mon amoureux. Certaines femmes sont capables de le faire et je les trouve très courageuses mais je pense que c’est aussi cela la vie d’une femme qui a décidé de passer sa vie aux côtés d’un homme militaire. On connaît les conditions avant de se mettre en couple.
Elodie future maman et epouse dun homme militaire (2)

Un problème hormonal

Lorsque je suis partie vivre en Guyane, cela faisait déjà un an que j’essayais de mettre au monde un petit bout. Je suis atteinte de la maladie OPK (Ovaires Polykystiques). Je l’ai découvert ici, en Guyane. En métropole, les médecins ne voulaient pas réaliser l’examen. Pourtant, j’ai toujours su au fond de moi que quelque chose clochait puisque je n’avais pas mes règles régulièrement.
Les symptômes de cette maladie peuvent être très différents d’une femme à l’autre. Pour ma part, je n’ai pas mes règles ou seulement une fois dans l’année si je ne prends pas de traitement. Elle me donne une forte pilosité alors quand on est brune comme moi c’est très difficile à vivre au quotidien. Durant mon enfance et mon adolescence, j’ai été très malheureuse par cet effet de la maladie jusqu’au point où c’est devenu mon plus gros complexe. J’ai porté pendant longtemps des hauts à manches longues pour cacher mes bras puis après j’ai découvert mon ami le rasoir. J’ai opté pour les rendez-vous chez une esthéticienne tous les 15 jours ensuite. Désormais, je suis mieux dans ma tête et mes poils me dérangent moins. J’ai appris à l’accepter. J’ai également une peau sensible à l’acné et aux points noirs … Mais quel beau cadeau. J’ai tout de même échappé au surpoids qu’elle peut engendrer. Et bien évidemment, la cerise sur le gâteau, c’est les kystes ovariens qu’elle amène, c’est ce qui crée tous ces problèmes hormonaux.
Cette maladie a créé énormément de tensions dans mon couple. Après notre installation en Guyane, les mois défilaient et je ne pensais qu’à une seule chose : avoir un enfant, construire une famille. Evidemment, c’est dans ces moments-là, où toutes vos copines sont enceintes avant vous. Dans cette région, on peut voir 15 femmes enceintes par jour. La natalité est au maximum. A la télévision, des tonnes de publicités pour bébé étaient diffusées. Peut-être était-ce psychologique ? Je réalisais un test de grossesse tous les mois car j’avais toujours du retard. A la fin, je n’y croyais plus.

Un super gynécologue, un nouvel espoir, une naissance

Une fois les examens établis en Guyane, j’ai été prise en charge par un gynécologue extraordinaire. Il m’a alors mis sous un traitement à prendre avant l’ovulation. Il prépare le corps à l’ovulation, très important vu que je ne peux pas le faire moi-même. Puis un autre pour réussir à ovuler et enfin un troisième pour déclencher mes règles. C’est aujourd’hui grâce à cet homme merveilleux que je connais les joies de la maternité.

Une famille au top !

J’ai toujours été très proche de ma famille, surtout de ma maman et de ma grand-mère. Avant, j’habitais à 10 minutes de chez ma mère, on s’envoyait déjà des messages tous les jours. On se voyait régulièrement et j’allais voir ma grand-mère presque toutes les semaines. Désormais tout se passe par téléphone. Mon frère avec qui le dialogue n’est pas notre fort habituellement, prend plus de temps pour m’écrire. Je pense qu’il est très fier de devenir tonton. Il a sûrement envie de jouer son rôle de grand frère et de protéger sa petite sœur. Ça me touche beaucoup. En rentrant pour les vacances de Noël, j’ai eu le plaisir d’annoncer ma grossesse en direct à ma famille. J’étais tellement heureuse de pouvoir partager cet événement avec eux. Ma mère et mon frère ont pu vivre un de ces moments si magiques avec moi chez le gynécologue. Ils ont pu voir notre petite princesse à l’échographie. Ma maman verra bientôt pour la première fois sa petite fille en face à face. C’est une situation où le temps risque de sembler long. C’est ma première grossesse et j’aurais aimé qu’elle le partage davantage avec moi. Elle est tout de même présente, différemment certes mais c’est le principal. On s’envoie des messages via les réseaux tous les jours. Je lui partage mes échographies, des photos de moi avec mon bidou qui s’arrondit de jour en jour. Je suis également très proche de ma grand-mère. Je l’appelle quasiment tous les dimanches et je lui envoie par voie postale mes échographies ainsi que des photos de moi. C’est son dixième arrière-petit-enfant. Elle est ravie et attend mon retour avec impatience.

Ne jamais baisser les bras …

Si vous vivez la même situation, accrochez-vous et ne perdez jamais espoir. Comme je l’ai dit précédemment, être la compagne d’un soldat n’est pas quelque chose de simple à vivre au quotidien. Nous sommes souvent incomprises par notre entourage. On a toutes entendu au moins une fois « Mais comment tu fais ? Je ne pourrais vraiment pas ! » ou encore « Je suis sûr qu’il s’amuse là où il est, il doit te tromper et avoir une femme à chaque port, c’est bien connu ! ». La pire situation à laquelle j’ai été confrontée était lorsque mon mari était au Mali. Mon ancienne responsable m’a lancé « Vous n’avez pas de nouvelles ? Il doit sûrement être mort !« . J’ai eu envie de lui répondre « Oui c’est certain, entre les bombes et le reste, il doit bien s’amuser ! J’ai même pris un billet pour le rejoindre !« . Certaines personnes ne se rendent pas toujours compte de ce qu’elles peuvent laisser entendre et le mal que cela peut entraîner. La base d’une relation reste la confiance. Si votre compagnon vous a prouvé qu’il était digne de confiance, n’écoutez pas les autres et encore moins les autres femmes. Tant que l’amour et le respect sont présents dans votre couple, vivez votre histoire à fond et pensez à vous. Ne vous occupez pas des jugements des autres, chacun vit sa vie comme il l’entend.
Elodie future maman et epouse dun homme militaire (1)
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  • Comment allez vous les amis? J’aimerais partager avec vous l’expérience émouvante d’une amie. Elle a subit une Fiv en France. Elle a déjà passé l’âge de la quarantaine et ne croyait plus que que son rêve se réaliserait un jour. Aussi après 4 tentatives sans suite, elle avait abandonné. Elle commença a ressentir des symptômes (vomissements, fatigue etc.) qui la conduisit à l’hôpital. C’est là qu’elle appris la bonne nouvelle de sa vie après quelques analyses. Actuellement, elle et son mignon garçon se portentvtres bien. Eh bien, j’ai pensé que ceci pourrait vous aider, vous donner le courage de vous tourner vers les spécialistes si vous êtes dans le même problème de conception. Oui aujourd’hui tout est possible grâce a l’avancé de la science.

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